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Critiques express – octobre 2011

Un petit article, en ce fin de mois d’octobre 2011… Vous trouverez ci-dessous, en vrac, des critiques de films, dont certaines arrivent bien tard…

Commençons par une production remontant au mois de mi-juillet de cette année, à savoir Harry POTTER et Les Reliques de La Mort Partie 2. Un final que l’on nous promettait intense, ce qui est plutôt vrai. Son 18/20 doit beaucoup aux diverses palettes d’émotions distillées, entre de l’action -maîtrisée, quoiqu’un peu en-deçà de mes attentes personnelles-, du drame, bien appuyé par un casting arrivé à maturité, mais surtout, beaucoup de nostalgie. La photographie est magnifique, tandis qu’Alexandre DESPLAT ne démérite pas, avec une excellente partition musicale. Très fidèle au roman (est-ce réellement surprenant ?), tout en se permettant des libertés, plus ou moins heureuses, avec ce dernier, la conclusion du sorcier binoclard souffre de défauts, inédits jusqu’à présent (ou alors pas aussi marqués que cela), avec notamment des incohérences difficilement pardonnables. Fort heureusement, la promesse est globalement tenue.

Mais il arrive parfois que des grosses franchises se rétament, et alors, la pilule peut être dure à avaler. J’en veux pour preuve Pirates Des Caraïbes-La Fontaine de Jouvence. Son scénario, lacunaire et fade, ne permet même pas à Jack SPARROW de briller comme à son habitude. Même si Johnny DEPP joue convenablement, lui-même semble difficilement convaincu de cette pantalonnade, à la bande-son peu marquante (Hans ZIMMER, où étiez-vous passé !?), à l’intrigue linéaire & peu passionnante, ainsi qu’à la réalisation un peu trop “académique”. Paradoxalement bien creux en action (et aucune scène d’abordage !), les quelques bons points (choix du casting pour les sirènes, effets spéciaux) ne suffisent qu’à faire atteindre la moyenne aux flibustiers de Disney. L’opus numéro 5 va éprouver des difficultés à relever la barre…

Envie de folie japonaise ? Essayez Redline ! Ce long-métrage d’animation signé MadHouse est d’un dynamisme notable ! Le style graphique est original, l’animation est rodée… La trame mélange de l’originalité -renforcée par une musique parfois déjantée- avec de la Course à la Mort intergalactique. Le résultat est un brin décoiffant & explosif, mais à ne pas forcément mettre entre toutes les mains, en cela que son “style” peut facilement rebuter nombre d’entre nous, et que l’on échappe pas aux mécanismes classiques de japanimation. Si vous êtes de celles/ceux qui se nourrissent de curiosités nippones, vous avez là un bon choix en asphalte. 16/20. Note : à ne pas confondre avec le film américain Redline

Sorti plus récemment, Les Trois mousquetaires, version Paul ANDERSON, verse sans surprise dans le n’importe quoi et le 13/20. Le scénario est faible, l’action n’est pas assez mis en avant, ce qui est tout de même dommage. Le casting se prête volontiers au jeu, la partition musicale est de très bonne facture (mais rappelle peut-être trop Sherlock HOLMES parfois), et la photographie est sympathique. Des efforts ont été faits à la réalisation -l’incipit “géographique” a son petit cachet-, mais cela compense mal les carences rythmiques, ainsi que la mise en avant bien trop appuyée de Milla ‘Alice’ JOVOVICH. Bien tenté, mais coche en partie ratée. Quant à Alexandre DUMAS, le voici mis à mal…

Voilà, ce sera tout pour cette fois. Je vous invite cependant à suivre mon Twitter, vous y trouverez, en 160 caractères, des avis sur certains films dont je n’ai pas parlé ici. Et comme toujours, vos réactions sont les bienvenues…

Quelques critiques express (juin 2011)

Edit du lundi 13 juin : rectifications mineures

A présent, voici une nouvelle salve, tout en texte,  de critiques express de films récents… Dont un qui l’est un peu moins ;)

Pour commencer, place au récent X-Men le Commencement ! Après le sympathique mais oubliable Kick-Ass, le réalisateur Matthew VAUGHN signe une préquelle très honorable : 16/20 ! Un casting inégal mais impliqué, une trame sympathique et très bien rythmée… La bande-son est en retrait et certaines incohérences ponctuent le long-métrage, mais ça ne l’empêche pas d’accéder au statut de meilleur opus de la série !

Le petit coup de cœur de la sélection revient à un film d’animation japonais, Le Roi des ronces, dont la couronne est estimée à 18/20 ! Le visuel et l’animation sont à tomber, le scénario jouit d’une excellente fin, aucune lenteur et des doubleurs nippons au top ! Et que dire de la musique, très belle quand elle se fait entendre ! On pourra simplement en redire sur la présence de quelques stéréotypes, qui peut agacer. Au final, une très belle production !

Passons à une œuvre qui m’a été vivement conseillée depuis des lustres, à savoir Fight Club, estimée à raison, qui écope d’un 16/20. Une histoire agréable, oscillant entre légèreté et gravité, au twist ending des plus savoureux, sertie d’un jeu d’acteurs en osmose –Brad PITT s’y fait plaisir !-. Des à-côtés, il y en a malheureusement : la réalisation a de bonnes idées mais est peu marquante, et la bande-son tangue entre le très sympathique (la chanson du générique de fin, excellent choix !) et l’oubliable. Quelques longueurs peuvent également se faire sentir, aie ! Cela reste tout de même du très bon FINCHER !

Enfin, voici venir le moment de parler de Bedevilled (renommé Blood Island sur les DVD PAL), film coréen sans prétention, mais qui mérite ses 16/20. Une trame empathique,  redoutablement efficace et bien filmée, pouvant compter sur une réalisation efficace, qui n’oublie pas de filmer de beaux paysages ! La partition musicale distille de temps à autre de belles notes, parcourant un long-métrage capable de partager plusieurs émotions de différente nature. Une belle surprise qui a mérité ses diverses récompenses !

Voilà, ce sera tout pour cette fois ! N’hésitez pas à partager vos éventuelles impressions dans les commentaires !

Critique de Memento

Christopher NOLAN n’a pas commencé son parcours de réalisateur/scénariste/producteur de renom avec des blockbusters comme Inception ou The Dark Knight. Il a également réalisé auparavant des longs-métrages comme Le Prestige. Pour lancer sa carrière, il fallait une révélation, et la voici : Memento.

Affiche de Memento

Certaines choses valent mieux d'être oubliées...

Synopsis : Léonard SHELBY menait une vie tranquille. Un soir, il retrouve sa femme violée et tuée dans sa salle de bain, et neutralise un des deux cambrioleurs des lieux; après quoi il reçut un coup violent à la tête de l’autre malfrat, un certain John G., qui parvient à s’échapper. La blessure qui en découle lui laissera une grave séquelle; depuis, il a des troubles de la mémoire immédiate. Il se souvient de nombreux détails d’avant l’accident, mais il est dorénavant incapable de retenir durablement des faits récents. Depuis, il régit sa vie en se consignant de nombreuses notes, qui lui permettent de ne pas perdre pied. Léonard n’a plus qu’une chose en tête : retrouver et tuer John G. …

Adaptée d’une nouvelle de son frère Jonathan NOLAN, Christopher transforme une intrigue, somme toute assez simple, en un puzzle scénaristique complexe, faisant notamment appel à un mécanisme du cerveau : la mémoire !
Le réalisateur a cette particularité que, dans certaines de ses productions,  il pousse le spectateur à l’interaction ! Inception et ses différentes strates de rêves, Le Prestige et sa subtile mise en abîme sur la prestidigitation… Le bougre avait déjà sévi sur ce plan-là avec Memento.

Par cette astucieuse idée, il nous fait adhérer plus facilement aux itérations de Léonard SHELBY; on comprend ce qui lui arrive avec aisance. Et on est tout autant dans l’inconnu que lui; en effet, grâce à une narration complètement déstructurée chronologiquement, c’est comme si on avait oublié, autant que le personnage principal, les évènements antérieurs !

A charge au spectateur de démêler les tenants et aboutissants de cette histoire, tout comme le héros doit parvenir à son objectif.

Ce protagoniste est incarné par Guy PEARCE, qui transpire de réalisme. Le reste du casting est également au diapason, notamment les deux rescapés de Matrix. La photographie privilégie sciemment une certaine froideur contemporaine, une réalité légèrement obscurcie, celle qui s’imprime dans les yeux de Léonard.

Le gros point faible du film, témoin évident d’un budget forcément moins élevé, est sa musique, qui sans être mauvaise, résonne un peu comme celle d’un téléfilm. Et je ne parle pas du doublage français, amplement perfectible; non content de ne pas être idéalement choisies (Carrie Anne MOSS, avec la voix française de Jennifer LOVE HEWITT, c’est un mélange qui ne passe pas), ces prestations vocales ne parviennent pas à retranscrire toute la subtilité de la VO…

Laissons à présent les notes s’exprimer :

-Réalisation : Grâce à un montage parfaitement maîtrisé et une lecture lisible des plans, elle se montre indéniablement sobre et terriblement efficace. 5/5

-Scénario : Incontestablement une grande réussite, généreuse en bonnes idées, complexe, pertinente… Et une fin géniale, qui vous laisse seul(e) juge ! Parfait, tout simplement. 5/5

-Performances dramatiques : Le casting est irréprochable de bout en bout. Bravo notamment à Guy PEARCE et au duo issu de Matrix. 5/5

-Bande-son : Le bat blesse ici. La musique, sans être à condamner, fait un peu trop bas de gamme. Pour préserver toute la saveur du long-métrage, il est impératif de le regarder en Version Originale, le doublage français n’étant ni transcendant, ni assez nuancé, ni en bonne occurrence avec certains protagonistes. 3/5 en VO

Note globale : 18/20.

Un long-métrage d’excellente facture, qui s’appuie sur un scénario admirablement élaboré, une réalisation sérieuse et solide, au jeu d’acteurs grandement convainquant et charismatique… Une intrigue simple se transforme en un méli-mélo de grande classe qui tape dans l’oeil ! Quant à la fin, elle se jouerait presque de nous ! Memento est incontestablement une réussite, ne l’oubliez pas !

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