Qivi Vrarenétra ! Un blog 3 en 1, sur tout, et surtout sur n'importe quoi !

Le staff de Qivi

Critique de Sucker Punch

Affiche française de Sucker Punch

Affiche française de Sucker Punch

Film américain fantastique de Zack SNYDER

Avec seulement cinq films à son actif, Zack SNYDER a tout de même réussi à se faire un nom dans le cinéma.

Son premier film, L’Armée  des Morts, remake d’un film de morts-vivants, fut pour lui une révélation. Laquelle sera concrétisée pour sa sympathique adaptation du roman graphique de Frank MILLER, 300. Après avoir enchaîné sur deux autres adaptations –Watchmen et Le Royaume de Ga’Hoole-La Légende des Gardiens- et emporté une certaine adhésion pour ses bonnes idées et sa mise en scène stylisée, revoilà notre trublion, avec cette fois-ci un long-métrage original, Sucker Punch, production sur laquelle  je plaçais de gros espoirs.

Qu’en est-il de cet étonnant coup de poker ?

Synopsis : Les temps sont durs pour la jeune fille ; au doux sobriquet de Babydoll, elle  perd sa mère et doit vivre avec son beau-père détestable. Un soir orageux, l’effroyable se produisit : la jeune sœur de Babydoll meurt à son tour, et elle est pour cela internée. Après avoir sympathisé avec quelques autres filles, elle va devoir chercher à s’évader avant de subir une lobotomie…

Une heure 50 minutes plus tard, il fut difficile de s’en faire une idée à chaud, tant la séance fut quelque peu déstabilisante. Mais un constat d’évidence apparut : j’ai mal abordé Sucker Punch. Je me l’imaginais orienté action, alors qu’au final, ça ne l’est pas tant que ça.

Les séquences de castagne sont assez sympathiques et témoignent d’un travail d’orfèvre de la part du réalisateur, qui se fait toujours autant plaisir avec moult ralentis-accélérés. Ma séquence d’action préférée est celle de l’attaque dans le temple ; dynamique, très subtil (AHEM), et superbement réalisé.

Techniquement, il est indéniable que Zack s’est impliqué de manière importante pour son bébé ; la photographie est vraiment excellente, je ne m’étais pas autant régalé sur ce point depuis quelques temps ! Et que dire de la bande-son, qui va dans le même sens !

Comme je le disais, c’est la première fois que le réalisateur américain s’engage dans un projet original. J’étais curieux de le voir s’exercer sur un environnement qu’il aurait bâti lui-même, en lieu et place d’une exploitation intelligente des univers dont il tire les adaptations.

A l’arrivée, le résultat est en demi-teinte. Il y a une démarche évidente derrière (je ne vous en donne les tenants et aboutissements, c’est une critique, pas un spoil), le problème est qu’elle est maladroitement instaurée, de sorte qu’on ne sait avec exactitude si la trame constitue une force ou un handicap. On sent que la fin voulait instaurer une relecture, mais les quelques maladresses l’empêchent de pleinement l’apprécier comme dans Le Prestige ou encore dans Shutter Island.

Que dire donc de Sucker Punch ?

-Réalisation : Rien à dire de ce côté-là, de bons plans de ralentis, maîtrise technique de bout en bout, photographie superbe. 5/5

-Scénario : Plus subtil qu’il n’y parait, avec une fin sujette à de multiples interprétations. Sa confusion, qui aurait pu être évité, handicape le film auprès du public. 3/5

-Performances dramatiques : Sans être mauvais, le jeu d’acteurs n’est pas formidable. 3/5

-Bande-son : Un melting-pot musical audacieux, judicieux et illustrant à merveille les images du film, et des bruitages renforçant les actions. 5/5

-Note globale : 16/20

Un film qui ne sera pas du goût de tous. Pour ma part, j’ai apprécié cette première tentative de Zack SNYDER de ne pas faire une adaptation. Quelques écueils le privent d’un meilleur statut auquel il aurait pu prétendre. Dommage, car sur le plan visuel comme sonore, c’est un sans-faute… Un très bon long-métrage.

 


Carrefour Market Salies de Béarn: Le carburant le plus cher de France

Non vous ne rêvez pas, ça se passe chez Carrefour Market, Salies-de-Béarn, daté du 20/03/2011

Un petit zoom sur ces prix faramineux. Rassurons nous en nous convainquant qu’il s’agit juste d’une erreur d’affichage… Cependant, personne ne sera allé vérifier à la pompe si les prix indiqués reflétaient le prix du litre… Personne ne serait assez suicidaire pour tenter d’aller faire son plein à un prix pareil.


Quelques critiques express de films (janvier-mars 2011)

La dernière fois, je vous avais « laissé en plan » alors que j’avais promis plus d’articles à partir de décembre 2010… Mais il n’est jamais facile de s’accorder du temps libre… De toute façon, l’on avait décidé dès le départ qu’on publierait à notre rythme !

Je ne vous assaillirai pas de politesses à la « bonne année », on vous les a souhaitées une centaine de fois, sinon plus…

Débutons tout de suite par mon coup de cœur de ce début d’année, à savoir Black Swan ! Ce superbe long-métrage récolte la note impressionnante de 19/20 ! Le film nous happe dans la descente aux enfers de cette danseuse ambitieuse. L’empathie pour l’héroïne, incarnée par une impressionnante Natalie PORTMAN –elle l’a mérité, son Oscar !- est d’une ampleur colossale ! Jeu d’acteurs au diapason, photographie judicieuse, bande-son bichonnée… Quelques lacunes mineures dans le scénario prive le chef d’œuvre de Darren ARONOFSKY d’accéder à la note parfaite ! Dire que je n’en attendais rien de particulier… Magistrale, et plus encore !

Maintenant, j’aborde un film sorti il y a pas mal de temps, mais que je n’ai pas visionné jusqu’à un passé proche : Shutter Island, de Martin SCORSESE. Il écope d’un 18/20. La réalisation de grande qualité peut notamment compter sur une ambiance impeccable, des acteurs investis et une très bonne partition sonore. Le scénario réserve quelques surprises, et même si l’on peut deviner la fin, le twist ending est habilement exposé et l’ultime réplique du film lourde de sens. Qui plus est, le long-métrage se révèle extrêmement savoureux lors des visionnages ultérieurs. Dommage que quelques lourdeurs se fassent sentir !

Je remonte davantage dans le temps, je remonte même assez loin, pour vous parler d’un autre film de Christopher NOLAN : Le Prestige. Il dépasse de très très peu le précédent film évoqué : 18.5/20 ! Une compétition professionnelle bien construite, bien narrée, le montage très efficace… Une bande-son plutôt discrète, mais qui est plus que convenable. Le twist ending y est ici mémorable, et la mise en abime éclate avec grande classe !

Plus récemment, Date Limite, comédie « semi-Very Bad Trip », fait moins mouche avec 14/20. Une réalisation plutôt banale, malgré le casting motivé ; une sélection musicale de bonne qualité, un scénario faiblard et pas aussi généreux en séquences mémorables –elles sont peu nombreuses, malheureusement…-… C’est un peu l’apéritif en attendant Very Bad Trip 2.

Film asiatique pas encore disponible sous nos latitudes, Dream Home est de bonne facture : 14/20 également ! Un thriller anxiogène assez réussi, malgré des inégalités, et ce dans tous les aspects. C’est assez gore, il y a de la débauche, ce n’est donc pas à ne pas exposer entre tous les yeux !

Je ne pensais plus Disney capable de me surprendre… Pourtant, force est de constater que Raiponce va au-delà de mes espérances : 17.5/20 ! L’animation est excellente, le design à la fois réaliste et typiquement Disneyien, le casting vocal français est d’excellente facture… Sans compter le défi technique relevé (la modélisation des cheveux est un véritable casse-tête !) avec succès !

Terminons avec Red, l’ode explosive à la retraite ! 14.5/20, ce n’est pas si mal, pour des RED ! Des scènes très sympathiques parsèment le long-métrage serti d’un ensemble d’acteurs & d’actrices qui semblent bien s’amuser ! Quelques points restent contestables : le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, la bande-son est peu mémorable… Voici néanmoins un bon divertissement familial !

Voilà, je stoppe ici même pour cette fois.

Bonne rentrée pour celles et ceux à qui elle approche dangereusement, et bonne continuation pour les gens qui ont déjà repris leurs activités…

A très bientôt.


Warhammer : quelques lectures.

L’univers Warhammer, c’est avant tout les jeux de plateaux de Games Workshop. C’est un monde violent, où se massacre joyeusement les humains, elfes, nains, orcs et j’en passe. Warhammer 40000 est la version futuriste de ce petit monde (les puristes me corrigeront si je dis des conneries). Bref, je fais parti de ce groupe de personnes qui a découvert Warhammer à travers les jeux vidéo, avec notamment le fameux Warhammer 40k Dawn Of War (bon je sais, d’autre jeux on était crée avant).

3 BD sont parues aux éditions Soleil sur l’univers de 40k. D’énormes scènes de combats, du sang, de la violence, encore du sang (non j’exagère.. ou pas), des répliques qui sentent à plein nez l’embrigadement et le lavage de cerveau, normal, on est chez les SpaceMarines et la Garde Impériale. Si vous en êtes fan, vous ne serez pas déçu par ces trois volumes. Bon j’aurais aimé que les histoires soient un poil plus longues, la on a droit à une cinquantaine de pages de lecture à tout péter, avec l’intitulé “Intégrale”, je m’attendais plutôt à quelque chose d’une centaine de pages.

Tome 1 : La Croisade Des Damnés, on y découvre la vie de Raclaw, qui va devenir frère Gerhart dans le Chapitre des Black Templars, puis finir par être le terrible TankRouge. Avec le tome 3, celui ci est mon préféré.

integral-croisade-damnees-warhammer-40k.jpeg

Tome 2 : Le colonel des Gardes du désert de Tallar est fait prisonnier par les orcs, qui prennent celui ci pour un “grand grot (qui pue)’” porte bonheur. Il va être le témoin d’une lutte sans merci, au sein du clan de la Hache de sang, où il assistera à un combat des chefs violent et sanglant.

Warhammer, Tonnerre de Sang

Tome 3 : Entre deux missions, les Gardes impériaux de la Compagnie Blazer sont stationnés à Paradise City, baptisée ainsi ironiquement par les soldats. Pour faire face aux attaques des Taus, le régiment dispose de leurs célèbres tanks Hellhound et de mortiers surpuissants. Au cœur de la bataille, le destin de la guerre jouera-t-il en faveur des troupes impériales ?
a l'épreuve du feu


Chroniques de la ville lunaireh-Les eaux sombres du parc

Dans le domaine des arts, il y a des artistes qui marquent leur emprunte. La musique n’échappe pas à cette règle. Dans cette profusion de musiciens, on trouve de tout : des kikoolol qui se prétendent les tout-puissants, alors qu’ils ont seulement un tas de dollars, ceux qui cherchent vainement à se distinguer (mais qui, au final, soit tombent entre les mains des premiers, soit quittent la scène musicale), et enfin ceux qui réussissent à faire de LA MUSIQUE, peu importe que cela rapporte ou non.

Exemples de la première catégorie : P.Diddy, Timbaland, Black Eyed Peas… Sans oublier Rihanna, et Lady Gaga ! Bref, la plupart des « artistes » américains d’aujourd’hui…

Artistes de la deuxième catégorie : Euh, bin là, je dois dire que je vois pas vraiment d’exemples :s

Quelques noms du troisième type : regardez-là

Aujourd’hui, et dans les prochains jours, je posterai sur Qivi des critiques d’albums d’un groupe musical hors pair, qui perdure depuis plus de 20 ans sur la scène musicale : Opeth.

D’où provient ce nom ? D’une cité fictive du nom d’Opet (« La Ville de la Lune »), présent dans le roman Sunbird de Wilbur SMITH.

Quel est leur style de musique ? Majoritairement du metal progressif. Progressif, c’est-à-dire ? Eh bien, une chanson habituelle est structurée de manière précise, à savoir refrains, couplets, même mélodie constante etc. Quand on parle de progressif, cela veut notamment dire que la chanson ne reste jamais la même, il y a de grandes variances, pas vraiment de couplets… Les chansons progressives durent plus longtemps, ont des paroles plus recherchées, et l’instrumental est varié. En revanche, les chansons progressives sont plus difficiles à « apprivoiser ». Voilà, basiquement, ce que cela signifie.

La patte principale du groupe vient du mélange puissance/mélancolie des instruments.

Il vient d’où ? De Suède.

Qui est le leader ? Le chanteur et guitariste Mikael Âkerfeldt ; il réussit le tour de force d’être capable de chanter de deux manières différentes : il peut le faire avec une voix chantée, douce, ou alors balancer des vocalises gutturales !

Je présenterai au fil des quelques jours suivants, quelques albums de ce groupe légendaire, et pas forcément dans l’ordre de parution…

Aujourd’hui, je commence par l’album qui est, pour BEAUCOUP de fans, leur meilleur album à ce jour : Blackwater Park.

Pochette (2001)

Pochette (2001)

Cinquième album du groupe, sorti en 2001, réédité en 2010, il a bénéficié d’une production de Steven WILSON, excellent artiste avec qui le

Pochette (2010)-Pour ma part, je préfère celle-ci

Pochette (2010)-Pour ma part, je préfère celle-ci

groupe s’est lié d’amitié.

Commençons la critique de cette pièce majeure du groupe !

1-The Leper Afinity (« L’Affinité lépreuse » ?) : après quelques secondes de notes lugubres, les guitares débarquent, soutenus par la batterie qui entre lui-aussi en fanfare. La voix gutturale suit peu après. La chanson est variée (rassurant, c’est du progressif xD), les mélodies dynamiques. Petit passage douceur vers le milieu de la chanson, avant de repartir de plus belle. La piste se finit par de belles notes au piano.

2-Bleak (« Morne ») : rappelle un peu dans sa structure le premier morceau, avec cependant un passage doux plus éloigné (vers les 65%). L’instrumental dans cette piste est peut-être plus présente. Très bonne chanson.

3-Harvest (« Récolte ») : ballade à la guitare acoustique distillant de très belles notes. Elle se rapproche davantage d’une chanson non-progressive, car elle adopte le système des refrains/couplets et la mélodie reste globalement la même. Une belle chanson, avec de bonnes paroles.

4-The Drapery Falls (« Le Rideau tombe ») : ah, nous y voilà ! C’est grâce à cette chanson que j’ai découvert le groupe il y a quelques temps ! Elle est une bonne démonstration du style d’Opeth : à la fois puissant et mélancolique dans ses sonorités, émouvant et sauvage, attendrissant et violent. Magnifique.

5-Dirge For November(« Lamentations de Novembre ») : début exclusivement acoustique, Mikael murmurant ; ensuite, retour des instruments pour une montée en puissance progressive, voix gutturale revenant à la charge, pour s’achever sur des notes de clavier et de guitare peu joyeuses. Une belle démonstration des digressions.

6-The Funeral Portrait (« Le Portrait Funéraire ») : guitare acoustique lugubre en intro, pour un morceau qui met en valeur les guitares. Final sympathique.

7-Patterns In The Ivy (« Echantillons de Lierre » ?) : exclusivement instrumentale. Court, sympa, un interlude peu marquant mais faisant malgré cela partie du tout.

8-Blackwater Park (« Le Parc à l’Eau Sombre ») : puissant, distillant des états d’âme au travers d’une puissante instrumentale. Globalement une chanson assez costaud, avec un passage tranquille malgré tout. Très bon.

Bilan : un excellent album, où Opeth hurle et pleure à la fois. Pour autant, ce n’est pas à mes yeux leur meilleur album, la 7ème chanson n’est pas loin d’être dispensable, celle juste avant est un peu en-deçà… Mais Blackwater Park reste un bulldozer musical. 17/20

P.S : vos réactions sont toujours les bienvenus, que ce soitpour la critique de l’album ou pour les quelques premières lignes de mon article…


Le retour (en partie)

    Bien le bonjour, personnes de tous horizons !

Le triblog est en inactivité depuis presque 2 mois maintenant. Comme je l’ai déjà dit, nous menons chacun(e) notre vie (oui, nous ne sommes pas des nolife), et, étant absorbé par nos études, le temps nous était restreint pour s’occuper de Qivi. En 2011, peu de chances que la donne change, mais on n’y peut pas grand chose, c’est comme ça. Attention je ne dis pas que l’on va l’enterrer incessamment sous peu, loin de là !

Pour ma part, j’ajouterai quelques articles ces vacances, histoire de relancer un peu le bazar, ensuite je verrai si je peux en rédiger d’autres en période scolaire.

Aujourd’hui même, un voire deux article(s) va(vont) paraître. Alors stay tuned !

    Le staff de Qivi, qui vous souhaite de joyeuses fêtes.

Tweetdeck

*Pour profiter de Tweetdeck, vous devez installer AdobeAir Tuto pour linux.*

Alors pour les « rares » accros aux réseaux sociaux qui ne connaissent pas encore, TweetDeck est donc un logiciel qui permet de gérer Twitter, mais aussi Facebook, LinkedIn, Foursquare, Buzz et Myspace. Tweetdeck est composé d’une fenêtre dans laquelle se placent plusieurs colonne. Vous pouvez rajouter des colonnes si vous voulez. Chacune peut servir à un réseau « social ». Une colonne pour les tweets, une pour les messages privés, une colonne fessebouc…. bref voila. Malheureusement, tweetdeck ne gère pas les comptes StatusNet. Alors par exemple pour votre compte identi.ca, vous l’avez dans l’os.

Une fois lancé, vous pouvez laisser Tweetdeck réduit dans un coin, et celui ci affichera dans une fenêtre de notification les tweets que vous recevez. Par défaut ces notifications apparaissent en haut à droite de votre écran, mais ceci est configurable, comme le son émis. Vous pouvez aussi changer les couleurs du thème, si le dark ne vous plait pas (c’est peut être un peu trop dark). D’ailleurs, à propos d’interface, Tweetdeck est en anglais, mais rien d’insurmontable je pense, même pour les anglophobes ^^.

Ah oui, pour finir, TweetDeck utilisant AdobeAir, il s’agit évidement pas d’un logiciel libre, donc attention.


Slitaz

Slitaz céquoiça ? Il s’agit d’une distribution suisse. Elle est née d’une envie, suite à un besoin de ses créateurs. Le premier point fort, que je trouve génial avec Slitaz, c’est qu’elle est entièrement francisé, pas besoin d’installer des paquets de langues supplémentaires, et elle supporte les claviers d’à peu près tout les pays francophones. Son autre point fort, et qui est l’argument principal de la distribution : sa légèreté, elle pèse moins de 30 mb sous forme de Live CD.

Il faut savoir que la distribution n’est basée sur aucune autre existante, elle est construite depuis les sources. Slitaz possède son propre gestionnaire de paquet, et le nombres de logiciels disponibles dans les dépôts est plus que correct.

Que propose-t-elle pour moins de 30 mb ?

Pour internet, c’est le navigateur Midori (qui remplace le lourd Firefox). Il est léger, réactif, fait tout comme les plus grands du genre (j’ai déjà cité le panda.). Bref, je me demande même si je vais pas l’utiliser sous mon Ubuntu.

Pour ce qui est traitement de texte, slitaz est fournit avec le strict minimum, un petit logiciel dans le genre de gedit. Si vous voulez plus évoluer, il y a la possibilité d’installer Abiword (chercher à utiliser OpenOffice sur ce genre de distrib’ serait une aberration.)

Niveau Multimédia, le minimum, of course, avec l’Alsa Player, pour lire vos musiques, et Asunder, un petit soft qui permet de récupérer les musiques de vos CD ( je n’ai pas tester s’il fonctionne correctement par contre).

Enfin, pour ceux qui seraient tentés d’essayer de faire quelques petites choses en graphismes avec slitaz, vous avez droit à mtPaint. La aussi, je ne peux pas trop vous dire ce que vaut ce logiciel, car moi et le graphisme…Enfin de toute façon il ne faut pas s’attendre à quelque chose comme GIMP dans une distribution telle que Slitaz.

Un regret, je n’ai pu tester Slitaz que sous VirtualBox, et je pense qu’il aurait été intéressant de l’essayer sur un netbook type EeePC 701 ou 901, d’autant plus qu’elle offre la possibilité d’installer 915resolution, ce qui permet de choisir une résolution autre que celle proposée par défaut avec ce genre de machine. En effet, en plus d’une utilisation en « live », il y a possibilité de l’installer en dur, c’est pourquoi j’aurais aimé avoir un netbook sous la main pour tester plus « profondément » cette distribution.

Que dire de plus ? Slitaz à tout d’une grande, et est idéale pour recycler un vieux PC.


Plain Sight Offert

Juste pour vous signaler que j’ai des copies du jeu Plain Sight en rab’, donc gamers, si ça vous intéresse, signalez-moi votre pseudo steam en commentaire, ou ajoutez « treintafouire »


Film de Merde, La Onzième Heure.

*Le propos tenu dans cet article ne représente en aucun cas les avis des autres membres du blog*

Treintafouire n’est pas mort, et poste même encore sur Qivi ! (histoire de faire de la pub)

J’ai récement essayé de regarder le film La Onzième Heure (non pas le documentaire). Oui j’ai bien dit essayé, et je n’ai pas put le finir. Explications.

la_onzieme_heure.jpg

Je cherchais un petit film sympa, pas prise de tête histoire de me détendre. Je suis tombé sur The Eleventh Hour, de Matthew Reese (inconnu au bataillon..). En voyant la jaquette, j’ai pensé “encore un film avec que de l’action où les gentils GI tuent du terroristes/chinois/vietnamiens/irakiennes/aliens(?) (rayer selon votre choix)”. Et finalement c’est tout simplement … une bouse. J’ai craqué à 48minutes 52 secondes, stop on arrète le massacre, je vais me coucher. Voici en 3 point pourquoi je le déteste :

  • Le doublage est horrible. Je ne sais pas comment vous expliquer, mais on sens que ça “colle” pas, les voix ne vont pas avec les personnages, ça me fait limite penser à ces parodies qu’on trouve sur Youtube, où les gens s’amusent à changer les dialogues. Très vite, il m’a été tout juste supportable de simplement regarder les personnages parler.
  • La caméra est instable ! Voila sûrement le pire dans le film. Au bout de 15 minutes, j’étais fortement agacé. Même lorsque la secrétaire passe un coup de fil, la caméra la fixe (enfin essaie), et  l’image bouge, n’est pas stable, comme si on avait demandé au caméraman de porter une caméra de 100 kilos et que celui ci peinait à la tenir pour bien cadrer. Et je vous parle même pas des scènes d’action. Prenez un caméscope, courrez (viiiite) derrière un pote en essayant de le filmer en même temps, voila, vous avez une idée de ce que ça donne.. des bouts de jambes, de pneus, le tout très confus…C’est principalement ce qui m’a fait craquer, j’avais pas envie de me chopper un mal de tête.
  • Le scénario ! Pfooolalalala ! C’est biiiiiiidon ! Franchement, j’en ai vu des films sans scénar’ (Transformers 2 … hum), mais eux au moins, ils se rattrapent sur le reste ! Bob (oui j’ai même pas retenu le nom des personnages) et ses potes du commando sont en Corée du nord pour libéré des otages Japonais. Bob est touché, laissé pour mort la bas, torturé pendant 2 ans puis libéré. Quelques années après cela, Bob est piégé par un génréal Coréen qui veut se venger, il doit tuer un de ses potos des commandos devenu Sénateur, ou la bombe placée dans la tête de son (ex)femme explosera. Ce qui m’étonne le plus dans le scénario, c’est comment des militaires nord Coréens, dont un Général, ont put s’introduire sur le territoire Américain. Les 2 points précédents additionnés, j’en pouvais déjà plus, j’ai même pas envie d’être indulgent avec l’histoire, c’est juste bidon (oui j’me répète).

Je regrette d’avoir téléchargé* ce film (bouh le vilain pirate!). Sérieusement, des films réalisés par des fans, que l’ont trouve partout sur le toile (l’excellent MGS Philanthropy, j’en parlerai bientôt) sont bien meilleur !! Maintenant, si vous avez vraiment envie de voir ce film, c’est votre choix, je vous ai dit ce que j’en pense, téléchargez le pour vous faire une idée, après si vous achetez le dvd, vous devez être maso, ou vous savez vraiment pas quoi faire de votre argent.(oui j’incite au piratage*, et je n’ai pas honte dixit Ced).

Article également disponible ici.


Fire emblem genealogy of the holy war

Un petit ( gros ) topic sur le 4 ème opus! Sorti en 1996 sur supernes, il est considéré comme l’un des meilleurs de la série par les fans et ce jeu possède d’énormes particularités qui le différencie des autres volets de la saga.

Alors, pour commencer, l’intrigue du jeu se déroule sur 2 générations: vous accompagnez Sigurd en tout premier lieu et à partir du chapitre 6, vous êtes aux côtés de son fils: Celice. Ils descendent de la noble famille des Chalphy de Grandbell et possèdent le sang sacré de Baldo.

Le sang sacré est un lignage qui vient des 12 croisés qui ont lutés il y a 150 ans, contre l’Empire maléfique de Lopstou fondé il y a 300 ans. Sans une intervention divine, les croisés étaient voués à une mort certaine, mais, 12 dieux descendirent alors et leur confièrent des armes sacrées capables de défaire le dieu maléfique Lopstou. Après cette victoire, les croisés divisèrent Jugdral en 12 parties et chacun dirigea un morceau. Grandbell, le plus grand pays, est divisé en duchés, dont celui de Chalphy car 4 des douze croisés viennent originellement de Grandbell.
Donc, le sang sacré est l’héritage des 12 croisés et confèrent à ses possesseurs des spécificités telle qu’une stat augmentée ou encore le droit de porter l’arme sacrée du croisé correspondant ( ainsi Celice par exemple, à 20% de chance de plus que les autres d’augmenter ses Hp, 10 % d’augmenter sa force etc… et il peut manier la Tirfing ).

Cependant, après cette belle histoire, vous vous doutez bien que tout va mal de nos jours sur Jugdral. Depuis un moment déjà, des manifestations d’une secte de Lopstou sont apparues, cela inquiète nos protagonistes qui seront, dans la première génération, impuissants face à ce mouvement. Conspiration, trahison et passion décrivent donc bien ce jeu car une de ses autres particularités est que vous formez vous même les couples.
En effet, en guise de soutien, le 4 offre un système d’amour/jalousie dans la première génération, qui permet de déterminer de qui proviendront les enfants et par ce fait, quel sang sacré ils possèderont. Il faut bien y réfléchir, le moment fatidique se déroulant dans la deuxième génération, il vaut mieux penser à comment trouver l’équilibre dans un couple! ( pour faire des bébés de la mort qui tue ). Ce système d’amour/jalousie existe aussi dans la deuxième génération, mais juste en temps que soutien. ( Et oui, étant donné qu’il n’y a que 2 générations, ce serait difficile d’avoir encore des bébés, non? )

Pour finir, je vais maintenant parler du gameplay. Pour commencer, les chapitres de fe 4 sont très longs. En effet, il a une durée de vie monstre qui peut couper l’envie de le terminer… ( je ne me sens pas visée ). Le jeu se déroule sur 10 chapitres. Chaque chapitre correspond a une carte. Vous jouez toutes les batailles d’un même chapitre sur le même terrain, mais rassurez vous, les cartes sont bien assez grandes pour que cela ne soit pas trop monotone (pas trop… ). Ensuite, sachez que comme dans fe 9 et 10, vos personnages ont des techniques. Très utiles et original pour l’époque ( 1996 sur super nintendo, n’oubliez pas XD ). Ensuite, le système d’arène est différent: les personnages que vous y affronter sont déterminés et donc fixes, ils ne sont pas aléatoires comme dans le 6,7,8 et 11.  Dernièrement, c’est le seul fire emblem dans lequel vos personnages n’évoluent pas dans le maniement des armes. C’est à dire que chaque classes à des armes prédéfinies ainsi qu’un rang d’utilisation. C’est aussi le seul qui fait que vos personnages ont chacun leurs sous ( et que ça ne facilite pas les achats… ) et qu’ils doivent être amoureux pour pouvoir se prêter de l’argent.


Fire Emblem Gaiden

Voilà alors comme je l’avais dit, je parlerais surement de certains opus de la saga fire emblem. Je commence par le 2ème volet qui n’est connu de quasiment personne.

Bon, on reprend les bases! Alors ce jeu est sorti sur  nes exclusivement au Japon en 1991. C’est une histoire parallèle au premier volet de la saga ( d’où le nom gaiden: littéralement histoire parallèle ) qui se joue sur le continent de Valencia ( Barensia ) Avec pour héros principaux ( les lords quoi ) Alm ( arum en Japonais ) et Celica.

J’avais trouvé une super carte qui montrait où se situait Valencia par rapport à Akaneia, mais malheureusement, l’image a été effacée de photobucket T_T… Enfin bref, dans le jeu ils disent que Akaneia est à l’est mais sur la carte officielle c’est Valencia qui est à l’est. On retrouve dans cette opus les 3 chevalières pégases du premier ( Palla, Catria et Est )

Donc! L’histoire parait simple: Nous sommes sur un continent divisé, le royaume du nord Rigel est hostile envers Sofia, le royaume du sud. Cette guerre nous dépassant est certainement instaurée par les dieux: En effet Rigel est dirigé par la déité Doma et Sofia par la sainte Mila. Vous jouez donc avec Alm, un jeune homme qui essaie de constituer une armée de libération de Sofia. On est vite jeté dans l’action d’autant plus que FE2 ressemble a FE8: en effet on se déplace sur une carte, on peut aller où bon nous semble, sauf que dans FE2, on dirige carrément son personnage dans les ville pour parler librement aux gens, ou encore ouvrir les coffres.

Donc, Alm avance avec son armée, il a été encouragé par son grand père adoptif Mycen, le même  qui le fera retrouver Celica! Là on apprend qu’Alm et elle se connaissent depuis qu’ils sont petits et on se demande fortement si Celica ne serait pas la princesse de Sofia… Tiens donc, la famille royale est sensée être décimée et plus tard une jeune femme nous dit que Celica ressemblait à la reine… Étrange non? Donc pas vraiment de doutes sur ce point en ce début d’aventure XD

Bon, je vais arrêter de vous spoiler le jeu, Jouez-y vous même Wink

L’émulateur, la rom et le patch sont simples à trouver.
Pour des infos très complètes sur les stats des persos, direction Fire emblem war of dragon Attention, site en Espagnol mais vous pouvez le mettre en anglais!


Critique d’Avatar !

Affiche française

Affiche française

Film de science-fiction américain écrit et réalisé par James Cameron (Titanic, Terminator 1 et 2…)

Sorti dans les salles françaises le 16 décembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 21 avril 2010

Durée de 2 heures 35 environ (générique de fin compris)

Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Stephen Lang, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez…

C’était inévitable. Sans échappatoire possible, le DVD devant mes yeux, j’étais condamné à LE visionner, celui dont tout le monde parle, engendrant du coup la méfiance… D’un autre côté, passer à côté d’un James Cameron serait un crime !

Mais j’avais encore en tête la capacité légendaire de notre pays à se ruer en masse sur du n’importe quoi. Bienvenue chez les Ch’tis était à des années-lumières de mériter tant d’entrées, tant il était au final quelconque et peu drôle. La seule chose qui a sauvé le film de Dany Boon du désastre total, au regard de ses ambitions, c’est le fait qu’il se veut généreux à l’égard de ses spectateurs. Mouais…

Autre fait qui me traversait l’esprit; ce qui nous intéresse aujourd’hui est produit par la Fox…

Est-ce une mauvaise chose ? Bien entendu. Cette compagnie pullule de producteurs véreux qui se foutent pas mal des gens ! Il y a quelques bons films (les deux premiers X-Men, pas mal), un bon paquet de déceptions (X-Men 3 et Origins : Wolverine, pour rester sur la saga des mutants de Marvel)… Et un peu trop de grosses bouses infâmes (Dragonball Evolution, nouvelle référence, absolue et intemporelle, en nullité).

“Oui, mais tu oublies les films super qu’ils ont produit, comme les Star Wars !” Ce à quoi je réponds : “Ce sont ces productions de qualité qui maintiennent cette compagnie en activité…”.

Est-ce vraiment utile que je présente James Cameron ? Bon allez, je le fais quand même…

Ce Canadien, amoureux de la science-fiction, ne jouit pas d’une filmographie riche en nombre, mais indéniablement chargée en qualité ! En effet, tout ce qu’il semble toucher devient de l’or, que ce soit Aliens, Abyss, les deux premiers Terminator… Puis, après 1998 et sa vision du naufrage du Titanic… Plus rien. Silence radio.

Le lascard avait un projet en tête, il voulait conter une histoire avec une technologie jamais vue. Première tentative à l’époque (1999) qui s’avère infructueuse à ses yeux. En effet, il désirait une œuvre dont les effets spéciaux prennent aux tripes, dégageant le réalisme le plus saisissant possible. Alors, il va attendre que la technologie évolue…

2009. Après de nombreux mois de travail acharné, James Cameron, avec l’appui de plusieurs studios d’effets spéciaux -dont Weta et ILM !-, sort Avatar.

La Fox annonça vite la couleur cette année-là : on nous présente cette production comme le précurseur du cinéma du futur, le retour du messie, … On encore la glorification de la 3D. Bref, il devait être THE film de l’année.

Mouais… Peu confiant envers ce studio, mais loin d’avoir envie de louper un film de sieur Cameron, je me jette à l’eau, en ce 21 avril 2010…

Pardon, j’oubliais :

Synopsis : Jake Sully est un marine paraplégique. Son frère jumeau Tom ayant perdu la vie il y a quelques jours, les employeurs du défunt le recrutent afin de participer, à sa place, à quelque chose d’unique… Envoyé sur Pandora, satellite naturelle d’une planète lointaine, il participe au programme Avatar, qui permet à l’Homme de contrôler à distance un corps établi à partir d’un mélange d’ADN humain et celui des Na’vi, les indigènes du coin. Ceux qui participent à ce projet ont un objectif : parvenir à convaincre la populace locale de partir de leur propre chef, afin de pouvoir extraire un minerai à la valeur monétaire considérable…

Le film commence, mes craintes répondent présent…

A commencer par la facture technique. Et si Avatar n’était qu’une farce, engendrée grâce à nos amis de la Fox ? Bon, mettons les choses au clair : le film est une claque visuelle, point barre. En effet, il faut bien avouer que le travail titanesque sur les effets spéciaux et ceux de synthèse semble vouloir renvoyer les autres références dans le domaine à l’âge de pierre ! Ce point de vue est incontestable, à un tel point qu’on peut déjà passer à la suite…

Deuxième source d’anxiété : le scénario ! Au premier abord original, le concept du “pilotage à distance de corps” n’amène ensuite qu’à un constat des plus tristes, celui qui a valu le qualificatif, par les détracteurs de cette production, de “Pocahontas chez les Schtroumpfs”. Et je dois malheureusement avouer que c’est vrai…

Avoir une histoire aussi classique, même si c’est toujours aussi bien raconté de la part de Realisator, c’est la pocahonte !

Jake Sully qui arrive, Jake Sully qui commence à s’attacher aux indigènes -qu’il devait pourtant convaincre de partir-, Jake Sully qui tombe amoureux, et enfin, Jake Sully qui se rebelle contre les siens.

Félicitations, vous venez de lire le scénario d’Avatar.

C’est avec peine que j’écris ces lignes péjoratives concernant sa trame, car franchement, James Cameron m’a déçu sur ce point-là. Ok, ce qu’il a fait avant n’était pas non plus des histoires très riches, hein ! Mais ce qui passait à l’époque, ces facilités de repêcher les poncifs, ne passent plus aujourd’hui…

Alors certes, de cette position-là, c’est clairement décevant, mais comme chaque film du Canadien, comme déjà dit plus haut, c’est toujours bien raconté. C’est probablement ce fait qui a valu à cette production une certaine tolérance du public…

De là à amener plus de 14 millions d’entrées, je ne sais pas trop. Sans doute la qualité de la réalisation et des effets spéciaux. Si c’est pour cela, amplement d’accord !

Bon, il faut quand même parler du reste !

Le jeu des acteurs par exemple.

Rappelons que les Na’vi sont interprétés par des comédiens via Performance Capture. Kézaco ? Il s’agit d’une technologie de Motion Capture améliorée, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres productions, notamment La Légende de Beowulf. Tout ça pour dire que les interprètes du peuple indigène s’en sortent très bien ! Et c’est pourtant loin d’être un exercice facile, de jouer avec des boutons-capteurs partout… Quant aux acteurs plus conventionnels, ils s’en sortent bien, mais je pense que James voulait surtout mettre en avant les habitants humanoïdes de Pandora… Une idée qui est bien amenée, tant la prestation est sans fausse note.

Et que dire du travail du compositeur James Horner ? Décevant. Voilà, c’est dit ! Hormis quelques pistes sympathiques, on a le droit à du grand banal, qui plus est assez étouffé par le reste… Et encore, je ne parle pas de la chanson de Leona Lewis… Elle a coûté 6 points sur la notation finale. Non, je plaisante ! Mais c’est pas loin… I See you, peut-être, mais nous, on peut pas t’entendre !

Tant qu’on parle du son, concluons par les doublages. La VF est sympa, mais n’est pas aussi travaillée que la version originale. En effet, on note qu’en langue anglaise, les Na’vi parlent avec un accent. Mine de rien, ça donne de la crédibilité, par rapport à des indigènes à la diction parfaite dans le parler français. Dommage.

Laissons parler les notes !

-Réalisation : James Cameron pouvait difficilement décevoir sur ce point-là. Les effets spéciaux sont magistrales, et les lieux de Pandora (en particulier la nuit) comme les Na’vi constituent le point fort du film. 5/5

-Scénario : une histoire toujours aussi bien raconté par ce réalisateur décidément talentueux. Mais le fait que la trame soit assez peu aventureuse -car se reposant trop sur des ressorts classiques- est tout de même cruellement décevant pour un film aussi attendu. 3/5

-Performances dramatiques : du très bon boulot de la part de tout le casting, que ce soit les humains ou les acteurs à la Performance Capture pour animer les Na’vi. 5/5

-Doublage vocal français : dire qu’il n’est pas soigné serait mentir; il est même bon. Mais la version originale s’en sort bien mieux, surtout pour les Na’vi (un accent présent dans des voix très soignées, alors que dans la langue de Molière, des paroles limpides, peu convainquant en comparaison; dommage !). 3/5

-Bande-son : les compositions de James Horner sont ou bonnes, ou trop quelconques. Sans compter l’horrible chanson de fin de Leona Lewis… Aie. 2/5

Note globale : 18/25, soit 14.4/20. (0.5 point supplémentaire si vous le visionnez en VO)

Avatar, fruit d’un travail long et démentiel, souffle le chaud et le froid. Si James Cameron a toujours le sens du spectacle et de l’histoire bien racontée, il est difficile de ne pas lui reprocher son manque d’audace ailleurs, en particulier dans la trame, banale à souhait. Quand on voit ce monument visuel, ça fait quand même un peu mal de ne pas pouvoir le classer parmi les grands films… Il s’agit donc “juste” d’un bon divertissement. Néanmoins, l’univers de Pandora a un gros potentiel, il reste juste à faire confiance à Réalisator pour nous pondre des suites réussies !


Critique de The Lovely Bones

Affiche française

Affiche française

Drame fantastique anglo-américano-néo-zélandais de Peter Jackson (Le Seigneur des AnneauxCréatures Célestes)

Screenplay de Peter Jackson, Frances Walsh (Le Seigneur des AnneauxCréatures Célestes) et Philippa Boyens (Le Seigneur des Anneaux, King Kong), d’après le roman d’Alice Sebold

Sorti dans les salles françaises le 10 février 2010, disponible en DVD et Blu-Ray Disc à partir du 10 juin 2010

Durée de 2 heures 15 minutes environ (générique de fin compris)

Avec Saoirse Ronan, Stanley Tucci, Mark Wahlberg, Rachel Weisz, Susan Sarandon…

Pauvre ignorant que je suis… Il fut un temps, on m’aurait dit : Alice Sebold, j’aurais été incapable de dire qui c’est ! On m’aurait alors dit qu’elle avait écrit un bouquin et que l’adaptation cinématographique de ce dernier allait sortir…

Cette romancière avait sorti en 2002 (!) une histoire intitulée The Lovely Bones. Renommé en France La Nostalgie de l’Ange, sorti en 2003 sous nos latitudes, traduit en une trentaine de langues et vendu à plus de trois millions d’exemplaires, ce drame mêlé à du fantastique n’avait pourtant pas fait un très grand bruit -tout du moins, aussi grand que ne pourrait faire la saga d’Harry Potter !-… Mais son succès critique fut évident. Quant à moi, je ne l’ai pas lu.

Ce récit tragique va croiser le regard d’un des meilleurs réalisateurs du moment : Peter Jackson ! Et lui , je connais davantage…

Ce néo-zélandais s’est fait connaitre dans un premier temps en 1988 avec Bad Taste… Qui est loin d’être rose ! Tourné les week-end pendant quatre années avec ses amis et les moyens du bord, le long-métrage part dans un registre de gore qui suscite le fou rire par son exagération -à l’instar de Sam Raimi dans le délicieux Jusqu’en Enfer !-. Mais le bonhomme ne s’arrêtera pas là. Et en 1989, son deuxième film crève l’écran. Il s’agit d’une parodie érotico-trash des Muppets, Les Feebles !

La révélation définitive se fera en 1992, avec la sortie d’une production encore aujourd’hui considéré comme étant l’une des plus gores de tous les temps : Braindead !

Avant les années 2000, il réalisa des films comme Créatures Célestes, ou encore, Fantômes contre fantômes.

Mais bien entendu, le lascard se fera connaître d’un très grand nombre grâce à l’adaptation de la trilogie du Seigneur des Anneaux ! Les trois films connaitront un succès monstrueux et engrangeront plus de trois milliards de dollars de recette !

Il signera par la suite King Kong, un de ses rêves d’enfant, ainsi que l’adaptation qui nous intéresse aujourd’hui.

Peter Jackson avait pu lire le roman d’Alice Sebold tandis qu’il tournait le deuxième épisode de La Trilogie de l’Anneau. Le récit l’avait touché, et même fait pleurer ! Aussi avait-il décidé d’en signer la transposition au cinéma, et commencé à y travailler après le remake des aventures du gorille géant, en 2005.

The Lovely Bones est le onzième film de sa carrière, mais c’est la première fois qu’il se frotte véritablement à ce registre. En effet, les précédentes œuvres du néo-zélandais ne parlaient pas de drame !

Je ne cesse de parler de cela -et de tragédie aussi- depuis tout à l’heure… Ça vous dirait, un résumé de l’histoire ?

Synopsis : 6 Décembre 1973. Susie Salmon, jeune fille de 14 ans, allait comme d’habitude au collège… Dans la soirée, le benjamin Buckley, la cadette Lindsay, et ses parents Jack & Abigail l’attendaient. Elle était au cinéclub de l’établissement scolaire, mais elle était tout de même en retard. Mais c’était pire que ça. La pauvre Susie avait croisé le chemin d’un des voisins, George Harvey, qui est pédophile. Et elle n’en était pas sortie vivante… Violée, puis assassinée, la pré-ado venait de voir sa vie s’arrêter bien tôt. Observant sa famille, complètement déchirée par son décès -ainsi que les autres événements locaux-, depuis un horizon entre Terre et Paradis, la jeune fille va devoir faire ses adieux avant de partir pour de bon…

A la vue de ce condensé, vous vous dîtes qu’il y a du déjà-vu là-dedans, et c’est effectivement le cas. Ce qu’apporte ce récit, c’est un point de vue supplémentaire, et pas n’importe lequel : celui de la victime décédée.

Le film se déroule sur un défilement de ces angles distincts. Il y a la vision de Susie Salmon, à qui la vie fut arrachée trop tôt. Il y a le regard de la famille -en particulier de Lindsay et de Jack-, qui tente de continuer à vivre avec cette disparition. Enfin, le spectateur assiste à la position de George Harvey, homme soumis à des pulsions malsaines, le tout formant The Lovely Bones. Sans oublier qu’il y a également deux ou trois perspectives moins importantes -je vous laisse les découvrir si le cœur vous en dit-…

Il serait effectivement intéressant d’aborder le long-métrage sous ces trois aspects, tant ils diffèrent l’un de l’autre, malgré qu’ils soient tous liés.

Sur la période du film où la malheureuse pré-ado fut encore des vivant(e)s (soit environ la première demi-heure), on assiste à une situation initiale assez classique. Une famille heureuse, unie et sans anicroche majeure. On se doute bien que ça ne va pas durer, et ce sera le cas. George Harvey fait son arrivée, ses pulsions se montrent d’autant plus insistantes que la tension augmente, confinant progressivement Susie à un état d’inquiétude. Bien que l’on sait déjà à quoi s’attendre, on espère tout de même que son heure ne viendra pas, tout en sachant qu’il y a fort peu de chances pour elle de s’en sortir indemne…

Voilà déjà un bon point à souligner; en effet, Peter Jackson parvient à maintenir le doute dans la certitude et à déclencher un espoir fou chez le spectateur, qui se dit alors : “Et si elle réussit à échapper à Harvey ?”. Espoir que le réalisateur prendra plaisir à démonter, rappelant que c’était ce qui devait arriver et que la Mort n’a que faire des sentiments… Probablement dans une volonté de rester grand public, on n’aura en revanche pas le droit de voir le meurtre, ce qui aurait peut-être renforcé plus encore le personnage de l’assassin (on reparlera de lui plus loin)…

A ce stade, la scission entre la collégienne et la famille apparait, provoquant une restructuration complète de la narration. La voix-off, c’est-à-dire Susie, présente depuis le début du film, est désormais ailleurs, isolée de ses parents et de sa fratrie. La détentrice de ces cordes vocales se retrouve dans un endroit merveilleux, étrange -et en même temps familier !- et éphémère; il s’agit de l’horizon, entre le ciel et le sol, entre la Terre et le Paradis. Alors qu’au départ, elle n’eut vent que de quelques agissements -de sa famille- et participait à d’autres, elle est désormais spectatrice de nombreuses personnes et de nombreux événements, condamnée à ne plus jamais pouvoir participer. Mais le rideau de théâtre levé, elle contemple la tristesse de ses proches, la folie obsédant son assassin… Et la progression de l’enquête policière.

Pour les protagonistes vivants, ce sera l’investigation -des forces de police ou par un tiers- qui fera avancer la trame du film, tandis que pour la jeune fille, ce sera une réflexion plus personnelle qui la fera aller de l’avant

Plutôt que de parler d’un monde au-dessus de l’autre, je parlerais plutôt de deux “dimensions” mises en parallèle, chacune présentant un regard différent sur la même histoire.

L’endroit où Susie se situe est celui dans lequel Peter Jackson excelle le plus. En effet, on sait que le bougre est un spécialiste du fantastique (la majorité de ses films trempe dans ce genre), et la mise en scène de ces décors particuliers fait éloge de son talent. Originaux et magnifiques, ces derniers proposent une vision bien particulière de l’Après-Vie, sublimant par là même ce qui découlerait de la Mort, lui donnant une beauté insoupçonnée, pouvant même nous faire demander : Est-ce si horrible de mourir ? Une excellente question, à laquelle The Lovely Bones apporte une réponse hypothétique.

Si nous redescendons sur Terre, nous retrouvons une histoire assez classique, qui ne casse pas trois pattes à un canard mais qui se laisse largement regarder.

Non contente d’une réalisation maitrisée, elle peut également compter sur quelques jeu d’acteurs, même si à ce niveau-là, les inégalités sont fortes.

A commencer par Saoirse Ronan, l’interprète de Susie Salmon, qui fait étonnamment preuve de sobriété pour un rendu efficace; Stanley Tucci, plus que convainquant en pédophile esclave de ses pulsions animales, suscite l’antipathie et la crainte de par ses airs de Monsieur tout-le-monde intelligent et dangereux; Mark Wahlberg, en dents de scie, tour à tour père de famille malheureux et acteur peu engagé dans son rôle; Rachel Weisz, mise injustement en retrait, se contente du strict minimum

Autre point fort du métrage : la musique. Composée par Brian Eno (britannique doué dans le domaine), elle est tout simplement réussie. Et sa schizophrénie ne vient pas gêner cette qualité ! En effet, elle se montre radicalement différente selon la “dimension” dans laquelle le spectateur se situe. Envoûtante au possible, enjoliveuse de la Mort et de ce qu’il y a après, lors des passages entre Terre et Paradis. Triste, lancinante parmi les vivants. Là où j’émettrai une réserve dans la bande-son, ce sont plutôt les chansons, en deçà…

Parce qu’il y a aussi un au-delà des lignes évoquant un film, basculons d’endroit…

-Réalisation : des images de l’Après-Vie sublimes, et la caméra de Jackson est toujours aussi efficace. 5/5

-Scénario : une trame classique à laquelle on ajoute le point de vue de la victime. Bien construite, pas désagréable à regarder. Il est également sympathique de constater que quelques détails justifient une seconde vision du film… 3.5/5

-Performances dramatiques : Saoirse Ronan et Stanley Tucci en pôle position -ce dernier est carrément impressionnant tant il est dans la peau d’un monstre !-, des seconds rôles intéressants, Wahlberg pas toujours investi comme il faudrait et Rachel Weisz a le droit à la totale : moins de développement et moins naturelle. 4/5

-Doublage vocal français : soignée, on sent l’investissement des doubleurs dans le film, et on ne peut que s’en réjouir. 4/5

-Bande-son : chapeau bas à Brian Eno pour ses compositions efficaces (écoutez celle intitulée 8m1 !) ! Chansons tierces moins réussies, dommage… 4/5

-Note globale : 20.5/25, soit 16.4/20

Un film envoûtant et attachant, amenant à réfléchir à Ce Qui Se Passe Après. Empathique, ambiances visuelle et musicale irréprochables, les 120 minutes passées en sa compagnie trottent encore longtemps en mémoire. Ni parfait, ni invincible, nanti de quelques lacunes, on ne peut pourtant s’empêcher de l’apprécier un maximum. Bien que vivement critiqué par la presse et qu’il ait déçu quelques spectateurs, The Lovely Bones sonne à mes yeux comme un nouveau succès dans la filmographie de Peter Jackson, qui, plus que jamais, n’est plus à prouver.


Critique de L’Imaginarium du Docteur Parnassus

Affiche française

Affiche française

Film anglo-franco-canadien de Terry Gilliam (L’Armée des 12 SingesLes Frères Grimm)

Scénario de Terry Gilliam et Charles McKeown (Les Aventures du Baron de Münchausen, Brazil, deux films de Terry Gilliam), sur un script de Susan Lambie (Un Enfant pas comme les autres, La Voix des morts : la lumière)

Sorti dans les salles françaises le 11 novembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 2 avril 2010

Durée de 1 heure 57 minutes environ (générique de fin compris)

Avec Christopher Plummer, Lily Cole, Tom Waits, Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell…

Un film au titre curieux peut paraitre suffisamment étrange pour ne pas forcément attirer les regards. Mais c’est aussi la marque qui le distingue d’une production lambda, formatée pour le plus grand nombre de dollars possible. L’intitulé du long-métrage pourrait également constituer un camouflet, masquant une œuvre d’une désolante banalité -mais non forcément dénué d’intérêt !-…

Quand le nom de ce produit cinématographique est susceptible de ne pas pouvoir nous indiquer une quelconque approche à en avoir, il est toujours bon de se reporter au casting, parfois révélateur, en particulier à la barre du réalisateur. A la vision des mots Terry et Gilliam, on comprend mieux certains choix.

En effet, ce protagoniste hors du commun n’est pas forcément le plus connu, mais jouit d’un parcours solide. Il était l’un des Monty Python, troupe de comiques anglaise des seventies, tout de même ! Après la dislocation des géniteurs de l’excellent et délirant long-métrage Sacré Graal, le sieur entreprit une carrière au cinéma, où il aura marqué une empreinte intéressante. L’Armée des 12 singes, c’était lui ! Je ne l’ai pas vu, et pourtant, je sais qu’il avait fait son petit effet !

Mais le bougre est passé par de douloureuses épreuves… Les Frères Grimm, sans être mauvais, était un peu trop commercial -et donc impersonnel- à mes yeux… Mais avant cela, il y eut le film qui n’a jamais pu voir le jour, la faute à de nombreuses contraintes. Consacré à Don Quichotte, les souvenirs de tournage deviendront un documentaire au bon succès critique, Lost In La Mancha. Sans compter ses autres travaux, qui semblent être de bon niveau, mais néanmoins méconnus…

Cet aspect de “malédiction” reviendra à la charge pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, à la fois pour le desservir et l’enrichir. On en reparlera quelques lignes plus bas.

D’habitude, je commence mes articles de critiques par un résumé de l’histoire. Et si je vous le donnais à présent ?

Synopsis: Le Docteur Parnassus, vieil homme doté de pouvoirs surnaturels, dirige une troupe ambulante, L’Imaginarium, qui convie les gens à voyager dans leur imagination. Pour cela, il peut aussi compter sur Percy, Anton et… Son propre enfant, Valentina ! Mais Parnassus est préoccupé; dans quelques jours, sa fille aura 16 ans, et lui sera enlevé si il ne réagit pas. Peut-être n’aurait-il pas dû faire de pari avec ce Mr. Nick…

Vous êtes encore probablement indécis(e)… Vous vous demandez peut-être à quoi vous devriez vous attendre si vous désirez voir ce film ? Lire ce qui suit vous apportera des éléments de réponse.

Bon, alors par où commencer ?

Évoquons, en premier lieu, l’identité visuelle du film. Ayant vu l’excellent potentiel en la matière avec Les Frères Grimm, j’espérais voir quelque chose de délirant s’imprimer dans mes rétines ! Autant vous dire que je n’ai pas été déçu… Alternant le Londres contemporain des plus convainquant et les scènes insolites de qualité lors des passages dans les imaginaires, ce n’est définitivement pas de ce côté-là qu’il faut chercher des lacunes ! Si cela peut vous éclairer davantage, pensez à Tim Burton, soustrayez-lui cette marque baroque et remplacez-là par quelque chose d’à la fois plus heureux et plus déjanté; vous obtiendrez le style visuel des scènes de l’Imaginarium !

Passons à présent à autre chose (oui, déjà !)… Si on parlait de l’histoire ?

Elle ne recèle pas vraiment de surprise si on devait parler strictement “d’un point de vue papier”. Pas de gros retournements de situation, de suspens, … Pourtant, derrière l’architecture linéaire du script, on a une impression d’inconnu. Pourquoi ? Parce que le tout est abordé différemment d’un autre film ! Le spectateur, conscient des délires visuels des scènes des imaginaires, ne sait pas si les événements vont se produire comme de coutume… Résultat ? Il ne se lasse pas, et suit jusqu’au bout les aventures de ce Docteur !

Cette impression de renouvellement -dans des ficelles pourtant déjà connues !- est renforcée par une idée excellente ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a eu beaucoup de “chance” de l’avoir eu dans le film…

C’est là que je vais revenir sur cette idée de malédiction que j’ai évoqué tout à l’heure. En plein tournage du film, Terry Gilliam et son équipe ont été chamboulés; un des acteurs, tenant un rôle primordial, est mort ! Et pas n’importe lequel : l’Australien Heath Ledger ! Ayant succombé d’une overdose de médicaments, il les quitte alors qu’il restait trois semaines de tournage ! Damned, voilà une nouvelle tuile qui va empêcher l’ex-Monty Python de terminer un film…

Mais le bougre va se ressaisir, et de quelle manière ! Car, voyez-vous, la grande majorité des scènes qui restaient à tourner avec l’interprète du Joker (génial The Dark Knight !) se déroulait dans des imaginaires… Il s’est donc dit que les personnages à l’origine de ces rêveries imagineraient le personnage -de l’acteur décédé- autrement que dans la réalité… Donc, avec d’autres interprètes ! Pour cela, le réalisateur a pu compter sur l’appui de trois autres comédiens, charismatiques qui plus est : Johnny Depp, Jude Law, et Colin Farrell !

Cette idée confère au film un renforcement de son originalité ! Elle prouve également que Mister Gilliam a “profité d’un décès” pour rebondir et rendre son film plus efficace encore !

Laissons à présent parler les notes :

-Réalisation : un Londres contemporain réussi, des imaginaires enjoués, le tout accompli avec ferveur. Terry Gilliam s’est fait plaisir, et ça se voit ! 5/5

-Scénario : un déroulement assez classique, mais le reste fait tellement dans l’originalité qu’on ne crie pas au scandale. 3.5/5

-Performances dramatiques : un autre point fort du film ! L’ultime performance d’Heath Ledger est nickel chrome, mais le reste du casting brille également ! Le niveau est inégal, mais la plupart s’en tirent bien -j’applaudis la performance de Tom Waits en  Mr. Nick !-. Mention tout de même à Johnny Depp, toujours aussi performant ! 4.5/5

-Doublage vocal français : du très bon… Comme de l’irritant (la voix française du personnage d’Anton devient insupportable avec le temps !). 3.5/5

-Bande-son: assez passe-partout, comme pour s’effacer derrière tout le reste. Dommage, ça semblait soigné ! 3/5

Note globale : 19.5/25, soit 15.6/20.


Critique de Lucky Luke

affiche-lucky-luke

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Edit du 24 mars: corrections mineures

Film de comédie français de James Huth (Hellphone, Brice de Nice)

Scénario de Sonja Shilito (Hellphone), James Huth et Jean Dujardin (Brice de Nice)

Sorti dans les salles le 21 octobre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 17 mars 2010

Durée de 1 heure 39 environ, générique de fin compris

Avec Jean Dujardin, Michael Youn, Sylvie Testud, Melvil Poupaud, Daniel Prévost…

Synopsis: John Luke, fils d’un ricain et d’une indienne, assiste dans sa jeunesse au meurtre de ses parents par le Gang des Tricheurs. Miraculeusement, il s’en est tiré indemne, ce qui lui a valu le sobriquet de Lucky Luke. Dès lors, le célèbre cow-boy, à qui la chance a toujours souri, s’est mis un point d’honneur à ne jamais tuer qui que ce soit. Aujourd’hui en mission pour le Président des USA, il doit mettre tous les bandits de Daisy Town, sa ville natale, sous les verrous…

Avant de commencer, je tiens à préciser que cette critique n’est effectuée que d’un point de vue au départ neutre, étant donné que je n’ai pas suffisamment de connaissance en la matière pour vous dire si cela s’avère respectueux du matériau d’origine (à savoir la BD dont le film est tiré). Maintenant que ceci est clarifié, débutons à l’instant.

Ce n’est pas la première fois que le personnage de Morris et Goscinny tente d’imposer sa patte au cinéma. Pour tout dire, il s’agit de la troisième tentative (je ne compte pas Tous à l’Ouest, car il s’agit d’un long-métrage d’animation) ! Le premier essai avait donné en 1991 un western de Terrence Hill, qui n’avait que trop peu de rapport avec l’univers d’origine pour convaincre. La seconde chance, c’était dans Les Dalton en 2004, où non seulement il était en retrait, privilégiant ses ennemis jurés, mais en plus, le film en lui-même était qualitativement à la traîne.

Misère de misère, vous dîtes-vous. Deux fois qu’il apparait de chair et d’os, et deux fois où il se vautre lamentablement. De quoi être méfiant en voyant ce troisième projet débarquer ? Surement ! Certaines personnes parmi vous avaient peut-être été rassuré quand vous aviez su qui revenait à la charge cette fois-ci. Tentant de sauver les meubles -et le personnage qu’ils aiment-, le duo Jean Dujardin/James Huth, fort de son succès en 2005 avec le surfeur de Nice, signe Lucky Luke, version 2009. Bien que le cinéma français aille mal, très mal, en ce moment, je me suis dit que ce en serait pas un drame de voir ce que ça pouvait donner, d’autant que je n’avais pas encore vu le cow-boy francophone en chair et en os auparavant. Et si, cette fois, c’était la bonne ?

Concernant le personnage, j’émettais quand même des doutes quant à Jean Dujardin. Le bonhomme est un bon acteur, mais ce rôle était-il vraiment pour lui ? Eh bien, il s’en sort pas mal. Pas mal du tout même ! Alors oui, ce n’est pas sa meilleure prestation, oui, ce n’est pas un Lucky Luke parfait, mais il s’en tire honorablement, là où on pouvait s’attendre à bien pire !

C’était la première chose dont je désirais des réponses avant de voir le film. Ce que je souhaitais savoir ensuite, c’est ce qu’allait donner la transposition à l’écran des idées du trio en charge du scénario. Et il faut le dire, ils sont quand même bien ambitieux: ils comptaient offrir un passé au cow-boy ! Se la jouant presque hollywoodien, la tribu de James Huth voulait que le film repose sur une dualité presque schizophrénique, entre John Luke, homme torturé et à l’enfance volée, et Lucky, le chanceux qui tire plus vite que son ombre et qui dégaine ses cordes vocales en sarcasmes et autre ironie. Seulement voilà, n’est pas Christopher Nolan qui veut ! Là où ce dernier opposait, avec efficacité, Batman à Bruce Wayne dans un génial The Dark Knight, le réalisateur français échoue à cet exercice, télescopant gravement son film ! Pourquoi ça ? On y reviendra plus loin…

Pour l’instant, attardons-nous sur l’aspect comique, le côté Lucky. Il se devait d’être réussi pour pouvoir prétendre avoir signé un bon film sur l’univers de Morris et Goscinny. Et force est de reconnaître que la plupart des gags fonctionne bien. Bien sur, il ne faut pas s’attendre à du grand art en matière de comédie, mais j’ai quand même apprécié le fait que l’équipe ait évité les poncifs du genre. Les registres de comique employés ne dénaturent pas, ne trahissent pas, ne sonnent pas faux en arrière-plan, à défaut d’être complètement dans l’esprit des gags des albums.

Il n’y a donc plus rien à craindre de ce côté-là. Avant de parler du “John Luke side”, intéressons-nous à la technique et au casting du film…

Car, il faut bien le dire, tout le visuel a été des plus soignés ! Le travail sur les costumes et les décors a porté ses fruits, haut la main ! La caméra, quant à elle, fait un travail propre et délivre une très bonne photographie.

Et les acteurs ? Hormis le cas de Lucky Luke déjà évoqué, les comédiens s’en sortent bien. Michael Youn est parfois proche du surjeu en Billy The Kid, mais l’important, c’est qu’il ne franchisse pas la frontière, ce qui est le cas. Même si je suis loin d’être un fan de Sylvie Testud, je dois admettre qu’elle campe parfaitement le personnage de Calamity Jane. Quant à Melvil Poupaud, que je vois pour la première fois, il est un Jesse James irréprochable ! La performance des autres acteurs est, à la manière de Jean Dujardin, bonne sans être extraordinaire.

Voilà, ça y est, nous y arrivons, le terrain de jeu où les anti-Huth et les anti-Dujardin vont pouvoir se donner à coeur joie ! Car, à présent, je vais évoquer le gros point noir du scénario, le genre de point qui handicape grandement le film sans que ce soit la faute à l’équipe technique…

Comme je l’ai dit plus haut, le film mise sur les deux côtés de Lucky Luke pour réussir. Lucky est déjà connu de tous, mais Luke a été conçu de toutes pièces ! En voulant développer le background du personnage pour lui rendre hommage -et lui donner plus d’épaisseur que sur cases-, le trio en charge du scénario s’est mangé un rateau très pointu ! L’idée était plus que louable, mais le résultat est désastreux, surtout en regard des moyens confortables mis à disposition ! Pourquoi donc un tel revers ? Les scènes conçues dans ce sens sont inintéressantes au possible et plombent littéralement le film ! Je n’entrerai pas dans les détails, si vous avez l’occasion de le voir, vous verrez le carnage de vos yeux… Et j’espère qu’ils n’en seront pas énuclés !

Regard, oeil, visuel… Et l’ouie, dans tout ça ? Bruno Coulais nous pond une musique à l’image de quelques jeux d’acteurs: discret mais qui marche pas mal. Quelques chansons de différents horizons viennent étoffer la gamme de notes, mais la bande-son est quand même plombée par les chansons insupportables émanant du personnage de Belle

Parlons-en, justement, de la miss. Un détail qui m’agace prodigieusement -et qui, bien sur, s’inscrit davantage dans le côté Luke-, est la présence d’Alexandra Lamy. Je ne déteste pas non plus l’actrice, mais on sent trop l’ajout supplémentaire du genre “Allez chérie, tu seras aussi la chérie de Lucky Luke dans le film”, comme pour lui faire plaisir… Son personnage est quasiment caduque !

J’évoque les personnages, mais il est aussi dommage de constater qu’ils sont justement, traités de manière inéquitable. Jolly Jumper, le célèbre cheval parlant, par exemple. Je vous rassure, il parle… Durant deux petites scènes -_- Et question fidélité, les fans vont grincer; pas de Rantanplan, ni de Dalton à l’horizon -volontairement occultés pour ne pas faire de l’ombre-…

Au final, ça vaut quoi ? Un essai particulier, car il a la particularité de renfermer deux aspects qualitatifs: le bon film… Et le mauvais. D’un côté, une comédie rafraichissante qui commence à me faire penser qu‘il y a peut-être encore quelque chose à sauver dans le cinéma français; de l’autre, un truc insipide qui ressemble à un scénario de film pour la Fox. Lucky Luke porte sur ses épaules un métissage de qualités et de défauts. Le contraste pourrait en freiner plus d’un…

-Réalisation: décors et costumes impeccables, et James Huth maitrise sa caméra. 5/5

-Scénario: terriblement en dents de scie. Porte difficilement sur ses épaules la dualité entre le Luke torturé et le Lucky comique et ironique. L’intention d’épaissir le personnage était louable, mais certains passages du film deviennent carrément à la frontière du supportable ! De même, le traitement des personnages est inégal… Si je ne devais employer qu’un seul adjectif, ce serait: déséquilibré. 2/5 (0/2.5 pour les parties Luke, 2/2.5 pour les passages comiques)

-Performances dramatiques: mes craintes sur Jean Dujardin dans ce rôle se sont avérées à moitié vrai. A défaut d’être transcendant, il campe bien son rôle. Les autres s’en sortent assez bien (Youn n’est pas loin du surjeu, excellente Testud, Melvil Poupaud impeccable). 3.5/5

-Doublage vocal français: euh… C’est un film français x) Non noté.

-Musique et bruitages: la partition de Bruno Coulais, assez passe-partout mais sympathique, est appuyé par quelques musiques issues de différents horizons (on peut percevoir un clin d’œil à Terminator 2 !), mais n’échappe pas à des chansons plus qu’horribles que nous gratifie le personnage de Belle… Les sonorités remplissent leur rôle comme il se doit. 3/5

Note globale: 13.5/20, soit… 13.5/20 !


De la musique gratuite ET légale, c’est possible !

EDIT DU 14 MAI : avec beaucoup de retard, je vous informe que cet article est obsolète, l’extension ne fonctionnant tout simplement plus du tout…
Edit du 24 mars: modifications diverses et corrections mineures

Hello, it’s me again !

Bon alors, avec quoi je vais vous faire chier je vais vous bassiner aujourd’hui ?

De la musique gratuite, légale et connue, le tout pour de vrai, ça vous dirait ???

C’est le sujet du jour !

Certains d’entre vous doivent connaître Beezik, à défaut de forcément s’en servir…

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, je vous fais le topo: Beezik est le nom d’un site au concept particulier mais fort intéressant. Le principe est le suivant: vous choisissez la musique que vous souhaitez, gratuitement ET légalement, dans le catalogue -fort de 2 millions de titres-, vous visionnez une petite séquence publicitaire, et vous récupérez votre chanson. Pour chaque téléchargement effectué, vous obtenez 30 points, et le cumul de ces derniers servira à obtenir des réductions sur les sites partenaires. Y-t-il un hic dans l’histoire ? En quelque sorte, oui; lors du lancement du site, l’intégralité du catalogue était sous DRM

Ceux qui savent ce que c’est, grincez des dents, mais rassurez-vous, j’ai de bonnes nouvelles à vous communiquer à ce sujet :)

Rassurez-vous, illustres incultes, les personnes qui ne connaissent pas ça, je vais vous le dire aussi, une fois que je vous aurai expliqué ce que c’est…

Les DRM, ou Digital Rights Management, est une des inventions les plus imbéciles conçues par l’Homme. Ce sont des dispositifs techniques qu’on met en place dans les fichiers, qui œuvrent dans le but de “protéger les droits d’auteur” et autres excuses bidons de la même catégorie. Prenons un exemple pour illustrer le propos.

Vous venez de prendre un titre sur Beezik. Ô joie, Ô allégresse, vous désiriez tellement cette chanson ! Et la voilà à présent devant vous, dans votre disque dur, prête à être écoutée en toute tranquillité… Alors comme d’habitude, vous comptiez le lire avec votre lecteur multimédia favori… Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il n’accepte d’être lu que par le lecteur Windows Media -version 11 minimum- sinon tu te brosses pour lire ton fichierCe premier caprice prive déjà Linux et Mac de Beezik… Applaudissements.

Mais attendez, j’ai pas fini, et le DRM non plus ! Bon, allez, c’est pas si grave, vous utilisez Windows Media Player -en admettant que vous soyez un utilisateur de l’OS de Microsoft, bien entendu-. Génial, la musique est de bonne qualité et tout… Il faut absolument que je la mette sur mon MP3 ! Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il refuse à ce qu’il soit copié, il est bien dans son nouveau lit douillet… Hormis si votre baladeur multimédia est compatible WMA DRM -fort peu de chance…-, vous voilà bien pigeonné(e)… Applaudissements.

Mais attendez,  j’ai pas encore fini, et le DRM non plus ! Bon, allez, on laisse tomber le baladeur. On pourra toujours l’écouter si on le grave sur CD… Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il ne laissera pas un lecteur CD de salon le lire

Etc, etc.

En gros, vous avez juste le droit de fermer votre gueule et d’aller acheter à prix fort tous les morceaux que vous désirez, vous ne pouvez les écoutez qu’avec des conditions particulièrement contraignantes

Vous avez saisi, c’est une vraie merde. Non, non, ne sortez pas les tomates !

Les vétérans de ces saloperies, vous pouvez revenir, j’ai fini les explications !

Alors, pourquoi vous parlerais-je de Beezik, si ce n’est pour vous dire qu’on ne peut quasiment pas lire les fichiers qu’ils nous proposent -ce que je trouve particulièrement con d’ailleurs- ? Pour vous faire perdre votre temps Rassurez-vous, ce ne fut pas vain…

Deux choses:

-Vous serez heureux d’apprendre que, depuis le temps, 1.2 million de titres du catalogue sont dépourvus de DRM, soit un total de 60 % ! Ce chiffre est amené à augmenter, d’ailleurs… Vous voyez, pas besoin de gaspiller de fruits !

-Pour ce qui est des 800 000 titres encore protégés par le mode pigeon, il existe désormais une solution pour s’en débarrasser… Ça fait plaisir d’entendre ça, je sais.

Seul condition: utiliser Mozilla Firefox -version 3.6 recommandée-. Ce qui n’est pas une contrainte quand on connait ce navigateur Internet de qualité ! J’ajoute que ce que je vais vous indiquer fonctionne sur tous les systèmes d’exploitation. A votre Panda roux -nous ne relancerons pas le débat, ce n’est pas un renard !-, ajoutez l’extension disponible ici. Redémarrez le navigateur… Et c’est tout ! Vous pourrez désormais aller sur Beezik et télécharger sans manipulation supplémentaire ! Les chansons vous tendent les bras ! Si vous constatez que votre fichier ne peut pas être lu, c’est qu’il doit manquer ce qu’on appelle l’extension de fichier. Selon que votre morceau soit un mp3 ou un wma, vous n’avez qu’à rajouter l’un ou l’autre en fin de nom de fichier, et le tour est joué !

Voilà, bon téléchargement gratuit et légal sur Beezik !


Critique de The Box

The Box, affiche française

The Box, affiche française

Edit du 24 mars: critique revue et corrigée

Film américain de Richard Kelly (Donnie Darko, Southland Tales)

Scénario de Richard Kelly, d’après la nouvelle Le Jeu du Bouton de Richard Matheson (auteur de classiques de la science-fiction tels que Je Suis une Légende)

Sorti dans les salles françaises le 4 novembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 4 mars 2010

Durée de 1 heure 51 environ, générique de fin compris

Avec Cameron Diaz, James Marsden, Frank Langella…

Pas de synopsis (à vous de le découvrir en visionnant le film !)

Je ne connaissais pas Richard Kelly. Je savais seulement que le bougre s’acharnait à ne pas s’insérer dans le carcan hollywoodien-ce qui m’a tout de suite intéressé !-, et qu’il amenait bien souvent ses idées à terme. 4 films seulement à son actif… Il se fit connaître grâce à son deuxième, Donnie Darko, qui fut acclamé par une communauté de fans. Southland Tales a nettement divisé tout le monde… Et voilà qu’aujourd’hui, The Box sort sur nos écrans plats. Et j’allais pouvoir faire d’une pierre deux coups !

Non seulement, j’allais pouvoir faire connaissance avec M. Kelly, mais en plus, j’allais retrouver en images la nouvelle de Richard Matheson. En effet, il se trouve que lors de mon cursus scolaire, j’ai eu affaire au Jeu du Bouton, qui est tout simplement excellent. Je ne vous cache pas qu’alors, je fus plus qu’impatient de le redécouvrir de chair et d’os ! C’est alors chaud bouillant que je découvris les premières minutes du film…

Le générique de fin est là, et j’ai pris une grosse claque cinématographique. Tout simplement. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas subi de revers aussi agréablement douloureux !

Mais par où commencer ? Par l’histoire ? Soit. Mais c’est bien parce que vous me le demandez…

Si on comparait le film avec la nouvelle originelle, on décèlerait pas mal de différences. Il faut dire que l’œuvre de Matheson rentrait plus rapidement dans le vif du sujet, pour se montrer plus efficace. Ici, Richard Kelly prend le temps qu’il faut pour poser pertinemment la situation initialeLe réalisateur fait preuve de choix judicieux, parvenant à transformer quelques paragraphes intenses en un film de 105 minutes méliorativement chargé.

Il m’est difficile d’en parler, tant il est à la fois bourré de qualités et de particularités. Pour tout dire, la première édition de cette critique invitait déjà à s’intéresser aux notes après le paragraphe ci-dessus !

Si il y a un point sur lequel il faudrait insister, ce serait l’ambiance. Le contexte nous plaçant dans les seventies, elle se devait d’être un minimum proche de cette période-là… Et là, sans fausse note, Richard Kelly vient nous coller une baffe casse-mâchoire ! La photographie est vraiment magnifique, distillant à la fois un cadre réaliste sublimé et un sentiment de rêve éveillé. Quant à la musique, composée par des spécialistes du genre, elle est plus qu’inséré dans le cadre temporel; pour tout dire, on a presque l’impression que la bande-son a été composée il y a une quarantaine d’années de ça !

Cependant, des détails m’interpellent. Par exemple, vous vous rendrez compte que la misogynie y est trop présente, ce qui m’a d’ailleurs surpris de la part de Richard Kelly… Ensuite, notamment en comparant avec la nouvelle dont The Box est tirée, on s’aperçoit de certains partis pris qui peuvent heurter certaines personnes… Enfin, mais ça ne concerne le film qu’indirectement, je pointe du doigt la campagne marketing du film, qui tend à le vendre comme un produit hollywoodien alors que c’en est pas un… Quand je vois le spot TV qui le montre comme un thriller avec une musique tirée de la saga Saw, je ris jaune…

Si certaines décisions prises pour le scénario peuvent soulever des protestations diverses, je vous recommande le visionnage de ce film, ne serait-ce parce qu’il prend à contre-pied tout ce qui se fait à Hollywood en ce moment… Vous serez plus à même de cerner ce que j’insinue après l’avoir vu…

-Réalisation: Bon sang de bonsoir ! Du cinéma net, sans bavure et audacieux ! Une photographie de toute beauté et de bons effets spéciaux viennent sublimer un travail d’orfèvre ! 5/5

-Scénario: Richard Kelly s’est approprié la nouvelle de R. Matheson avec une telle aisance ! Une transposition intelligente de l’œuvre originelle, avec beaucoup d’ajouts, pour un résultat magistral. 5/5

-Performances dramatiques: Frank Langella transpire le charisme, c’est plus qu’évident. James Marsden est très convaincant, et les seconds rôles sont très bons. Carton rouge pour Cameron Diaz, parfois proche du surjeu ! 4.5/5

-Doublage vocal français: Un très bon casting vocal qui ne vient jamais enticher le travail de Richard Kelly, malgré que Barbara Tissier ait été forcée de coller au jeu d’actrice de Cameron Diaz… 5/5

-Musique et bruitages: une bande-son parfaitement dans le ton des seventies (les évènements se déroulent en 1976). Là encore, du tout bon !!!! 5/5

-Les plus mieux meilleurs: beaucoup de choses, notamment l’ambiance, le scénario travaillé, sa chute mémorable…

-Les pires pas mieux défauts : misogynie trop présente, la campagne publicitaire qui présente le film d’une bien mauvaise façon…

Note globale: 24.5/25, soit 19.6/20 (la perfection n’existe pas, que voulez-vous !)

P.S: avant de visionner The Box, je vous recommande de lire la courte nouvelle Le Jeu du Bouton, facilement trouvable sur Internet… Même si le film diverge sur quelques points, la comparaison peut être intéressante…


Petit “critique” D’avatar (ou plutôt, mes impressions persos )

http://punctum.blog.lemonde.fr/files/2009/12/avatar-wallpaper-1.1261394081.jpg

Bon, je vous demande tout de suite pardon, en effet, je ne connais aucuns termes “techniques”, je suis plutôt un inculte niveau film. Je ne dis pas que j’en regarde peu, non, c’est que je ne retiens que rarement le noms des acteurs, les réalisateurs et autres… Pour preuve, avant le “phénomène” Avatar, je ne sais pas si j’aurais su vous dire que James Cameron est le réalisateur de Titanic, d’un Terminator (il en a bien fait un non ? x) corrigez moi si je me trompe ^^” )et de je ne sais quels autres films.

Bref, je ne vous ferez pas non plus insulte de vous sortir un énième résumé de l’histoire, de l’univers du film. Le net grouille déjà d’assez d’informations sur cela.

Je suis rentré dans la salle en me méfiant. Tout ce bruit autour du film, me faisait poser des questions.Si j’étais trop enthousiaste, je risquais d’être énormément déçu, dans le cas où le film ne me plaise pas. Et résultat: J’ai pas vu les 2h40 passer. Nous nous sommes même dit “déjà fini ? !!!” quand le générique est apparu.

J’ai pris une mégaclaque (cinématographique^^). Je ne suis pas sûr de pouvoir regarder d’autres films pour le moment … (non je rigole). Comment dire .. Cameron a crée un pu***** (désolé ^^” je m’emporte ..) de monde. Pandora, c’est une merveille, une beauté, un bijou. Quand vous ressortez de la salle, vous regardez autour de vous … merde c’est le monde réel.. Pourquoi quand je marche ça fait pas a la Mickael Jackson, avec le sol qui s’éclaire sous mes pas ? Purée elles sont nulles ses plantes, même pas fluo, qui bougent pas. (Bon d’accord c’est un peu extrêmes comme pensées, c’est pour ceux qui sont le plus à fond dans le film XD ). Non mais sérieusement, il s’est démonté. C’est un fucking écosystèmes, une fucking planète. On en prend plein la vue.. des couleurs, de la vie de partout. Les effets spéciaux sont magiques. Si vous me dites que les Na’vis existent, je pourrais vous croires. Les animations sont superbes, ils sont si réels.. leurs expressions.. enfin bref, c’est du super boulot.

Oh, désolé de mon texte totalement destructuré, je sais vraiment pas trop comment écrire, mais allé, pour ceux qui vont lire jusqu’à la fin, j’offre un Mars x).

A propos du scénario maintenant. J’ai lu plusieurs choses, du genre “X raisons de ne pas aller voir Avatar” sur le net. Certes, le scénario n’est pas des plus fouillé. C’est à la base quelque chose de simple même. Quelque chose de totalement “manichéen” (comme ils aiment bien dire dans les critiques que j’ai lues), des “trucs”, des messages (on va dire ça) d’écolos. Mais bon après les gars, râler sur ça et descendre le film uniquement pour ça … Sérieusement, c’est peut être ce qui fait son succès ?!! C’est ce qui touchent le plus les gens, et, si on peut penser que le scénario est un peu (trop) léger, on peut franchement passer outre. Je sais pas, ceux qui se focalisent sur ça, doivent être des grincheux, fan de films long de 6h, retraçant la vie de poêtes romantiques alcoolique suicidaires sans talent Russe.

Quelque chose, qui nous a un peu “déranger” aussi. Sur certaines scènes, on a l’impression qu’il manque des bouts, on reste sur notre faim, d’un coup, ça coupe et hop ! on passe à autre chose. Alors, vivement la version longue !!

Bon bref, si il y en a qui aime pas quand même, et bien tant pis, chacuns ses gouts. Mais pour moi, c’est une claque, un bijou, un pur chef d’oeuvre. Je ne peux même pas donner de note, c’est hors catégorie………. sinon euh………allé 25/20………. non 30/20 !!!! Mouarf, je peux pas trop dur.

En tout cas, une chose est sûr, James Cameron va être très attendu au tournant pour Avatar 2, faudra pas ce louper !

Pour mon anniversaire, je veux être cryogénisé, envoyé sur Pandora, et que l’on transfert mon esprit dans un Avatar!


Vocalture (12 janvier 2010)

Eh oui, c’est encore moi ! Eh oui, encore une “rubrique” !

Vocalture… What is this ? C’est la contraction de “Vocal Culture”. Quand vous regardez un film doublé en français, quand vous jouez à un jeu aux protagonistes doublés, quand vous regardez un animé… Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblait les doubleurs de voix ? Vous vous êtes peut-être déjà imaginé à quoi ils ressemblaient… Cette rubrique a donc pour objectif de vous montrer qui double qui, quoi (pas très clair, quand on le dit comme ça xD).

Pour le premier Vocalture, nous allons nous pencher sur les voix anglaises de Dissidia…

Le Guerrier de la Lumière est doublé par Grant George (pas de photo sur lui). Acteur vocal assez discret, il a pourtant participé à de nombreux doublages, comme Soul Calibur III et IV, où il est la voix anglaise de Kilik (mais chut, il y est pas crédité). Il a participé à de nombreux anime, dont Fate/Stay Night et Bleach.

Voici la voix de Firion !

Firion doit sa voix à Johnny Yong Bosch. Un nom qui ne dit rien, et pourtant… C’est la voix de Nero, héros de Devil May Cry 4 ! Il a aussi participé à des doublages de jeux estampillés Resident Evil. Comme Grant George, il participe à moult productions.

Le Chevalier Oignon a sa lourde tête appuyé par la voix de Aaron Spann (pas de photo), qui avait auparavant surtout participé à des Disney.

Mister Harvey, c'est ta bouche !

Cecil Harvey a deux côtés pour une seule voix: celle de Yuri Lowenthal. Acteur comme doubleur vocal, on peut l’apercevoir dans quelques épisodes de la série TV Terminator. Sa voix a participé à de gros jeux vidéo comme Assassin’s Creed 2, Uncharted 2, Bayonetta

La voix de l'imiteur Bartz, c'est lui !

Bartz a copié la voix de Jason Spisak, qui a participé à plusieurs jeux vidéo et séries TV.

A jolie voix... N'est-ce pas Terra ?

Terra est sublimée par les prestations vocales de Natalie Lander. Elle n’a pas participé à beaucoup de projets, quelques jeux vidéo et aussi des émissions de télé-réalité. On la retrouvera prochainement dans God Of War III, où elle doublera Pandore.

Tu ne te tourmentes pas autant que Cloud, toi !

Cloud ayant déjà fort à faire avec son épée, c’est Steve Burton qui se charge de parler ! Voix anglaise officielle de Cloud dans toutes les œuvres où il apparait (sauf Final Fantasy VII, pas doublé), il multiplie les projets de peu d’envergure à côté.

Squall n’est pas seul et peut compter sur Doug Erholtz (pas de photo). Doubleur officiel de Squall depuis les jeux Kingdom Hearts, il est également la voix du combattant Vega dans Street Fighter IV. A côté de cela, plusieurs participations de moindre envergure.

Djidane a volé la voix de Bryce Papenbrook (pas de photo). Ce dernier est surtout connu pour être la voix anglaise de Guan Ping dans de nombreux jeux de la saga Dynasty Warriors.

Toi aussi, tu joues au blitzball ?

Depuis FF X, James Arnold Taylor double le fougueux Tidus. Hormis cela, il a participé à plusieurs séries TV comme Star Wars: The Clone Wars. Il a également participé au deuxième succès cinéma de 2009, à savoir L’Âge de Glace 3.

Cosmos a pour doubleuse cosmique Veronica Taylor (pas de photo), connue pour être la voix officielle de la journaliste April O’Neil des Tortues Ninja (pas les vieux, ceux des 2000′s).

Garland s’appuie sur Christopher Sabat (pas de photo) pour sortir des “I’ll crush you !”. Le loustic est connu de tous pour être la voix de Vegeta dans divers Dragon Ball (jeux, anime…).

L’Empereur a assujetti Christopher Corey Smith (pas de photo) pour qu’il lui prête sa voix. Contrairement à ce que les fans les plus cons les moins renseignés pensent, ce n’est pas David Bowie qui double Mateus ! Christopher C. Smith n’a participé quasiment qu’à des jeux vidéo.

Tu ne souris pas pour les mêmes raisons, une fois Nuage des Ténèbres...

Laura Bailey se fond dans les Ténèbres des nuages pour doubler le Nuage des Ténèbres. Elle a participé à plusieurs projets, sa dernière prestation connue remonte au doublage du personnage principal Angela Miller dans Resident Evil Degeneration.

Golbez a puisé dans la thaumaturgie pour obtenir la voix de Peter Beckman (pas de photo). Dissidia est sa première participation vocale.

Gerald C. Rivers (pas de photo) s’est fait absorber dans les mains d’Ex-Death, mais ce dernier a gardé sa voix. A part être la voix de M.Bison dans Street Fighter IV, peu de projets, et encore moins de connu !

Dave Wittenberg (pas de photo) fait le zouave avec Kefka. Il a participé à de nombreux projets.

Maman !!!

Séphiroth a toujours la voix particulière de George Newbern. Hormis le fait qu’il double ce légendaire œdipien à chacune de ses apparitions, il a participé à plusieurs projets. Vous pouvez le voir en chair et en os dans le film Saw VI sous les traits d’Harold Abott.

Ultimecia doit sa voix sensuelle à Tasia Valenza (pas de photo), qui a participé à de nombreux projets. Elle a notamment doublé la redoutable Sniper Wolf dans MGS et son remake Twin Snakes.

Acte XV, Scène 51, ligne 4622 : Kuja est précis !

Les belles paroles de Kuja sortent de la bouche de JD Cullum, qui a collaboré dans de nombreux projets.

Calmos, Jecht !

Jecht, le barbare au grand cœur, doit sa voix joviale à Gregg Berger, qui le suit depuis FF X. De nombreuses participations, le lascard est notamment la voix du vieux sniper The End de MGS 3.

Shantotto: grande bouche et petite taille x)

Cette frimeuse de Shantotto est doublée par Candi Milo. A participé à plusieurs projets, mais pas beaucoup de jeux vidéo parmi eux.

L’impartialité de Gabranth a été tolérante envers Keith Ferguson (pas de photo), son doubleur depuis FF XII. Plusieurs participations, notamment dans L’Âge de Glace 3.

Now, Despair !!!

Le terrible Chaos est doublé par une quasi-star ! En effet, Keith David est là où ça marche: sergent dans Modern Warfare 2, voix dans le prochain Disney…

Cid de Lufénia est doublé par un spécialiste de la narration, à savoir Ken Gates (pas de photo). Hormis deux jeux (Valkyrie Profile et Bullet Witch), il est le narrateur des épisodes TV et films de Pokémon !

Voilà, le premier Vocalture touche à sa fin. N’hésitez pas à soumettre dans vos commentaires sur quelle production le prochain doit être consacré !

P.S: vous féliciterez WordPress pour la mise en forme exemplaire de la page -_-.


Vous reprendrez bien un peu d’humour ?

Alors jouez avec nous !

Le but ? Ci-dessous :

Le Jeu

Le Jeu

Pour les anglophobes :

“Félicitations. Vous jouez maintenant au jeu (même si vous n’étiez pas prêt).

Le jeu est très simple :

-Vous y jouez toujours.

-Vous ne pouvez gagner. Vous êtes voué à l’échec.

-Tant que vous vous rappellerez de ce jeu, vous perdrez.

-Après votre défaite, vous avez 30 minutes durant lesquelles vous pourrez vous rappeler du jeu sans le perdre.

-Le simple fait de parler de ce jeu à quiconque les y font jouer.

-Le but du jeu est d’avoir tous les habitants de la Terre en train d’y jouer.

LE JEU

Vous venez de perdre.”

Jamais vu de jeu aussi compliqué !


Hey, hey, hey !

La Team Qivi vous épargne les affres des politesses inhérentes au début d’une année, vu que vous en aurez encore le droit à des tonnes dans les prochains jours.

Nous espérons que vous avez passé de bonnes vacances, car demain, on rattaque, 2010 ou pas !

Pensez à passer dans l’après-midi sur Qivi, une nouvelle page va faire son apparition (encore !)…

Excellent rentrée à toutes & à tous.

Le Staff de Qivi.


Critique de 2012

Affiche française du film

Affiche française du film

Film catastrophe américain de Roland Emmerich (Le Jour d’Après, Independence Day)

Scénario de Roland Emmerich et Harald Kloser (10 000)

Sorti dans les salles françaises le 11 novembre 2009, sortie du DVD et Blu-Ray Disc aux alentours de mars 2010

Durée de 2 heures 40 environ

Avec John Cusack (La Ligne Rouge, Les Ailes de l’Enfer), Chiwetel Ejiofor (Inside Man, American Gangster), Oliver Platt (Docteur Doolitle, L’Homme Bicentenaire), Danny Glover (la saga Arme Fatale, Saw), Woody Harrelson (Sept Vies, Bienvenue à Zombieland)…

Synopsis: on en a franchement besoin ?

C’était le film événement de cette fin d’année. Le teuton Roland Emmerich, qui avait déjà retourné le globe par des extraterrestres (ID), un lézard radioactif (Godzilla) ou par une congélation gigantesque (Le Jour d’Après), rempile avec sa vision du monde ravagé par une prédiction ancestrale. Après un 10 000 toujours bien réalisé mais trop peu cohérent et bizarre, le sieur catastrophe revient sur des terres qu’il maitrise nettement mieux. On sait que la plupart de ses films à succès repose avant tout sur des effets spéciaux dantesques (ce qu’Uwe Boll, l’Ed Wood allemand des années 2000, ne manquait pas de critiquer…), ce que 2012 ne contestera pas. Bien au contraire, le film est à la fois une parfaite démonstration et une pure synthèse du travail du cinéaste allemand. Explications.

Comment parler de ce film sans évoquer les effets spéciaux. Et comment pourrait-on les blâmer ! Impressionnant de détail, de justesse et de précision, ils atteignent ici un niveau incroyable. Je pense en particulier aux mouvements de vagues (vous pouvez en avoir un aperçu sur l’affiche ci-contre) d’un réalisme saisissant (quel travail monstre pour faire ça !)… C’est le point fort du film (encore heureux, c’est un film catastrophe !), mais quel point ! Ça fait vraiment plaisir de voir que l’équipe ne s’est pas retenue… Mais n’allez pas croire que le film fait immédiatement dans du rentre-dedans !  La patte du réalisateur se ressent dès le départ; en effet, il prend le temps qu’il faut pour installer son univers et ses protagonistes. Comme toujours avec le teuton, on a un jeu d’acteurs soigné (c’est la première fois que je voyais Chiwetel Ejiofor dans un film, et ça fait plaisir de voir un acteur aussi impliqué); et malheureusement, comme toujours avec sieur Emmerich, on a le droit aux stéréotypes désagréables.

Et oui, il a des défauts, le film événement de l’année (non, les filles en rut, ce n’est pas votre bel Edward, l’attraction de fin 2009… Oh la vache, il a déjà battu 2012 au Box Office ! Misère…) ! Et le défaut principal est toujours le même depuis quasi tous ses films (si ce n’est tous), à croire qu’il n’en fait qu’à sa tête… Les personnages qu’il implique dans l’histoire sont clichés et porteurs d’une idéologie qui fait trop de ce film un produit américain… On retrouve le père de famille (américain) divorcé qui doit reconquérir l’estime de son fils (américain), la mère de famille (américaine) qui ne sert qu’à protéger ses enfants (américains), la fille (américaine) qui ne fait qu’écouter ses parents (devinez leur nationalité)… Pour résumer, la famille américaine selon Emmerich (allemand), c’est le père qui agit et les autres qui suivent [le sexe féminin (américain) est parfois même vu comme encombrant...] Et encore je me suis arrêté à la famille américaine ! Parce que je pourrais évoquer la famille présidentielle (américaine), les politiciens (américains) qui échafaudent des plans dans le dos de la population (américaine), les scientifiques (américains) qu’on écoute que quand c’est trop tard… J’aurais pas été contre que le réalisateur ose renouveler ces mécanismes. D’autant plus que quelque part, cela handicape gravement le film; en effet, le 21 décembre 2012 va, selon les mayas, plonger dans la destruction… Le monde entier ! Alors pourquoi ne voit-on que les Etats-Unis de ravagés ? Et le Vieux Continent ? L’Amérique du Sud ? L’Océanie ? Pour limiter les dégâts de ce côté-là, sieur Emmerich a quand même pris quelques mesures… Ainsi, on verra quelques présidents  (fictifs, mais pas américains) de divers pays (quoi de mieux qu’un petit G8 pour les faire apparaître…). Mais on aurait bien voulu voir la Tour Eiffel tomber, la Sagrada Familia se briser, Big Ben s’effondrer… Rien de tout ça, car un film de Roland, c’est un film à la vision étriquée où le monde est reflété par les seuls USA. Ça laisse un sale goût dans le bouche, qui s’évapore aussitôt que la vague d’effets spéciaux vienne s’imprégner dans nos rétines de cinéaste imbécile pour comprendre que l’Amérique, c’est trop bien… Petite chose que j’ai quand même apprécié dans ce déluge de clichés pro-américains: le Président des USA est ici désarmé et se préoccupe de la population (certes, c’est toujours comme ça dans un film du teuton, mais ça change des présidents superhéros…)… Américaine, of course.

Oui je sais, c’est amusant de voir que le paragraphe des défauts soit plus gros, mais cela n’empêche pas le film de rester très amusant. Les effets spéciaux devraient suffire à vous convaincre ;)

-Réalisation: euh, je pense que vous avez saisi d’avance la note que je vais attribuer… 5/5

-Scénario: situation initiale bien posée et qui prend son temps, pas mal de tensions lors des scènes de catastrophe, personnages clichés au possible et pro-américanisme de rigueur. 3.5/5

-Performances dramatiques: j’étais assez perplexe quant à la présence de John Cusack… Heureusement, il y a de quoi se tromper. Bon jeu global. 4/5

-Doublage vocal français: assez craintif là-dessus, mais au final, là aussi ça passe très bien ! 4/5

-Musique et bruitages: musique martiale et juste, bruitages immersifs. 4.5/5

-Les plus mieux meilleurs: effets spéciaux, ambiance sonore, jeu d’acteurs, de l’humour, situation initiale qui s’installe en douceur…

-Les pires pas mieux défauts: “vive l’Amérique”, clichés emmerichiens en puissance, fin un peu trop gentille, autres pays sous-traités (parfois à peine cités !)…

Note globale: 21/25, soit 16.8/20.


Petit délire qui circule partout

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