Qivi Vrarenétra ! Un blog 3 en 1, sur tout, et surtout sur n'importe quoi !

Sparda57

Critique de Sucker Punch

Affiche française de Sucker Punch

Affiche française de Sucker Punch

Film américain fantastique de Zack SNYDER

Avec seulement cinq films à son actif, Zack SNYDER a tout de même réussi à se faire un nom dans le cinéma.

Son premier film, L’Armée  des Morts, remake d’un film de morts-vivants, fut pour lui une révélation. Laquelle sera concrétisée pour sa sympathique adaptation du roman graphique de Frank MILLER, 300. Après avoir enchaîné sur deux autres adaptations –Watchmen et Le Royaume de Ga’Hoole-La Légende des Gardiens- et emporté une certaine adhésion pour ses bonnes idées et sa mise en scène stylisée, revoilà notre trublion, avec cette fois-ci un long-métrage original, Sucker Punch, production sur laquelle  je plaçais de gros espoirs.

Qu’en est-il de cet étonnant coup de poker ?

Synopsis : Les temps sont durs pour la jeune fille ; au doux sobriquet de Babydoll, elle  perd sa mère et doit vivre avec son beau-père détestable. Un soir orageux, l’effroyable se produisit : la jeune sœur de Babydoll meurt à son tour, et elle est pour cela internée. Après avoir sympathisé avec quelques autres filles, elle va devoir chercher à s’évader avant de subir une lobotomie…

Une heure 50 minutes plus tard, il fut difficile de s’en faire une idée à chaud, tant la séance fut quelque peu déstabilisante. Mais un constat d’évidence apparut : j’ai mal abordé Sucker Punch. Je me l’imaginais orienté action, alors qu’au final, ça ne l’est pas tant que ça.

Les séquences de castagne sont assez sympathiques et témoignent d’un travail d’orfèvre de la part du réalisateur, qui se fait toujours autant plaisir avec moult ralentis-accélérés. Ma séquence d’action préférée est celle de l’attaque dans le temple ; dynamique, très subtil (AHEM), et superbement réalisé.

Techniquement, il est indéniable que Zack s’est impliqué de manière importante pour son bébé ; la photographie est vraiment excellente, je ne m’étais pas autant régalé sur ce point depuis quelques temps ! Et que dire de la bande-son, qui va dans le même sens !

Comme je le disais, c’est la première fois que le réalisateur américain s’engage dans un projet original. J’étais curieux de le voir s’exercer sur un environnement qu’il aurait bâti lui-même, en lieu et place d’une exploitation intelligente des univers dont il tire les adaptations.

A l’arrivée, le résultat est en demi-teinte. Il y a une démarche évidente derrière (je ne vous en donne les tenants et aboutissements, c’est une critique, pas un spoil), le problème est qu’elle est maladroitement instaurée, de sorte qu’on ne sait avec exactitude si la trame constitue une force ou un handicap. On sent que la fin voulait instaurer une relecture, mais les quelques maladresses l’empêchent de pleinement l’apprécier comme dans Le Prestige ou encore dans Shutter Island.

Que dire donc de Sucker Punch ?

-Réalisation : Rien à dire de ce côté-là, de bons plans de ralentis, maîtrise technique de bout en bout, photographie superbe. 5/5

-Scénario : Plus subtil qu’il n’y parait, avec une fin sujette à de multiples interprétations. Sa confusion, qui aurait pu être évité, handicape le film auprès du public. 3/5

-Performances dramatiques : Sans être mauvais, le jeu d’acteurs n’est pas formidable. 3/5

-Bande-son : Un melting-pot musical audacieux, judicieux et illustrant à merveille les images du film, et des bruitages renforçant les actions. 5/5

-Note globale : 16/20

Un film qui ne sera pas du goût de tous. Pour ma part, j’ai apprécié cette première tentative de Zack SNYDER de ne pas faire une adaptation. Quelques écueils le privent d’un meilleur statut auquel il aurait pu prétendre. Dommage, car sur le plan visuel comme sonore, c’est un sans-faute… Un très bon long-métrage.

 


Quelques critiques express de films (janvier-mars 2011)

La dernière fois, je vous avais « laissé en plan » alors que j’avais promis plus d’articles à partir de décembre 2010… Mais il n’est jamais facile de s’accorder du temps libre… De toute façon, l’on avait décidé dès le départ qu’on publierait à notre rythme !

Je ne vous assaillirai pas de politesses à la « bonne année », on vous les a souhaitées une centaine de fois, sinon plus…

Débutons tout de suite par mon coup de cœur de ce début d’année, à savoir Black Swan ! Ce superbe long-métrage récolte la note impressionnante de 19/20 ! Le film nous happe dans la descente aux enfers de cette danseuse ambitieuse. L’empathie pour l’héroïne, incarnée par une impressionnante Natalie PORTMAN –elle l’a mérité, son Oscar !- est d’une ampleur colossale ! Jeu d’acteurs au diapason, photographie judicieuse, bande-son bichonnée… Quelques lacunes mineures dans le scénario prive le chef d’œuvre de Darren ARONOFSKY d’accéder à la note parfaite ! Dire que je n’en attendais rien de particulier… Magistrale, et plus encore !

Maintenant, j’aborde un film sorti il y a pas mal de temps, mais que je n’ai pas visionné jusqu’à un passé proche : Shutter Island, de Martin SCORSESE. Il écope d’un 18/20. La réalisation de grande qualité peut notamment compter sur une ambiance impeccable, des acteurs investis et une très bonne partition sonore. Le scénario réserve quelques surprises, et même si l’on peut deviner la fin, le twist ending est habilement exposé et l’ultime réplique du film lourde de sens. Qui plus est, le long-métrage se révèle extrêmement savoureux lors des visionnages ultérieurs. Dommage que quelques lourdeurs se fassent sentir !

Je remonte davantage dans le temps, je remonte même assez loin, pour vous parler d’un autre film de Christopher NOLAN : Le Prestige. Il dépasse de très très peu le précédent film évoqué : 18.5/20 ! Une compétition professionnelle bien construite, bien narrée, le montage très efficace… Une bande-son plutôt discrète, mais qui est plus que convenable. Le twist ending y est ici mémorable, et la mise en abime éclate avec grande classe !

Plus récemment, Date Limite, comédie « semi-Very Bad Trip », fait moins mouche avec 14/20. Une réalisation plutôt banale, malgré le casting motivé ; une sélection musicale de bonne qualité, un scénario faiblard et pas aussi généreux en séquences mémorables –elles sont peu nombreuses, malheureusement…-… C’est un peu l’apéritif en attendant Very Bad Trip 2.

Film asiatique pas encore disponible sous nos latitudes, Dream Home est de bonne facture : 14/20 également ! Un thriller anxiogène assez réussi, malgré des inégalités, et ce dans tous les aspects. C’est assez gore, il y a de la débauche, ce n’est donc pas à ne pas exposer entre tous les yeux !

Je ne pensais plus Disney capable de me surprendre… Pourtant, force est de constater que Raiponce va au-delà de mes espérances : 17.5/20 ! L’animation est excellente, le design à la fois réaliste et typiquement Disneyien, le casting vocal français est d’excellente facture… Sans compter le défi technique relevé (la modélisation des cheveux est un véritable casse-tête !) avec succès !

Terminons avec Red, l’ode explosive à la retraite ! 14.5/20, ce n’est pas si mal, pour des RED ! Des scènes très sympathiques parsèment le long-métrage serti d’un ensemble d’acteurs & d’actrices qui semblent bien s’amuser ! Quelques points restent contestables : le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, la bande-son est peu mémorable… Voici néanmoins un bon divertissement familial !

Voilà, je stoppe ici même pour cette fois.

Bonne rentrée pour celles et ceux à qui elle approche dangereusement, et bonne continuation pour les gens qui ont déjà repris leurs activités…

A très bientôt.


Chroniques de la ville lunaireh-Les eaux sombres du parc

Dans le domaine des arts, il y a des artistes qui marquent leur emprunte. La musique n’échappe pas à cette règle. Dans cette profusion de musiciens, on trouve de tout : des kikoolol qui se prétendent les tout-puissants, alors qu’ils ont seulement un tas de dollars, ceux qui cherchent vainement à se distinguer (mais qui, au final, soit tombent entre les mains des premiers, soit quittent la scène musicale), et enfin ceux qui réussissent à faire de LA MUSIQUE, peu importe que cela rapporte ou non.

Exemples de la première catégorie : P.Diddy, Timbaland, Black Eyed Peas… Sans oublier Rihanna, et Lady Gaga ! Bref, la plupart des « artistes » américains d’aujourd’hui…

Artistes de la deuxième catégorie : Euh, bin là, je dois dire que je vois pas vraiment d’exemples :s

Quelques noms du troisième type : regardez-là

Aujourd’hui, et dans les prochains jours, je posterai sur Qivi des critiques d’albums d’un groupe musical hors pair, qui perdure depuis plus de 20 ans sur la scène musicale : Opeth.

D’où provient ce nom ? D’une cité fictive du nom d’Opet (« La Ville de la Lune »), présent dans le roman Sunbird de Wilbur SMITH.

Quel est leur style de musique ? Majoritairement du metal progressif. Progressif, c’est-à-dire ? Eh bien, une chanson habituelle est structurée de manière précise, à savoir refrains, couplets, même mélodie constante etc. Quand on parle de progressif, cela veut notamment dire que la chanson ne reste jamais la même, il y a de grandes variances, pas vraiment de couplets… Les chansons progressives durent plus longtemps, ont des paroles plus recherchées, et l’instrumental est varié. En revanche, les chansons progressives sont plus difficiles à « apprivoiser ». Voilà, basiquement, ce que cela signifie.

La patte principale du groupe vient du mélange puissance/mélancolie des instruments.

Il vient d’où ? De Suède.

Qui est le leader ? Le chanteur et guitariste Mikael Âkerfeldt ; il réussit le tour de force d’être capable de chanter de deux manières différentes : il peut le faire avec une voix chantée, douce, ou alors balancer des vocalises gutturales !

Je présenterai au fil des quelques jours suivants, quelques albums de ce groupe légendaire, et pas forcément dans l’ordre de parution…

Aujourd’hui, je commence par l’album qui est, pour BEAUCOUP de fans, leur meilleur album à ce jour : Blackwater Park.

Pochette (2001)

Pochette (2001)

Cinquième album du groupe, sorti en 2001, réédité en 2010, il a bénéficié d’une production de Steven WILSON, excellent artiste avec qui le

Pochette (2010)-Pour ma part, je préfère celle-ci

Pochette (2010)-Pour ma part, je préfère celle-ci

groupe s’est lié d’amitié.

Commençons la critique de cette pièce majeure du groupe !

1-The Leper Afinity (« L’Affinité lépreuse » ?) : après quelques secondes de notes lugubres, les guitares débarquent, soutenus par la batterie qui entre lui-aussi en fanfare. La voix gutturale suit peu après. La chanson est variée (rassurant, c’est du progressif xD), les mélodies dynamiques. Petit passage douceur vers le milieu de la chanson, avant de repartir de plus belle. La piste se finit par de belles notes au piano.

2-Bleak (« Morne ») : rappelle un peu dans sa structure le premier morceau, avec cependant un passage doux plus éloigné (vers les 65%). L’instrumental dans cette piste est peut-être plus présente. Très bonne chanson.

3-Harvest (« Récolte ») : ballade à la guitare acoustique distillant de très belles notes. Elle se rapproche davantage d’une chanson non-progressive, car elle adopte le système des refrains/couplets et la mélodie reste globalement la même. Une belle chanson, avec de bonnes paroles.

4-The Drapery Falls (« Le Rideau tombe ») : ah, nous y voilà ! C’est grâce à cette chanson que j’ai découvert le groupe il y a quelques temps ! Elle est une bonne démonstration du style d’Opeth : à la fois puissant et mélancolique dans ses sonorités, émouvant et sauvage, attendrissant et violent. Magnifique.

5-Dirge For November(« Lamentations de Novembre ») : début exclusivement acoustique, Mikael murmurant ; ensuite, retour des instruments pour une montée en puissance progressive, voix gutturale revenant à la charge, pour s’achever sur des notes de clavier et de guitare peu joyeuses. Une belle démonstration des digressions.

6-The Funeral Portrait (« Le Portrait Funéraire ») : guitare acoustique lugubre en intro, pour un morceau qui met en valeur les guitares. Final sympathique.

7-Patterns In The Ivy (« Echantillons de Lierre » ?) : exclusivement instrumentale. Court, sympa, un interlude peu marquant mais faisant malgré cela partie du tout.

8-Blackwater Park (« Le Parc à l’Eau Sombre ») : puissant, distillant des états d’âme au travers d’une puissante instrumentale. Globalement une chanson assez costaud, avec un passage tranquille malgré tout. Très bon.

Bilan : un excellent album, où Opeth hurle et pleure à la fois. Pour autant, ce n’est pas à mes yeux leur meilleur album, la 7ème chanson n’est pas loin d’être dispensable, celle juste avant est un peu en-deçà… Mais Blackwater Park reste un bulldozer musical. 17/20

P.S : vos réactions sont toujours les bienvenus, que ce soitpour la critique de l’album ou pour les quelques premières lignes de mon article…


Critique d’Avatar !

Affiche française

Affiche française

Film de science-fiction américain écrit et réalisé par James Cameron (Titanic, Terminator 1 et 2…)

Sorti dans les salles françaises le 16 décembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 21 avril 2010

Durée de 2 heures 35 environ (générique de fin compris)

Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Stephen Lang, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez…

C’était inévitable. Sans échappatoire possible, le DVD devant mes yeux, j’étais condamné à LE visionner, celui dont tout le monde parle, engendrant du coup la méfiance… D’un autre côté, passer à côté d’un James Cameron serait un crime !

Mais j’avais encore en tête la capacité légendaire de notre pays à se ruer en masse sur du n’importe quoi. Bienvenue chez les Ch’tis était à des années-lumières de mériter tant d’entrées, tant il était au final quelconque et peu drôle. La seule chose qui a sauvé le film de Dany Boon du désastre total, au regard de ses ambitions, c’est le fait qu’il se veut généreux à l’égard de ses spectateurs. Mouais…

Autre fait qui me traversait l’esprit; ce qui nous intéresse aujourd’hui est produit par la Fox…

Est-ce une mauvaise chose ? Bien entendu. Cette compagnie pullule de producteurs véreux qui se foutent pas mal des gens ! Il y a quelques bons films (les deux premiers X-Men, pas mal), un bon paquet de déceptions (X-Men 3 et Origins : Wolverine, pour rester sur la saga des mutants de Marvel)… Et un peu trop de grosses bouses infâmes (Dragonball Evolution, nouvelle référence, absolue et intemporelle, en nullité).

“Oui, mais tu oublies les films super qu’ils ont produit, comme les Star Wars !” Ce à quoi je réponds : “Ce sont ces productions de qualité qui maintiennent cette compagnie en activité…”.

Est-ce vraiment utile que je présente James Cameron ? Bon allez, je le fais quand même…

Ce Canadien, amoureux de la science-fiction, ne jouit pas d’une filmographie riche en nombre, mais indéniablement chargée en qualité ! En effet, tout ce qu’il semble toucher devient de l’or, que ce soit Aliens, Abyss, les deux premiers Terminator… Puis, après 1998 et sa vision du naufrage du Titanic… Plus rien. Silence radio.

Le lascard avait un projet en tête, il voulait conter une histoire avec une technologie jamais vue. Première tentative à l’époque (1999) qui s’avère infructueuse à ses yeux. En effet, il désirait une œuvre dont les effets spéciaux prennent aux tripes, dégageant le réalisme le plus saisissant possible. Alors, il va attendre que la technologie évolue…

2009. Après de nombreux mois de travail acharné, James Cameron, avec l’appui de plusieurs studios d’effets spéciaux -dont Weta et ILM !-, sort Avatar.

La Fox annonça vite la couleur cette année-là : on nous présente cette production comme le précurseur du cinéma du futur, le retour du messie, … On encore la glorification de la 3D. Bref, il devait être THE film de l’année.

Mouais… Peu confiant envers ce studio, mais loin d’avoir envie de louper un film de sieur Cameron, je me jette à l’eau, en ce 21 avril 2010…

Pardon, j’oubliais :

Synopsis : Jake Sully est un marine paraplégique. Son frère jumeau Tom ayant perdu la vie il y a quelques jours, les employeurs du défunt le recrutent afin de participer, à sa place, à quelque chose d’unique… Envoyé sur Pandora, satellite naturelle d’une planète lointaine, il participe au programme Avatar, qui permet à l’Homme de contrôler à distance un corps établi à partir d’un mélange d’ADN humain et celui des Na’vi, les indigènes du coin. Ceux qui participent à ce projet ont un objectif : parvenir à convaincre la populace locale de partir de leur propre chef, afin de pouvoir extraire un minerai à la valeur monétaire considérable…

Le film commence, mes craintes répondent présent…

A commencer par la facture technique. Et si Avatar n’était qu’une farce, engendrée grâce à nos amis de la Fox ? Bon, mettons les choses au clair : le film est une claque visuelle, point barre. En effet, il faut bien avouer que le travail titanesque sur les effets spéciaux et ceux de synthèse semble vouloir renvoyer les autres références dans le domaine à l’âge de pierre ! Ce point de vue est incontestable, à un tel point qu’on peut déjà passer à la suite…

Deuxième source d’anxiété : le scénario ! Au premier abord original, le concept du “pilotage à distance de corps” n’amène ensuite qu’à un constat des plus tristes, celui qui a valu le qualificatif, par les détracteurs de cette production, de “Pocahontas chez les Schtroumpfs”. Et je dois malheureusement avouer que c’est vrai…

Avoir une histoire aussi classique, même si c’est toujours aussi bien raconté de la part de Realisator, c’est la pocahonte !

Jake Sully qui arrive, Jake Sully qui commence à s’attacher aux indigènes -qu’il devait pourtant convaincre de partir-, Jake Sully qui tombe amoureux, et enfin, Jake Sully qui se rebelle contre les siens.

Félicitations, vous venez de lire le scénario d’Avatar.

C’est avec peine que j’écris ces lignes péjoratives concernant sa trame, car franchement, James Cameron m’a déçu sur ce point-là. Ok, ce qu’il a fait avant n’était pas non plus des histoires très riches, hein ! Mais ce qui passait à l’époque, ces facilités de repêcher les poncifs, ne passent plus aujourd’hui…

Alors certes, de cette position-là, c’est clairement décevant, mais comme chaque film du Canadien, comme déjà dit plus haut, c’est toujours bien raconté. C’est probablement ce fait qui a valu à cette production une certaine tolérance du public…

De là à amener plus de 14 millions d’entrées, je ne sais pas trop. Sans doute la qualité de la réalisation et des effets spéciaux. Si c’est pour cela, amplement d’accord !

Bon, il faut quand même parler du reste !

Le jeu des acteurs par exemple.

Rappelons que les Na’vi sont interprétés par des comédiens via Performance Capture. Kézaco ? Il s’agit d’une technologie de Motion Capture améliorée, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres productions, notamment La Légende de Beowulf. Tout ça pour dire que les interprètes du peuple indigène s’en sortent très bien ! Et c’est pourtant loin d’être un exercice facile, de jouer avec des boutons-capteurs partout… Quant aux acteurs plus conventionnels, ils s’en sortent bien, mais je pense que James voulait surtout mettre en avant les habitants humanoïdes de Pandora… Une idée qui est bien amenée, tant la prestation est sans fausse note.

Et que dire du travail du compositeur James Horner ? Décevant. Voilà, c’est dit ! Hormis quelques pistes sympathiques, on a le droit à du grand banal, qui plus est assez étouffé par le reste… Et encore, je ne parle pas de la chanson de Leona Lewis… Elle a coûté 6 points sur la notation finale. Non, je plaisante ! Mais c’est pas loin… I See you, peut-être, mais nous, on peut pas t’entendre !

Tant qu’on parle du son, concluons par les doublages. La VF est sympa, mais n’est pas aussi travaillée que la version originale. En effet, on note qu’en langue anglaise, les Na’vi parlent avec un accent. Mine de rien, ça donne de la crédibilité, par rapport à des indigènes à la diction parfaite dans le parler français. Dommage.

Laissons parler les notes !

-Réalisation : James Cameron pouvait difficilement décevoir sur ce point-là. Les effets spéciaux sont magistrales, et les lieux de Pandora (en particulier la nuit) comme les Na’vi constituent le point fort du film. 5/5

-Scénario : une histoire toujours aussi bien raconté par ce réalisateur décidément talentueux. Mais le fait que la trame soit assez peu aventureuse -car se reposant trop sur des ressorts classiques- est tout de même cruellement décevant pour un film aussi attendu. 3/5

-Performances dramatiques : du très bon boulot de la part de tout le casting, que ce soit les humains ou les acteurs à la Performance Capture pour animer les Na’vi. 5/5

-Doublage vocal français : dire qu’il n’est pas soigné serait mentir; il est même bon. Mais la version originale s’en sort bien mieux, surtout pour les Na’vi (un accent présent dans des voix très soignées, alors que dans la langue de Molière, des paroles limpides, peu convainquant en comparaison; dommage !). 3/5

-Bande-son : les compositions de James Horner sont ou bonnes, ou trop quelconques. Sans compter l’horrible chanson de fin de Leona Lewis… Aie. 2/5

Note globale : 18/25, soit 14.4/20. (0.5 point supplémentaire si vous le visionnez en VO)

Avatar, fruit d’un travail long et démentiel, souffle le chaud et le froid. Si James Cameron a toujours le sens du spectacle et de l’histoire bien racontée, il est difficile de ne pas lui reprocher son manque d’audace ailleurs, en particulier dans la trame, banale à souhait. Quand on voit ce monument visuel, ça fait quand même un peu mal de ne pas pouvoir le classer parmi les grands films… Il s’agit donc “juste” d’un bon divertissement. Néanmoins, l’univers de Pandora a un gros potentiel, il reste juste à faire confiance à Réalisator pour nous pondre des suites réussies !


Critique de The Lovely Bones

Affiche française

Affiche française

Drame fantastique anglo-américano-néo-zélandais de Peter Jackson (Le Seigneur des AnneauxCréatures Célestes)

Screenplay de Peter Jackson, Frances Walsh (Le Seigneur des AnneauxCréatures Célestes) et Philippa Boyens (Le Seigneur des Anneaux, King Kong), d’après le roman d’Alice Sebold

Sorti dans les salles françaises le 10 février 2010, disponible en DVD et Blu-Ray Disc à partir du 10 juin 2010

Durée de 2 heures 15 minutes environ (générique de fin compris)

Avec Saoirse Ronan, Stanley Tucci, Mark Wahlberg, Rachel Weisz, Susan Sarandon…

Pauvre ignorant que je suis… Il fut un temps, on m’aurait dit : Alice Sebold, j’aurais été incapable de dire qui c’est ! On m’aurait alors dit qu’elle avait écrit un bouquin et que l’adaptation cinématographique de ce dernier allait sortir…

Cette romancière avait sorti en 2002 (!) une histoire intitulée The Lovely Bones. Renommé en France La Nostalgie de l’Ange, sorti en 2003 sous nos latitudes, traduit en une trentaine de langues et vendu à plus de trois millions d’exemplaires, ce drame mêlé à du fantastique n’avait pourtant pas fait un très grand bruit -tout du moins, aussi grand que ne pourrait faire la saga d’Harry Potter !-… Mais son succès critique fut évident. Quant à moi, je ne l’ai pas lu.

Ce récit tragique va croiser le regard d’un des meilleurs réalisateurs du moment : Peter Jackson ! Et lui , je connais davantage…

Ce néo-zélandais s’est fait connaitre dans un premier temps en 1988 avec Bad Taste… Qui est loin d’être rose ! Tourné les week-end pendant quatre années avec ses amis et les moyens du bord, le long-métrage part dans un registre de gore qui suscite le fou rire par son exagération -à l’instar de Sam Raimi dans le délicieux Jusqu’en Enfer !-. Mais le bonhomme ne s’arrêtera pas là. Et en 1989, son deuxième film crève l’écran. Il s’agit d’une parodie érotico-trash des Muppets, Les Feebles !

La révélation définitive se fera en 1992, avec la sortie d’une production encore aujourd’hui considéré comme étant l’une des plus gores de tous les temps : Braindead !

Avant les années 2000, il réalisa des films comme Créatures Célestes, ou encore, Fantômes contre fantômes.

Mais bien entendu, le lascard se fera connaître d’un très grand nombre grâce à l’adaptation de la trilogie du Seigneur des Anneaux ! Les trois films connaitront un succès monstrueux et engrangeront plus de trois milliards de dollars de recette !

Il signera par la suite King Kong, un de ses rêves d’enfant, ainsi que l’adaptation qui nous intéresse aujourd’hui.

Peter Jackson avait pu lire le roman d’Alice Sebold tandis qu’il tournait le deuxième épisode de La Trilogie de l’Anneau. Le récit l’avait touché, et même fait pleurer ! Aussi avait-il décidé d’en signer la transposition au cinéma, et commencé à y travailler après le remake des aventures du gorille géant, en 2005.

The Lovely Bones est le onzième film de sa carrière, mais c’est la première fois qu’il se frotte véritablement à ce registre. En effet, les précédentes œuvres du néo-zélandais ne parlaient pas de drame !

Je ne cesse de parler de cela -et de tragédie aussi- depuis tout à l’heure… Ça vous dirait, un résumé de l’histoire ?

Synopsis : 6 Décembre 1973. Susie Salmon, jeune fille de 14 ans, allait comme d’habitude au collège… Dans la soirée, le benjamin Buckley, la cadette Lindsay, et ses parents Jack & Abigail l’attendaient. Elle était au cinéclub de l’établissement scolaire, mais elle était tout de même en retard. Mais c’était pire que ça. La pauvre Susie avait croisé le chemin d’un des voisins, George Harvey, qui est pédophile. Et elle n’en était pas sortie vivante… Violée, puis assassinée, la pré-ado venait de voir sa vie s’arrêter bien tôt. Observant sa famille, complètement déchirée par son décès -ainsi que les autres événements locaux-, depuis un horizon entre Terre et Paradis, la jeune fille va devoir faire ses adieux avant de partir pour de bon…

A la vue de ce condensé, vous vous dîtes qu’il y a du déjà-vu là-dedans, et c’est effectivement le cas. Ce qu’apporte ce récit, c’est un point de vue supplémentaire, et pas n’importe lequel : celui de la victime décédée.

Le film se déroule sur un défilement de ces angles distincts. Il y a la vision de Susie Salmon, à qui la vie fut arrachée trop tôt. Il y a le regard de la famille -en particulier de Lindsay et de Jack-, qui tente de continuer à vivre avec cette disparition. Enfin, le spectateur assiste à la position de George Harvey, homme soumis à des pulsions malsaines, le tout formant The Lovely Bones. Sans oublier qu’il y a également deux ou trois perspectives moins importantes -je vous laisse les découvrir si le cœur vous en dit-…

Il serait effectivement intéressant d’aborder le long-métrage sous ces trois aspects, tant ils diffèrent l’un de l’autre, malgré qu’ils soient tous liés.

Sur la période du film où la malheureuse pré-ado fut encore des vivant(e)s (soit environ la première demi-heure), on assiste à une situation initiale assez classique. Une famille heureuse, unie et sans anicroche majeure. On se doute bien que ça ne va pas durer, et ce sera le cas. George Harvey fait son arrivée, ses pulsions se montrent d’autant plus insistantes que la tension augmente, confinant progressivement Susie à un état d’inquiétude. Bien que l’on sait déjà à quoi s’attendre, on espère tout de même que son heure ne viendra pas, tout en sachant qu’il y a fort peu de chances pour elle de s’en sortir indemne…

Voilà déjà un bon point à souligner; en effet, Peter Jackson parvient à maintenir le doute dans la certitude et à déclencher un espoir fou chez le spectateur, qui se dit alors : “Et si elle réussit à échapper à Harvey ?”. Espoir que le réalisateur prendra plaisir à démonter, rappelant que c’était ce qui devait arriver et que la Mort n’a que faire des sentiments… Probablement dans une volonté de rester grand public, on n’aura en revanche pas le droit de voir le meurtre, ce qui aurait peut-être renforcé plus encore le personnage de l’assassin (on reparlera de lui plus loin)…

A ce stade, la scission entre la collégienne et la famille apparait, provoquant une restructuration complète de la narration. La voix-off, c’est-à-dire Susie, présente depuis le début du film, est désormais ailleurs, isolée de ses parents et de sa fratrie. La détentrice de ces cordes vocales se retrouve dans un endroit merveilleux, étrange -et en même temps familier !- et éphémère; il s’agit de l’horizon, entre le ciel et le sol, entre la Terre et le Paradis. Alors qu’au départ, elle n’eut vent que de quelques agissements -de sa famille- et participait à d’autres, elle est désormais spectatrice de nombreuses personnes et de nombreux événements, condamnée à ne plus jamais pouvoir participer. Mais le rideau de théâtre levé, elle contemple la tristesse de ses proches, la folie obsédant son assassin… Et la progression de l’enquête policière.

Pour les protagonistes vivants, ce sera l’investigation -des forces de police ou par un tiers- qui fera avancer la trame du film, tandis que pour la jeune fille, ce sera une réflexion plus personnelle qui la fera aller de l’avant

Plutôt que de parler d’un monde au-dessus de l’autre, je parlerais plutôt de deux “dimensions” mises en parallèle, chacune présentant un regard différent sur la même histoire.

L’endroit où Susie se situe est celui dans lequel Peter Jackson excelle le plus. En effet, on sait que le bougre est un spécialiste du fantastique (la majorité de ses films trempe dans ce genre), et la mise en scène de ces décors particuliers fait éloge de son talent. Originaux et magnifiques, ces derniers proposent une vision bien particulière de l’Après-Vie, sublimant par là même ce qui découlerait de la Mort, lui donnant une beauté insoupçonnée, pouvant même nous faire demander : Est-ce si horrible de mourir ? Une excellente question, à laquelle The Lovely Bones apporte une réponse hypothétique.

Si nous redescendons sur Terre, nous retrouvons une histoire assez classique, qui ne casse pas trois pattes à un canard mais qui se laisse largement regarder.

Non contente d’une réalisation maitrisée, elle peut également compter sur quelques jeu d’acteurs, même si à ce niveau-là, les inégalités sont fortes.

A commencer par Saoirse Ronan, l’interprète de Susie Salmon, qui fait étonnamment preuve de sobriété pour un rendu efficace; Stanley Tucci, plus que convainquant en pédophile esclave de ses pulsions animales, suscite l’antipathie et la crainte de par ses airs de Monsieur tout-le-monde intelligent et dangereux; Mark Wahlberg, en dents de scie, tour à tour père de famille malheureux et acteur peu engagé dans son rôle; Rachel Weisz, mise injustement en retrait, se contente du strict minimum

Autre point fort du métrage : la musique. Composée par Brian Eno (britannique doué dans le domaine), elle est tout simplement réussie. Et sa schizophrénie ne vient pas gêner cette qualité ! En effet, elle se montre radicalement différente selon la “dimension” dans laquelle le spectateur se situe. Envoûtante au possible, enjoliveuse de la Mort et de ce qu’il y a après, lors des passages entre Terre et Paradis. Triste, lancinante parmi les vivants. Là où j’émettrai une réserve dans la bande-son, ce sont plutôt les chansons, en deçà…

Parce qu’il y a aussi un au-delà des lignes évoquant un film, basculons d’endroit…

-Réalisation : des images de l’Après-Vie sublimes, et la caméra de Jackson est toujours aussi efficace. 5/5

-Scénario : une trame classique à laquelle on ajoute le point de vue de la victime. Bien construite, pas désagréable à regarder. Il est également sympathique de constater que quelques détails justifient une seconde vision du film… 3.5/5

-Performances dramatiques : Saoirse Ronan et Stanley Tucci en pôle position -ce dernier est carrément impressionnant tant il est dans la peau d’un monstre !-, des seconds rôles intéressants, Wahlberg pas toujours investi comme il faudrait et Rachel Weisz a le droit à la totale : moins de développement et moins naturelle. 4/5

-Doublage vocal français : soignée, on sent l’investissement des doubleurs dans le film, et on ne peut que s’en réjouir. 4/5

-Bande-son : chapeau bas à Brian Eno pour ses compositions efficaces (écoutez celle intitulée 8m1 !) ! Chansons tierces moins réussies, dommage… 4/5

-Note globale : 20.5/25, soit 16.4/20

Un film envoûtant et attachant, amenant à réfléchir à Ce Qui Se Passe Après. Empathique, ambiances visuelle et musicale irréprochables, les 120 minutes passées en sa compagnie trottent encore longtemps en mémoire. Ni parfait, ni invincible, nanti de quelques lacunes, on ne peut pourtant s’empêcher de l’apprécier un maximum. Bien que vivement critiqué par la presse et qu’il ait déçu quelques spectateurs, The Lovely Bones sonne à mes yeux comme un nouveau succès dans la filmographie de Peter Jackson, qui, plus que jamais, n’est plus à prouver.


Critique de L’Imaginarium du Docteur Parnassus

Affiche française

Affiche française

Film anglo-franco-canadien de Terry Gilliam (L’Armée des 12 SingesLes Frères Grimm)

Scénario de Terry Gilliam et Charles McKeown (Les Aventures du Baron de Münchausen, Brazil, deux films de Terry Gilliam), sur un script de Susan Lambie (Un Enfant pas comme les autres, La Voix des morts : la lumière)

Sorti dans les salles françaises le 11 novembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 2 avril 2010

Durée de 1 heure 57 minutes environ (générique de fin compris)

Avec Christopher Plummer, Lily Cole, Tom Waits, Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell…

Un film au titre curieux peut paraitre suffisamment étrange pour ne pas forcément attirer les regards. Mais c’est aussi la marque qui le distingue d’une production lambda, formatée pour le plus grand nombre de dollars possible. L’intitulé du long-métrage pourrait également constituer un camouflet, masquant une œuvre d’une désolante banalité -mais non forcément dénué d’intérêt !-…

Quand le nom de ce produit cinématographique est susceptible de ne pas pouvoir nous indiquer une quelconque approche à en avoir, il est toujours bon de se reporter au casting, parfois révélateur, en particulier à la barre du réalisateur. A la vision des mots Terry et Gilliam, on comprend mieux certains choix.

En effet, ce protagoniste hors du commun n’est pas forcément le plus connu, mais jouit d’un parcours solide. Il était l’un des Monty Python, troupe de comiques anglaise des seventies, tout de même ! Après la dislocation des géniteurs de l’excellent et délirant long-métrage Sacré Graal, le sieur entreprit une carrière au cinéma, où il aura marqué une empreinte intéressante. L’Armée des 12 singes, c’était lui ! Je ne l’ai pas vu, et pourtant, je sais qu’il avait fait son petit effet !

Mais le bougre est passé par de douloureuses épreuves… Les Frères Grimm, sans être mauvais, était un peu trop commercial -et donc impersonnel- à mes yeux… Mais avant cela, il y eut le film qui n’a jamais pu voir le jour, la faute à de nombreuses contraintes. Consacré à Don Quichotte, les souvenirs de tournage deviendront un documentaire au bon succès critique, Lost In La Mancha. Sans compter ses autres travaux, qui semblent être de bon niveau, mais néanmoins méconnus…

Cet aspect de “malédiction” reviendra à la charge pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, à la fois pour le desservir et l’enrichir. On en reparlera quelques lignes plus bas.

D’habitude, je commence mes articles de critiques par un résumé de l’histoire. Et si je vous le donnais à présent ?

Synopsis: Le Docteur Parnassus, vieil homme doté de pouvoirs surnaturels, dirige une troupe ambulante, L’Imaginarium, qui convie les gens à voyager dans leur imagination. Pour cela, il peut aussi compter sur Percy, Anton et… Son propre enfant, Valentina ! Mais Parnassus est préoccupé; dans quelques jours, sa fille aura 16 ans, et lui sera enlevé si il ne réagit pas. Peut-être n’aurait-il pas dû faire de pari avec ce Mr. Nick…

Vous êtes encore probablement indécis(e)… Vous vous demandez peut-être à quoi vous devriez vous attendre si vous désirez voir ce film ? Lire ce qui suit vous apportera des éléments de réponse.

Bon, alors par où commencer ?

Évoquons, en premier lieu, l’identité visuelle du film. Ayant vu l’excellent potentiel en la matière avec Les Frères Grimm, j’espérais voir quelque chose de délirant s’imprimer dans mes rétines ! Autant vous dire que je n’ai pas été déçu… Alternant le Londres contemporain des plus convainquant et les scènes insolites de qualité lors des passages dans les imaginaires, ce n’est définitivement pas de ce côté-là qu’il faut chercher des lacunes ! Si cela peut vous éclairer davantage, pensez à Tim Burton, soustrayez-lui cette marque baroque et remplacez-là par quelque chose d’à la fois plus heureux et plus déjanté; vous obtiendrez le style visuel des scènes de l’Imaginarium !

Passons à présent à autre chose (oui, déjà !)… Si on parlait de l’histoire ?

Elle ne recèle pas vraiment de surprise si on devait parler strictement “d’un point de vue papier”. Pas de gros retournements de situation, de suspens, … Pourtant, derrière l’architecture linéaire du script, on a une impression d’inconnu. Pourquoi ? Parce que le tout est abordé différemment d’un autre film ! Le spectateur, conscient des délires visuels des scènes des imaginaires, ne sait pas si les événements vont se produire comme de coutume… Résultat ? Il ne se lasse pas, et suit jusqu’au bout les aventures de ce Docteur !

Cette impression de renouvellement -dans des ficelles pourtant déjà connues !- est renforcée par une idée excellente ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a eu beaucoup de “chance” de l’avoir eu dans le film…

C’est là que je vais revenir sur cette idée de malédiction que j’ai évoqué tout à l’heure. En plein tournage du film, Terry Gilliam et son équipe ont été chamboulés; un des acteurs, tenant un rôle primordial, est mort ! Et pas n’importe lequel : l’Australien Heath Ledger ! Ayant succombé d’une overdose de médicaments, il les quitte alors qu’il restait trois semaines de tournage ! Damned, voilà une nouvelle tuile qui va empêcher l’ex-Monty Python de terminer un film…

Mais le bougre va se ressaisir, et de quelle manière ! Car, voyez-vous, la grande majorité des scènes qui restaient à tourner avec l’interprète du Joker (génial The Dark Knight !) se déroulait dans des imaginaires… Il s’est donc dit que les personnages à l’origine de ces rêveries imagineraient le personnage -de l’acteur décédé- autrement que dans la réalité… Donc, avec d’autres interprètes ! Pour cela, le réalisateur a pu compter sur l’appui de trois autres comédiens, charismatiques qui plus est : Johnny Depp, Jude Law, et Colin Farrell !

Cette idée confère au film un renforcement de son originalité ! Elle prouve également que Mister Gilliam a “profité d’un décès” pour rebondir et rendre son film plus efficace encore !

Laissons à présent parler les notes :

-Réalisation : un Londres contemporain réussi, des imaginaires enjoués, le tout accompli avec ferveur. Terry Gilliam s’est fait plaisir, et ça se voit ! 5/5

-Scénario : un déroulement assez classique, mais le reste fait tellement dans l’originalité qu’on ne crie pas au scandale. 3.5/5

-Performances dramatiques : un autre point fort du film ! L’ultime performance d’Heath Ledger est nickel chrome, mais le reste du casting brille également ! Le niveau est inégal, mais la plupart s’en tirent bien -j’applaudis la performance de Tom Waits en  Mr. Nick !-. Mention tout de même à Johnny Depp, toujours aussi performant ! 4.5/5

-Doublage vocal français : du très bon… Comme de l’irritant (la voix française du personnage d’Anton devient insupportable avec le temps !). 3.5/5

-Bande-son: assez passe-partout, comme pour s’effacer derrière tout le reste. Dommage, ça semblait soigné ! 3/5

Note globale : 19.5/25, soit 15.6/20.


Critique de Lucky Luke

affiche-lucky-luke

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Edit du 24 mars: corrections mineures

Film de comédie français de James Huth (Hellphone, Brice de Nice)

Scénario de Sonja Shilito (Hellphone), James Huth et Jean Dujardin (Brice de Nice)

Sorti dans les salles le 21 octobre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 17 mars 2010

Durée de 1 heure 39 environ, générique de fin compris

Avec Jean Dujardin, Michael Youn, Sylvie Testud, Melvil Poupaud, Daniel Prévost…

Synopsis: John Luke, fils d’un ricain et d’une indienne, assiste dans sa jeunesse au meurtre de ses parents par le Gang des Tricheurs. Miraculeusement, il s’en est tiré indemne, ce qui lui a valu le sobriquet de Lucky Luke. Dès lors, le célèbre cow-boy, à qui la chance a toujours souri, s’est mis un point d’honneur à ne jamais tuer qui que ce soit. Aujourd’hui en mission pour le Président des USA, il doit mettre tous les bandits de Daisy Town, sa ville natale, sous les verrous…

Avant de commencer, je tiens à préciser que cette critique n’est effectuée que d’un point de vue au départ neutre, étant donné que je n’ai pas suffisamment de connaissance en la matière pour vous dire si cela s’avère respectueux du matériau d’origine (à savoir la BD dont le film est tiré). Maintenant que ceci est clarifié, débutons à l’instant.

Ce n’est pas la première fois que le personnage de Morris et Goscinny tente d’imposer sa patte au cinéma. Pour tout dire, il s’agit de la troisième tentative (je ne compte pas Tous à l’Ouest, car il s’agit d’un long-métrage d’animation) ! Le premier essai avait donné en 1991 un western de Terrence Hill, qui n’avait que trop peu de rapport avec l’univers d’origine pour convaincre. La seconde chance, c’était dans Les Dalton en 2004, où non seulement il était en retrait, privilégiant ses ennemis jurés, mais en plus, le film en lui-même était qualitativement à la traîne.

Misère de misère, vous dîtes-vous. Deux fois qu’il apparait de chair et d’os, et deux fois où il se vautre lamentablement. De quoi être méfiant en voyant ce troisième projet débarquer ? Surement ! Certaines personnes parmi vous avaient peut-être été rassuré quand vous aviez su qui revenait à la charge cette fois-ci. Tentant de sauver les meubles -et le personnage qu’ils aiment-, le duo Jean Dujardin/James Huth, fort de son succès en 2005 avec le surfeur de Nice, signe Lucky Luke, version 2009. Bien que le cinéma français aille mal, très mal, en ce moment, je me suis dit que ce en serait pas un drame de voir ce que ça pouvait donner, d’autant que je n’avais pas encore vu le cow-boy francophone en chair et en os auparavant. Et si, cette fois, c’était la bonne ?

Concernant le personnage, j’émettais quand même des doutes quant à Jean Dujardin. Le bonhomme est un bon acteur, mais ce rôle était-il vraiment pour lui ? Eh bien, il s’en sort pas mal. Pas mal du tout même ! Alors oui, ce n’est pas sa meilleure prestation, oui, ce n’est pas un Lucky Luke parfait, mais il s’en tire honorablement, là où on pouvait s’attendre à bien pire !

C’était la première chose dont je désirais des réponses avant de voir le film. Ce que je souhaitais savoir ensuite, c’est ce qu’allait donner la transposition à l’écran des idées du trio en charge du scénario. Et il faut le dire, ils sont quand même bien ambitieux: ils comptaient offrir un passé au cow-boy ! Se la jouant presque hollywoodien, la tribu de James Huth voulait que le film repose sur une dualité presque schizophrénique, entre John Luke, homme torturé et à l’enfance volée, et Lucky, le chanceux qui tire plus vite que son ombre et qui dégaine ses cordes vocales en sarcasmes et autre ironie. Seulement voilà, n’est pas Christopher Nolan qui veut ! Là où ce dernier opposait, avec efficacité, Batman à Bruce Wayne dans un génial The Dark Knight, le réalisateur français échoue à cet exercice, télescopant gravement son film ! Pourquoi ça ? On y reviendra plus loin…

Pour l’instant, attardons-nous sur l’aspect comique, le côté Lucky. Il se devait d’être réussi pour pouvoir prétendre avoir signé un bon film sur l’univers de Morris et Goscinny. Et force est de reconnaître que la plupart des gags fonctionne bien. Bien sur, il ne faut pas s’attendre à du grand art en matière de comédie, mais j’ai quand même apprécié le fait que l’équipe ait évité les poncifs du genre. Les registres de comique employés ne dénaturent pas, ne trahissent pas, ne sonnent pas faux en arrière-plan, à défaut d’être complètement dans l’esprit des gags des albums.

Il n’y a donc plus rien à craindre de ce côté-là. Avant de parler du “John Luke side”, intéressons-nous à la technique et au casting du film…

Car, il faut bien le dire, tout le visuel a été des plus soignés ! Le travail sur les costumes et les décors a porté ses fruits, haut la main ! La caméra, quant à elle, fait un travail propre et délivre une très bonne photographie.

Et les acteurs ? Hormis le cas de Lucky Luke déjà évoqué, les comédiens s’en sortent bien. Michael Youn est parfois proche du surjeu en Billy The Kid, mais l’important, c’est qu’il ne franchisse pas la frontière, ce qui est le cas. Même si je suis loin d’être un fan de Sylvie Testud, je dois admettre qu’elle campe parfaitement le personnage de Calamity Jane. Quant à Melvil Poupaud, que je vois pour la première fois, il est un Jesse James irréprochable ! La performance des autres acteurs est, à la manière de Jean Dujardin, bonne sans être extraordinaire.

Voilà, ça y est, nous y arrivons, le terrain de jeu où les anti-Huth et les anti-Dujardin vont pouvoir se donner à coeur joie ! Car, à présent, je vais évoquer le gros point noir du scénario, le genre de point qui handicape grandement le film sans que ce soit la faute à l’équipe technique…

Comme je l’ai dit plus haut, le film mise sur les deux côtés de Lucky Luke pour réussir. Lucky est déjà connu de tous, mais Luke a été conçu de toutes pièces ! En voulant développer le background du personnage pour lui rendre hommage -et lui donner plus d’épaisseur que sur cases-, le trio en charge du scénario s’est mangé un rateau très pointu ! L’idée était plus que louable, mais le résultat est désastreux, surtout en regard des moyens confortables mis à disposition ! Pourquoi donc un tel revers ? Les scènes conçues dans ce sens sont inintéressantes au possible et plombent littéralement le film ! Je n’entrerai pas dans les détails, si vous avez l’occasion de le voir, vous verrez le carnage de vos yeux… Et j’espère qu’ils n’en seront pas énuclés !

Regard, oeil, visuel… Et l’ouie, dans tout ça ? Bruno Coulais nous pond une musique à l’image de quelques jeux d’acteurs: discret mais qui marche pas mal. Quelques chansons de différents horizons viennent étoffer la gamme de notes, mais la bande-son est quand même plombée par les chansons insupportables émanant du personnage de Belle

Parlons-en, justement, de la miss. Un détail qui m’agace prodigieusement -et qui, bien sur, s’inscrit davantage dans le côté Luke-, est la présence d’Alexandra Lamy. Je ne déteste pas non plus l’actrice, mais on sent trop l’ajout supplémentaire du genre “Allez chérie, tu seras aussi la chérie de Lucky Luke dans le film”, comme pour lui faire plaisir… Son personnage est quasiment caduque !

J’évoque les personnages, mais il est aussi dommage de constater qu’ils sont justement, traités de manière inéquitable. Jolly Jumper, le célèbre cheval parlant, par exemple. Je vous rassure, il parle… Durant deux petites scènes -_- Et question fidélité, les fans vont grincer; pas de Rantanplan, ni de Dalton à l’horizon -volontairement occultés pour ne pas faire de l’ombre-…

Au final, ça vaut quoi ? Un essai particulier, car il a la particularité de renfermer deux aspects qualitatifs: le bon film… Et le mauvais. D’un côté, une comédie rafraichissante qui commence à me faire penser qu‘il y a peut-être encore quelque chose à sauver dans le cinéma français; de l’autre, un truc insipide qui ressemble à un scénario de film pour la Fox. Lucky Luke porte sur ses épaules un métissage de qualités et de défauts. Le contraste pourrait en freiner plus d’un…

-Réalisation: décors et costumes impeccables, et James Huth maitrise sa caméra. 5/5

-Scénario: terriblement en dents de scie. Porte difficilement sur ses épaules la dualité entre le Luke torturé et le Lucky comique et ironique. L’intention d’épaissir le personnage était louable, mais certains passages du film deviennent carrément à la frontière du supportable ! De même, le traitement des personnages est inégal… Si je ne devais employer qu’un seul adjectif, ce serait: déséquilibré. 2/5 (0/2.5 pour les parties Luke, 2/2.5 pour les passages comiques)

-Performances dramatiques: mes craintes sur Jean Dujardin dans ce rôle se sont avérées à moitié vrai. A défaut d’être transcendant, il campe bien son rôle. Les autres s’en sortent assez bien (Youn n’est pas loin du surjeu, excellente Testud, Melvil Poupaud impeccable). 3.5/5

-Doublage vocal français: euh… C’est un film français x) Non noté.

-Musique et bruitages: la partition de Bruno Coulais, assez passe-partout mais sympathique, est appuyé par quelques musiques issues de différents horizons (on peut percevoir un clin d’œil à Terminator 2 !), mais n’échappe pas à des chansons plus qu’horribles que nous gratifie le personnage de Belle… Les sonorités remplissent leur rôle comme il se doit. 3/5

Note globale: 13.5/20, soit… 13.5/20 !


De la musique gratuite ET légale, c’est possible !

EDIT DU 14 MAI : avec beaucoup de retard, je vous informe que cet article est obsolète, l’extension ne fonctionnant tout simplement plus du tout…
Edit du 24 mars: modifications diverses et corrections mineures

Hello, it’s me again !

Bon alors, avec quoi je vais vous faire chier je vais vous bassiner aujourd’hui ?

De la musique gratuite, légale et connue, le tout pour de vrai, ça vous dirait ???

C’est le sujet du jour !

Certains d’entre vous doivent connaître Beezik, à défaut de forcément s’en servir…

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, je vous fais le topo: Beezik est le nom d’un site au concept particulier mais fort intéressant. Le principe est le suivant: vous choisissez la musique que vous souhaitez, gratuitement ET légalement, dans le catalogue -fort de 2 millions de titres-, vous visionnez une petite séquence publicitaire, et vous récupérez votre chanson. Pour chaque téléchargement effectué, vous obtenez 30 points, et le cumul de ces derniers servira à obtenir des réductions sur les sites partenaires. Y-t-il un hic dans l’histoire ? En quelque sorte, oui; lors du lancement du site, l’intégralité du catalogue était sous DRM

Ceux qui savent ce que c’est, grincez des dents, mais rassurez-vous, j’ai de bonnes nouvelles à vous communiquer à ce sujet :)

Rassurez-vous, illustres incultes, les personnes qui ne connaissent pas ça, je vais vous le dire aussi, une fois que je vous aurai expliqué ce que c’est…

Les DRM, ou Digital Rights Management, est une des inventions les plus imbéciles conçues par l’Homme. Ce sont des dispositifs techniques qu’on met en place dans les fichiers, qui œuvrent dans le but de “protéger les droits d’auteur” et autres excuses bidons de la même catégorie. Prenons un exemple pour illustrer le propos.

Vous venez de prendre un titre sur Beezik. Ô joie, Ô allégresse, vous désiriez tellement cette chanson ! Et la voilà à présent devant vous, dans votre disque dur, prête à être écoutée en toute tranquillité… Alors comme d’habitude, vous comptiez le lire avec votre lecteur multimédia favori… Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il n’accepte d’être lu que par le lecteur Windows Media -version 11 minimum- sinon tu te brosses pour lire ton fichierCe premier caprice prive déjà Linux et Mac de Beezik… Applaudissements.

Mais attendez, j’ai pas fini, et le DRM non plus ! Bon, allez, c’est pas si grave, vous utilisez Windows Media Player -en admettant que vous soyez un utilisateur de l’OS de Microsoft, bien entendu-. Génial, la musique est de bonne qualité et tout… Il faut absolument que je la mette sur mon MP3 ! Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il refuse à ce qu’il soit copié, il est bien dans son nouveau lit douillet… Hormis si votre baladeur multimédia est compatible WMA DRM -fort peu de chance…-, vous voilà bien pigeonné(e)… Applaudissements.

Mais attendez,  j’ai pas encore fini, et le DRM non plus ! Bon, allez, on laisse tomber le baladeur. On pourra toujours l’écouter si on le grave sur CD… Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il ne laissera pas un lecteur CD de salon le lire

Etc, etc.

En gros, vous avez juste le droit de fermer votre gueule et d’aller acheter à prix fort tous les morceaux que vous désirez, vous ne pouvez les écoutez qu’avec des conditions particulièrement contraignantes

Vous avez saisi, c’est une vraie merde. Non, non, ne sortez pas les tomates !

Les vétérans de ces saloperies, vous pouvez revenir, j’ai fini les explications !

Alors, pourquoi vous parlerais-je de Beezik, si ce n’est pour vous dire qu’on ne peut quasiment pas lire les fichiers qu’ils nous proposent -ce que je trouve particulièrement con d’ailleurs- ? Pour vous faire perdre votre temps Rassurez-vous, ce ne fut pas vain…

Deux choses:

-Vous serez heureux d’apprendre que, depuis le temps, 1.2 million de titres du catalogue sont dépourvus de DRM, soit un total de 60 % ! Ce chiffre est amené à augmenter, d’ailleurs… Vous voyez, pas besoin de gaspiller de fruits !

-Pour ce qui est des 800 000 titres encore protégés par le mode pigeon, il existe désormais une solution pour s’en débarrasser… Ça fait plaisir d’entendre ça, je sais.

Seul condition: utiliser Mozilla Firefox -version 3.6 recommandée-. Ce qui n’est pas une contrainte quand on connait ce navigateur Internet de qualité ! J’ajoute que ce que je vais vous indiquer fonctionne sur tous les systèmes d’exploitation. A votre Panda roux -nous ne relancerons pas le débat, ce n’est pas un renard !-, ajoutez l’extension disponible ici. Redémarrez le navigateur… Et c’est tout ! Vous pourrez désormais aller sur Beezik et télécharger sans manipulation supplémentaire ! Les chansons vous tendent les bras ! Si vous constatez que votre fichier ne peut pas être lu, c’est qu’il doit manquer ce qu’on appelle l’extension de fichier. Selon que votre morceau soit un mp3 ou un wma, vous n’avez qu’à rajouter l’un ou l’autre en fin de nom de fichier, et le tour est joué !

Voilà, bon téléchargement gratuit et légal sur Beezik !


Critique de The Box

The Box, affiche française

The Box, affiche française

Edit du 24 mars: critique revue et corrigée

Film américain de Richard Kelly (Donnie Darko, Southland Tales)

Scénario de Richard Kelly, d’après la nouvelle Le Jeu du Bouton de Richard Matheson (auteur de classiques de la science-fiction tels que Je Suis une Légende)

Sorti dans les salles françaises le 4 novembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 4 mars 2010

Durée de 1 heure 51 environ, générique de fin compris

Avec Cameron Diaz, James Marsden, Frank Langella…

Pas de synopsis (à vous de le découvrir en visionnant le film !)

Je ne connaissais pas Richard Kelly. Je savais seulement que le bougre s’acharnait à ne pas s’insérer dans le carcan hollywoodien-ce qui m’a tout de suite intéressé !-, et qu’il amenait bien souvent ses idées à terme. 4 films seulement à son actif… Il se fit connaître grâce à son deuxième, Donnie Darko, qui fut acclamé par une communauté de fans. Southland Tales a nettement divisé tout le monde… Et voilà qu’aujourd’hui, The Box sort sur nos écrans plats. Et j’allais pouvoir faire d’une pierre deux coups !

Non seulement, j’allais pouvoir faire connaissance avec M. Kelly, mais en plus, j’allais retrouver en images la nouvelle de Richard Matheson. En effet, il se trouve que lors de mon cursus scolaire, j’ai eu affaire au Jeu du Bouton, qui est tout simplement excellent. Je ne vous cache pas qu’alors, je fus plus qu’impatient de le redécouvrir de chair et d’os ! C’est alors chaud bouillant que je découvris les premières minutes du film…

Le générique de fin est là, et j’ai pris une grosse claque cinématographique. Tout simplement. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas subi de revers aussi agréablement douloureux !

Mais par où commencer ? Par l’histoire ? Soit. Mais c’est bien parce que vous me le demandez…

Si on comparait le film avec la nouvelle originelle, on décèlerait pas mal de différences. Il faut dire que l’œuvre de Matheson rentrait plus rapidement dans le vif du sujet, pour se montrer plus efficace. Ici, Richard Kelly prend le temps qu’il faut pour poser pertinemment la situation initialeLe réalisateur fait preuve de choix judicieux, parvenant à transformer quelques paragraphes intenses en un film de 105 minutes méliorativement chargé.

Il m’est difficile d’en parler, tant il est à la fois bourré de qualités et de particularités. Pour tout dire, la première édition de cette critique invitait déjà à s’intéresser aux notes après le paragraphe ci-dessus !

Si il y a un point sur lequel il faudrait insister, ce serait l’ambiance. Le contexte nous plaçant dans les seventies, elle se devait d’être un minimum proche de cette période-là… Et là, sans fausse note, Richard Kelly vient nous coller une baffe casse-mâchoire ! La photographie est vraiment magnifique, distillant à la fois un cadre réaliste sublimé et un sentiment de rêve éveillé. Quant à la musique, composée par des spécialistes du genre, elle est plus qu’inséré dans le cadre temporel; pour tout dire, on a presque l’impression que la bande-son a été composée il y a une quarantaine d’années de ça !

Cependant, des détails m’interpellent. Par exemple, vous vous rendrez compte que la misogynie y est trop présente, ce qui m’a d’ailleurs surpris de la part de Richard Kelly… Ensuite, notamment en comparant avec la nouvelle dont The Box est tirée, on s’aperçoit de certains partis pris qui peuvent heurter certaines personnes… Enfin, mais ça ne concerne le film qu’indirectement, je pointe du doigt la campagne marketing du film, qui tend à le vendre comme un produit hollywoodien alors que c’en est pas un… Quand je vois le spot TV qui le montre comme un thriller avec une musique tirée de la saga Saw, je ris jaune…

Si certaines décisions prises pour le scénario peuvent soulever des protestations diverses, je vous recommande le visionnage de ce film, ne serait-ce parce qu’il prend à contre-pied tout ce qui se fait à Hollywood en ce moment… Vous serez plus à même de cerner ce que j’insinue après l’avoir vu…

-Réalisation: Bon sang de bonsoir ! Du cinéma net, sans bavure et audacieux ! Une photographie de toute beauté et de bons effets spéciaux viennent sublimer un travail d’orfèvre ! 5/5

-Scénario: Richard Kelly s’est approprié la nouvelle de R. Matheson avec une telle aisance ! Une transposition intelligente de l’œuvre originelle, avec beaucoup d’ajouts, pour un résultat magistral. 5/5

-Performances dramatiques: Frank Langella transpire le charisme, c’est plus qu’évident. James Marsden est très convaincant, et les seconds rôles sont très bons. Carton rouge pour Cameron Diaz, parfois proche du surjeu ! 4.5/5

-Doublage vocal français: Un très bon casting vocal qui ne vient jamais enticher le travail de Richard Kelly, malgré que Barbara Tissier ait été forcée de coller au jeu d’actrice de Cameron Diaz… 5/5

-Musique et bruitages: une bande-son parfaitement dans le ton des seventies (les évènements se déroulent en 1976). Là encore, du tout bon !!!! 5/5

-Les plus mieux meilleurs: beaucoup de choses, notamment l’ambiance, le scénario travaillé, sa chute mémorable…

-Les pires pas mieux défauts : misogynie trop présente, la campagne publicitaire qui présente le film d’une bien mauvaise façon…

Note globale: 24.5/25, soit 19.6/20 (la perfection n’existe pas, que voulez-vous !)

P.S: avant de visionner The Box, je vous recommande de lire la courte nouvelle Le Jeu du Bouton, facilement trouvable sur Internet… Même si le film diverge sur quelques points, la comparaison peut être intéressante…


Vocalture (12 janvier 2010)

Eh oui, c’est encore moi ! Eh oui, encore une “rubrique” !

Vocalture… What is this ? C’est la contraction de “Vocal Culture”. Quand vous regardez un film doublé en français, quand vous jouez à un jeu aux protagonistes doublés, quand vous regardez un animé… Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblait les doubleurs de voix ? Vous vous êtes peut-être déjà imaginé à quoi ils ressemblaient… Cette rubrique a donc pour objectif de vous montrer qui double qui, quoi (pas très clair, quand on le dit comme ça xD).

Pour le premier Vocalture, nous allons nous pencher sur les voix anglaises de Dissidia…

Le Guerrier de la Lumière est doublé par Grant George (pas de photo sur lui). Acteur vocal assez discret, il a pourtant participé à de nombreux doublages, comme Soul Calibur III et IV, où il est la voix anglaise de Kilik (mais chut, il y est pas crédité). Il a participé à de nombreux anime, dont Fate/Stay Night et Bleach.

Voici la voix de Firion !

Firion doit sa voix à Johnny Yong Bosch. Un nom qui ne dit rien, et pourtant… C’est la voix de Nero, héros de Devil May Cry 4 ! Il a aussi participé à des doublages de jeux estampillés Resident Evil. Comme Grant George, il participe à moult productions.

Le Chevalier Oignon a sa lourde tête appuyé par la voix de Aaron Spann (pas de photo), qui avait auparavant surtout participé à des Disney.

Mister Harvey, c'est ta bouche !

Cecil Harvey a deux côtés pour une seule voix: celle de Yuri Lowenthal. Acteur comme doubleur vocal, on peut l’apercevoir dans quelques épisodes de la série TV Terminator. Sa voix a participé à de gros jeux vidéo comme Assassin’s Creed 2, Uncharted 2, Bayonetta

La voix de l'imiteur Bartz, c'est lui !

Bartz a copié la voix de Jason Spisak, qui a participé à plusieurs jeux vidéo et séries TV.

A jolie voix... N'est-ce pas Terra ?

Terra est sublimée par les prestations vocales de Natalie Lander. Elle n’a pas participé à beaucoup de projets, quelques jeux vidéo et aussi des émissions de télé-réalité. On la retrouvera prochainement dans God Of War III, où elle doublera Pandore.

Tu ne te tourmentes pas autant que Cloud, toi !

Cloud ayant déjà fort à faire avec son épée, c’est Steve Burton qui se charge de parler ! Voix anglaise officielle de Cloud dans toutes les œuvres où il apparait (sauf Final Fantasy VII, pas doublé), il multiplie les projets de peu d’envergure à côté.

Squall n’est pas seul et peut compter sur Doug Erholtz (pas de photo). Doubleur officiel de Squall depuis les jeux Kingdom Hearts, il est également la voix du combattant Vega dans Street Fighter IV. A côté de cela, plusieurs participations de moindre envergure.

Djidane a volé la voix de Bryce Papenbrook (pas de photo). Ce dernier est surtout connu pour être la voix anglaise de Guan Ping dans de nombreux jeux de la saga Dynasty Warriors.

Toi aussi, tu joues au blitzball ?

Depuis FF X, James Arnold Taylor double le fougueux Tidus. Hormis cela, il a participé à plusieurs séries TV comme Star Wars: The Clone Wars. Il a également participé au deuxième succès cinéma de 2009, à savoir L’Âge de Glace 3.

Cosmos a pour doubleuse cosmique Veronica Taylor (pas de photo), connue pour être la voix officielle de la journaliste April O’Neil des Tortues Ninja (pas les vieux, ceux des 2000′s).

Garland s’appuie sur Christopher Sabat (pas de photo) pour sortir des “I’ll crush you !”. Le loustic est connu de tous pour être la voix de Vegeta dans divers Dragon Ball (jeux, anime…).

L’Empereur a assujetti Christopher Corey Smith (pas de photo) pour qu’il lui prête sa voix. Contrairement à ce que les fans les plus cons les moins renseignés pensent, ce n’est pas David Bowie qui double Mateus ! Christopher C. Smith n’a participé quasiment qu’à des jeux vidéo.

Tu ne souris pas pour les mêmes raisons, une fois Nuage des Ténèbres...

Laura Bailey se fond dans les Ténèbres des nuages pour doubler le Nuage des Ténèbres. Elle a participé à plusieurs projets, sa dernière prestation connue remonte au doublage du personnage principal Angela Miller dans Resident Evil Degeneration.

Golbez a puisé dans la thaumaturgie pour obtenir la voix de Peter Beckman (pas de photo). Dissidia est sa première participation vocale.

Gerald C. Rivers (pas de photo) s’est fait absorber dans les mains d’Ex-Death, mais ce dernier a gardé sa voix. A part être la voix de M.Bison dans Street Fighter IV, peu de projets, et encore moins de connu !

Dave Wittenberg (pas de photo) fait le zouave avec Kefka. Il a participé à de nombreux projets.

Maman !!!

Séphiroth a toujours la voix particulière de George Newbern. Hormis le fait qu’il double ce légendaire œdipien à chacune de ses apparitions, il a participé à plusieurs projets. Vous pouvez le voir en chair et en os dans le film Saw VI sous les traits d’Harold Abott.

Ultimecia doit sa voix sensuelle à Tasia Valenza (pas de photo), qui a participé à de nombreux projets. Elle a notamment doublé la redoutable Sniper Wolf dans MGS et son remake Twin Snakes.

Acte XV, Scène 51, ligne 4622 : Kuja est précis !

Les belles paroles de Kuja sortent de la bouche de JD Cullum, qui a collaboré dans de nombreux projets.

Calmos, Jecht !

Jecht, le barbare au grand cœur, doit sa voix joviale à Gregg Berger, qui le suit depuis FF X. De nombreuses participations, le lascard est notamment la voix du vieux sniper The End de MGS 3.

Shantotto: grande bouche et petite taille x)

Cette frimeuse de Shantotto est doublée par Candi Milo. A participé à plusieurs projets, mais pas beaucoup de jeux vidéo parmi eux.

L’impartialité de Gabranth a été tolérante envers Keith Ferguson (pas de photo), son doubleur depuis FF XII. Plusieurs participations, notamment dans L’Âge de Glace 3.

Now, Despair !!!

Le terrible Chaos est doublé par une quasi-star ! En effet, Keith David est là où ça marche: sergent dans Modern Warfare 2, voix dans le prochain Disney…

Cid de Lufénia est doublé par un spécialiste de la narration, à savoir Ken Gates (pas de photo). Hormis deux jeux (Valkyrie Profile et Bullet Witch), il est le narrateur des épisodes TV et films de Pokémon !

Voilà, le premier Vocalture touche à sa fin. N’hésitez pas à soumettre dans vos commentaires sur quelle production le prochain doit être consacré !

P.S: vous féliciterez WordPress pour la mise en forme exemplaire de la page -_-.


Vous reprendrez bien un peu d’humour ?

Alors jouez avec nous !

Le but ? Ci-dessous :

Le Jeu

Le Jeu

Pour les anglophobes :

“Félicitations. Vous jouez maintenant au jeu (même si vous n’étiez pas prêt).

Le jeu est très simple :

-Vous y jouez toujours.

-Vous ne pouvez gagner. Vous êtes voué à l’échec.

-Tant que vous vous rappellerez de ce jeu, vous perdrez.

-Après votre défaite, vous avez 30 minutes durant lesquelles vous pourrez vous rappeler du jeu sans le perdre.

-Le simple fait de parler de ce jeu à quiconque les y font jouer.

-Le but du jeu est d’avoir tous les habitants de la Terre en train d’y jouer.

LE JEU

Vous venez de perdre.”

Jamais vu de jeu aussi compliqué !


Critique de 2012

Affiche française du film

Affiche française du film

Film catastrophe américain de Roland Emmerich (Le Jour d’Après, Independence Day)

Scénario de Roland Emmerich et Harald Kloser (10 000)

Sorti dans les salles françaises le 11 novembre 2009, sortie du DVD et Blu-Ray Disc aux alentours de mars 2010

Durée de 2 heures 40 environ

Avec John Cusack (La Ligne Rouge, Les Ailes de l’Enfer), Chiwetel Ejiofor (Inside Man, American Gangster), Oliver Platt (Docteur Doolitle, L’Homme Bicentenaire), Danny Glover (la saga Arme Fatale, Saw), Woody Harrelson (Sept Vies, Bienvenue à Zombieland)…

Synopsis: on en a franchement besoin ?

C’était le film événement de cette fin d’année. Le teuton Roland Emmerich, qui avait déjà retourné le globe par des extraterrestres (ID), un lézard radioactif (Godzilla) ou par une congélation gigantesque (Le Jour d’Après), rempile avec sa vision du monde ravagé par une prédiction ancestrale. Après un 10 000 toujours bien réalisé mais trop peu cohérent et bizarre, le sieur catastrophe revient sur des terres qu’il maitrise nettement mieux. On sait que la plupart de ses films à succès repose avant tout sur des effets spéciaux dantesques (ce qu’Uwe Boll, l’Ed Wood allemand des années 2000, ne manquait pas de critiquer…), ce que 2012 ne contestera pas. Bien au contraire, le film est à la fois une parfaite démonstration et une pure synthèse du travail du cinéaste allemand. Explications.

Comment parler de ce film sans évoquer les effets spéciaux. Et comment pourrait-on les blâmer ! Impressionnant de détail, de justesse et de précision, ils atteignent ici un niveau incroyable. Je pense en particulier aux mouvements de vagues (vous pouvez en avoir un aperçu sur l’affiche ci-contre) d’un réalisme saisissant (quel travail monstre pour faire ça !)… C’est le point fort du film (encore heureux, c’est un film catastrophe !), mais quel point ! Ça fait vraiment plaisir de voir que l’équipe ne s’est pas retenue… Mais n’allez pas croire que le film fait immédiatement dans du rentre-dedans !  La patte du réalisateur se ressent dès le départ; en effet, il prend le temps qu’il faut pour installer son univers et ses protagonistes. Comme toujours avec le teuton, on a un jeu d’acteurs soigné (c’est la première fois que je voyais Chiwetel Ejiofor dans un film, et ça fait plaisir de voir un acteur aussi impliqué); et malheureusement, comme toujours avec sieur Emmerich, on a le droit aux stéréotypes désagréables.

Et oui, il a des défauts, le film événement de l’année (non, les filles en rut, ce n’est pas votre bel Edward, l’attraction de fin 2009… Oh la vache, il a déjà battu 2012 au Box Office ! Misère…) ! Et le défaut principal est toujours le même depuis quasi tous ses films (si ce n’est tous), à croire qu’il n’en fait qu’à sa tête… Les personnages qu’il implique dans l’histoire sont clichés et porteurs d’une idéologie qui fait trop de ce film un produit américain… On retrouve le père de famille (américain) divorcé qui doit reconquérir l’estime de son fils (américain), la mère de famille (américaine) qui ne sert qu’à protéger ses enfants (américains), la fille (américaine) qui ne fait qu’écouter ses parents (devinez leur nationalité)… Pour résumer, la famille américaine selon Emmerich (allemand), c’est le père qui agit et les autres qui suivent [le sexe féminin (américain) est parfois même vu comme encombrant...] Et encore je me suis arrêté à la famille américaine ! Parce que je pourrais évoquer la famille présidentielle (américaine), les politiciens (américains) qui échafaudent des plans dans le dos de la population (américaine), les scientifiques (américains) qu’on écoute que quand c’est trop tard… J’aurais pas été contre que le réalisateur ose renouveler ces mécanismes. D’autant plus que quelque part, cela handicape gravement le film; en effet, le 21 décembre 2012 va, selon les mayas, plonger dans la destruction… Le monde entier ! Alors pourquoi ne voit-on que les Etats-Unis de ravagés ? Et le Vieux Continent ? L’Amérique du Sud ? L’Océanie ? Pour limiter les dégâts de ce côté-là, sieur Emmerich a quand même pris quelques mesures… Ainsi, on verra quelques présidents  (fictifs, mais pas américains) de divers pays (quoi de mieux qu’un petit G8 pour les faire apparaître…). Mais on aurait bien voulu voir la Tour Eiffel tomber, la Sagrada Familia se briser, Big Ben s’effondrer… Rien de tout ça, car un film de Roland, c’est un film à la vision étriquée où le monde est reflété par les seuls USA. Ça laisse un sale goût dans le bouche, qui s’évapore aussitôt que la vague d’effets spéciaux vienne s’imprégner dans nos rétines de cinéaste imbécile pour comprendre que l’Amérique, c’est trop bien… Petite chose que j’ai quand même apprécié dans ce déluge de clichés pro-américains: le Président des USA est ici désarmé et se préoccupe de la population (certes, c’est toujours comme ça dans un film du teuton, mais ça change des présidents superhéros…)… Américaine, of course.

Oui je sais, c’est amusant de voir que le paragraphe des défauts soit plus gros, mais cela n’empêche pas le film de rester très amusant. Les effets spéciaux devraient suffire à vous convaincre ;)

-Réalisation: euh, je pense que vous avez saisi d’avance la note que je vais attribuer… 5/5

-Scénario: situation initiale bien posée et qui prend son temps, pas mal de tensions lors des scènes de catastrophe, personnages clichés au possible et pro-américanisme de rigueur. 3.5/5

-Performances dramatiques: j’étais assez perplexe quant à la présence de John Cusack… Heureusement, il y a de quoi se tromper. Bon jeu global. 4/5

-Doublage vocal français: assez craintif là-dessus, mais au final, là aussi ça passe très bien ! 4/5

-Musique et bruitages: musique martiale et juste, bruitages immersifs. 4.5/5

-Les plus mieux meilleurs: effets spéciaux, ambiance sonore, jeu d’acteurs, de l’humour, situation initiale qui s’installe en douceur…

-Les pires pas mieux défauts: “vive l’Amérique”, clichés emmerichiens en puissance, fin un peu trop gentille, autres pays sous-traités (parfois à peine cités !)…

Note globale: 21/25, soit 16.8/20.


Petit délire qui circule partout

Si vous tenez à sous-titres, rendez-vous ici et ajoutez ?subtitle=fr à la fin de l’URL…


Critique express de Terminator: Renaissance

Affiche française du film

Affiche française du film

Film d’action science-fiction anglo-germano-américain de McG (les Charlie’s Angels)

Scénario de John Brancato (Clones, Catwoman), Michael Ferris (Clones, Terminator 3, The Game) et Jonathan Nolan (The Dark Knight, Le Prestige), sur un script de Trudy Ramirez (premier travail)

Sorti dans les salles françaises le 3 juin 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc le 19 novembre 2009

Durée d’une heure 42 environ (générique de fin non compris)

Avec Christian Bale (The Dark Knight), Sam Worthington (prochainement dans Avatar et Le Choc des Titans), Anton Yelchin (Star Trek version 2009), Bryce Dallas Howard (Spiderman 3, Le Village), Helena Bonham Carter (Harry Potter et le Prince de sang-mêlé)…

Synopsis: 2003. Tandis que le Jugement Dernier se rapprochait dangereusement, un condamné à mort du nom de Marcus Wright accepte de donner son corps à la science… 2018. Comme chacun le sait, le Jugement Dernier s’est produit, au grand dam de John Connor, leader prophétique de la Résistance, qui avait tout fait pour l’empêcher. Mais c’était seulement retardable… Le programme autonome de défense militaire de l’armée, Skynet, avait pris les commandes et s’employait à éradiquer sa plus grande menace: l’humanité tout entière. Ce jour du Jugement Dernier, la moitié de l’espèce humaine a été rasée par des attaques nucléaires. L’autre moitié s’est depuis organisée pour lui résister. Mais ce n’est pas le futur contre lequel Sarah Connor, la mère de John, avait mis en garde… Il n’est pas le leader incontesté, bien qu’il reste un sauveur aux yeux de nombreux résistants. De plus, la Résistance ne peut pas gagner cette guerre si ça continue ainsi. Mais une découverte pourra peut-être tous les sauver…

La saga Terminator, initiée par James Cameron, voit ici son quatrième épisode voir le jour. Point de départ d’une nouvelle trilogie, elle prend le relais après un troisième opus très sympathique mais en-deçà de ses prédécesseurs, considérés encore aujourd’hui comme des piliers du film de science-fiction. Mais que vaut cette Renaissance ?

Il est vrai qu’on pouvait s’inquiéter quant au projet, quand on voit qui le réalise… McG n’avait réalisé que deux longs-métrages plutôt quelconques, ce qui n’était pas tout à fait rassurant. Eh bien force est de reconnaitre que le bonhomme a une très bonne maitrise de la technique. Il sait manier la caméra, et pas qu’un peu, puisqu’il ouvre l’ère 2018 avec deux plans-séquences dantesques et parfaitement contrôlés ! On remarquera les effets spéciaux amplement réussis, avec des Terminator au poil et un bon matte-painting global (on fera une minute pour feu Stan Winston, le génial marionnettiste décédé durant le tournage…). ILM ne déroge pas à sa réputation de maître des FX… Côté interprétation des acteurs, c’est du bon boulot, hormis quelques hics. Premièrement, bien qu’ils s’en sortent très bien tous les deux,  j’aurais plus vu Bale interpréter le rôle de Worthington et inversement. Deuxièmement, j’ai pas trop aimé qu’on ait donné le rôle de Katerine Brewster-Connor à Bryce Dallas Howard, trop gentille pour un rôle de femme déterminée qu’on avait vue dans Terminator 3 (à ce titre, j’aurais bien revu Claire Danes…). En revanche, Anton Yelchin est vraiment une très bonne surprise, et sa ressemblance avec un personnage vu dans le premier Terminator (normal, vous comprendrez…) devrait interpeler pas mal d’entre vous… A ce titre, on appréciera les nombreux clins d’oeil faits à la première trilogie (dommage que ça ne va pas plus loin). Le scénario, bien qu’un peu faiblard et prévisible par moments, reste sympa. L’ambiance générale lorgne vers les Mad Max, ce qui peut paraitre peu fidèle à la vision Cameronique du futur. Mais comme déjà dit, ce futur n’est pas exactement le même… En bref, un très bon divertissement, mais qui reste un peu creux dans son scénario et qui n’apporte pas grand chose à l’univers.

-Réalisation: nul besoin de disserter là-dessus: techniquement parlant, McG assure ! 5/5

-Scénario: creux, mais bourré de clins d’oeil, action explosive mais l’univers n’est pas plus étoffé. 2,5/5

-Performances dramatiques: bon jeu d’acteurs global (très bon Anton Yelchin), Bryce Dallas Howard a un rôle pas taillé pour elle, et Bale et Worthington auraient du échanger… 3/5

-Doublage vocale français: du bon boulot, mais manquant peut-être un peu d’audace. 3,5/5

-Musique et bruitages: bande-son en retrait dans les musiques, bruitages efficaces. 3/5

Note globale: 17/25, soit 13,6/20.


Critique de Harry Potter et le Prince de sang mêlé

Affiche française du film

Affiche française du film

Film fantastique anglo-américain de David Yates (Harry Potter et l’Ordre du Phoenix)

Scénario de Steve Kloves (les quatre premiers Harry Potter)

Sorti dans les salles le 15 juillet 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc le 18 novembre 2009

Durée de deux heures 24 environ (générique de fin non compris)

Avec Daniel Radcliffe (tous les HP), Rupert Grint & Emma Watson (tous les HP), Michael Gambon (tous les HP à partir du 3), Alan Rickman (tous les HP, Die hard, Robin des bois-Prince des voleurs)…

Synopsis: Harry Potter a une nouvelle fois vu un de ses proches mourir; son parrain Sirius Black a passé l’arme à gauche, et celui qu’on nomme l’Élu n’a désormais plus de famille (excepté peut-être sa tante Moldu). A l’heure où le monde de la magie ose enfin s’organiser pour lutter contre les forces de Lord Voldemort, Harry reçoit la visite d’Albus Dumbledore, légendaire sorcier seul capable de battre le seigneur des ténèbres en duel. Le directeur de Poudlard aura besoin de l’aide de l’Élu tout au long de l’année pour percer à jour le secret terrifiant de Voldemort. Mais cette année, un terrifiant adversaire menace plus que jamais les élèves: l’adolescence ! Les conquêtes sentimentales fusent, et aucun n’y échappera… Sauf Drago Malefoy, qui va manigancer ce qui conduira à l’ébranlement non seulement de Harry, mais aussi de Poudlard tout entier…

Rah quel déchirement, quel tourment, quel torture ! Nous sommes ici en présence du meilleur film Harry Potter de la série, entaché par des défauts qui prennent ici une ampleur plus grande que précédemment. Explications.

Le sixième tome de la série est l’un des plus appréciés des fans (à juste titre). Après avoir signé un cinquième opus tout à fait convainquant (d’autant plus quand on sait que L’Ordre du Phoenix est le tome le plus difficile à transposer au cinéma !), le réalisateur David Yates (également en charge de l’adaptation en deux parties de l’ultime volet, à venir en fin 2010 et été 2011) rempile et cette fois change quelque peu ses objectifs. Ainsi, le scénariste Steve Kloves (qui avait signé de bonnes adaptations des quatre premiers tomes, mais qui n’a pas participé au cinquième volet) revient dans l’équipe du film. L’orientation prise par les deux hommes peut déconcerter: David Yates décrit cette sixième année comme celle du triptyque “sex, drugs & rock’n roll” ! Il explore donc les aspects de l’adolescence (légèrement traités auparavent), et il faut avouer que c’est plutôt audacieux de sa part ! D’autant plus que son initiative est risquée, car explorer “l’âge bête” peut mettre en recul l’univers magique. Mais il faut avouer que ce n’est pas tellement le cas. Mais le tandem se montre encore plus audacieux par la suite, car comme pour palier à l’absence de certaines scènes du livre (ADAPTATION oblige), ils en ont rajouté deux ! Bien qu’elles ne soient pas très indispensables, on ne dit pas non à ce genre d’initiative. L’essentiel du livre est retranscrit comme il faut (bon boulot, Steve !). Mais il y a un hic, parfois très gênant: sans être “fourre-tout”, le film aborde de nombreuses choses; parfois c’est superficiel, et parfois c’est travaillé en profondeur. Un tel déséquilibre peut paraitre désagréable. En revanche, il est plaisant de voir que cet épisode se montre ténébreux par moments (la fin est la plus pessimiste de tous les HP jusqu’à présent ! Et ce, malgré la petite séquence de transition avec le dernier opus qui suit peu après…), et l’humour fait mouche à chaque fois^^ Les effets spéciaux sont toujours aussi soignés, le montage propre. Ce qui frappe également sur ce sixième Harry Potter, c’est la photographie. Bruno Delbonnel a fait un travail somptueux ! L’image est “magique”, les couleurs alternent entre ténèbres et lumière… Non, vraiment magnifique ! La partition musicale est d’ailleurs du même acabit (sur le cinquième HP, c’était un peu transparent). L’interprétation des acteurs est toujours aussi bonne, et les nouveaux s’en sortent bien (très bon Jim Broadbent en Horace Slughorn !). Mention spéciale à Tom Felton, très bon en Malefoy meurtri par le choix ! Ternissons le tableau en évoquant les défauts de ce prince “métisse”…

D’abord, il y a ce sentiment de fourre-tout, évoqué tout à l’heure, qui gâche un peu le plaisir. Mais le plus flagrant: pourquoi ne pas avoir fait un film de trois heures et plus ? Ces deux heures 24 sont bien trop juste pour transposer le sixième volet ! Cela aurait permis une plus grande fidélité et l’approfondissement de certaines choses à peine évoquées… Le cinéma a déjà montré que le public est capable de rester plus de trois heures dans une salle, alors pourquoi ne pas avoir osé !!!!?????

-Réalisation: David Yates est en bonne forme, soyez rassuré(e) ! 4/5

-Scénario: difficile de transposer un matériel aussi riche en seulement 144 minutes, et Steve Kloves en fait partiellement les frais… De très bonne facture sinon. 3.5/5

-Performances dramatiques: comme d’habitude, on a le droit à un jeu d’acteurs pertinent, et certains brillent particulièrement. 4.5/5

-Doublage vocale français: le même très bon niveau que d’habitude, malgré le remplacement des voix de McGonagall et d’Hagrid. 4/5

-Musique et bruitages: brillante partition de Nicholas Hooper, qui sort enfin de son cocon. Des bruitages sympa et punchy. 4/5

-Les plus mieux meilleurs: jeu d’acteurs, la photo du film sublime, l’orientation prise par David Yates, la musique, scénario large…

-Les pires pas mieux défauts: … mais qui, à trop ratisser, survolent certaines choses, durée du film trop étroite pour un bouquin aussi riche, traitement inégale en profondeur des personnages (Hagrid seulement dans deux scènes !), alternance entre scènes comiques et séquences sombres parfois difficile, scènes ajoutées manquant d’intérêt (mais on salue l’initiative)…

Note globale: 20/25, soit 16/20.


Test: Painkiller Universe

Jaquette

Jaquette

Edition du 22 novembre:

J’ai oublié d’évoquer l’existence d’un nouveau Painkiller, sortie il y a pas longtemps. Intitulé Resurrection, cet itération s’avérerait être de moins bonne qualité encore que Overdose… Sic.

A noter la sortie également d’un pack Painkiller: Pandemonium, qui regroupe Painkiller Universe et et Resurrection et qui inclut un éditeur de niveaux, tout ça pour un prix entre 40 et 50 euros…

Fin de l’édition

Roh…… Ça faisait un moment que je le trainais dans mon tiroir (depuis juillet 2009, c’est dire !), et je ne tilte que maintenant… Et vu que ça manque de jeux vidéo ici, je vais faire une pierre deux coups^^

Mais c’est quoi, ça ? Certaines se posent la question (comme p-e Kadaj) et d’autres le savent déjà (Treintafouire notamment^^). Painkiller Universe est un DVD comprenant pas moins de trois jeux vidéo:

-le jeu original, Painkiller; développé par le studio polonais People Can Fly, le joueur n’a d’autre objectif dans ce FPS… Que de tuer du démon. C’est tout;

-sa seule extension officielle, Painkiller: Battle Out Of Hell; toujours développé par People Can Fly (qui sera ensuite racheté par Epic Games), elle rallonge l’aventure principale tout en rehaussant légèrement la technique;

-enfin, un mod amateur devenu jeu commercial à part entière, Painkiller Overdose; conçue par Mindware Studio, le principe reste le même, même en débarquant 3 ans après le premier jeu…

Que valent les trois jeux ? Réponse dans les trois mini-tests qui suivent !

-Painkiller: vous êtes Daniel Garner, et vous avez un petit problème… Vous êtes mort. Damned ! Tandis que votre femme, Catherine, se la coule douce au paradis (elle aurait pu vous attendre !), vous, vous êtes coincé au purgatoire. S******** d’accident de voiture ! C’est alors que Samael, porte-parole divin, vous propose un marché: si vous parvenez à occire l’armée de Lucifer ainsi que ses puissants généraux, vous pourrez envisager de devenir papa au paradis et de pisser sur les gens que vous n’aimez pas. Envouté par ses puissantes possibilités, vous acceptez de devenir le tueur à gages du paradis (qu’on ose dire qu’après, Dieu utilise des méthodes orthodoxes !), et vous vous en allez casser du démon à coup de gros calibre. Oui, je sais, vous êtes pantois devant tant d’originalité et de qualité. Mais le but avoué du jeu n’est pas de proposer du MGS, mais plutôt du FPS pur et dur. Ici, point de subtilité, pas de critères de réalisme (sauf les valdinguages de morceaux d’adversaires, excellemment régis par Havok 2.0), et encore moins de douceur et de liberté: vous entrez dans une salle, les portes se ferment, vous tuez les ennemis qui se ruent sur vous, les portes s’ouvrent, vous passez à la salle suivante. De quoi susciter une mécanique répétitive, mais au final, ça colle bien au concept. People Can Fly veut ici tout simplement revenir aux racines du FPS: on tire, on avance, on tire, on avance… Et ça marche rudement bien ! Graphiquement, bien que le jeu soit âgé (sorti en 2004, quand même), c’est vraiment très joli ! Textures soignées et détaillées, animations impeccables, un level-design parfois à tomber (je pense notamment à la Tour de Babel). Seule ombre à ce tableau: des décors parfois un petit peu anguleux. Mais on ne fait pas bien attention, on est occupé à massacrer^^ D’un point de vue sonore, c’est du grand art: les bruitages sont dynamiques en plus d’être bons (un petit coup de fusil dynamitera la maison avec les hauts-parleurs à fond !), et les musiques, jonglant entre métal bien costaud (slurp) et ambiance splendide (mention spéciale au thème de la Tour de Babel et celle du Monastère), sont une vraie prouesse. Le gameplay, volontairement limité, est tout bonnement jouissif^^ La seule grosse lacune du jeu est le multijoueur, grandement déserté et assez limité par rapport aux ténors du genre. Et puis, il n’y pas beaucoup d’armes (painkiller, fusil à pompe avec geleur, lance-pieux avec grenades, lance-grenades avec sulfateuse et lance-shuriken avec électrifieur). Next !

-Battle Out Of Hell: vous êtes tout content, vous venez de buter le dernier général et vous vous apprêtez à aller rejoindre Catherine. Oui mais non, car c’est pas fini… La dizaine de niveaux ajoutée, bien qu’inégale, et tout aussi soigné d’un point de vue design (vous allez adorer l’Orphelinat, le Parc d’Attractions, la Ville Morte…). Le gameplay reste le même, mais on ne dit pas non aux deux nouvelles armes^^ (mitrailleuse avec lance-flammes et lance-clous avec lance-mines). Les musiques se passent de métal cette fois, mais n’en reste pas moins de bonne qualité (la musique du boss final est sublime :p). Passons au dernier !

-Overdose: vous êtes Bélial, fils du Ciel et de l’Enfer (sacré métissage !) et Maître des Dimensions (vous êtes plein de personnes aujourd’hui !). Lucifer vous craignant comme la peste, il vous a enfermé dans une prison infernale. Tandis que vous regardez avec amour votre triblog préféré, la porte de votre cellule s’ouvre. Lucifer est passé à trépas ! Pour fêter votre liberté, vous décapitez le geôlier et vous vous servez de sa tête comme d’une arme ! Mais par quoi commencer ? Se venger de tout le monde ? Découvrir comment Lucifer est mort ? Les deux à la fois bien sur ! Le gameplay n’a pas changé d’un iota, mais sur certains points ça a quelque peu régressé; par exemple, les munitions sont en quantité bien plus réduites, tant et si bien que certains portions de niveau ne se font qu’avec le painkiller (relooké ici en une sorte de cube magique)  ! De plus, changer le design des armes que l’on connait ne suffit pas à effacer totalement notre déception de voir que le changement n’est pas qu’esthétique… Enfin, et c’est surement le plus grave des défauts: on a vraiment l’impression par moments que le jeu est horriblement mou ! Autres défauts que l’on cite rapidement: premier stage insipide, temps de chargement un poil trop lents, difficulté mal dosée… Hormis tout cela, ça reste un Painkiller honnête, sans surprise mais qui reste efficace par moments.

Notes:

Painkiller et BOOH: 16.5/20

Overdose: 12/20

Note globale: 15/20.

Vous avez trouvé un nouveau chouchou des FPS^^


Critique de Prédictions

Affiche française de Prédictions

Affiche française de Prédictions

Thriller américain d’Alex Proyas (I-Robot, The Crow).

Scénario de Stiles White (Poltergeist version 2008, et Boogeyman-La Porte des Cauchemars), Juliet Snowden (Poltergeist version 2008, et Boogeyman-La Porte des Cauchemars), Stuart Hazeldine (premier travail en tant que film, a scénarisé un téléfilm auparavant), Alex Proyas et Ryne Pearson (premier travail), sur une idée de Ryne Pearson.

Sorti en salle française le 1er avril 2009, en DVD et Blu-ray le 23 septembre.

Durée de une heure 56 minutes environ.

Avec Nicolas Cage (Bangkok Dangerous version 2009, Benjamin Gates 1 et 2…), Rose Byrne (28 Semaines plus tard, Star Wars Episode II…)…

Synopsis: John Koestler, physicien, vit seul avec son fils Caleb depuis la mort de sa compagne. Éminent astronome, les planètes n’ont pas de secrets pour cet enseignant universitaire. Sa routine va être bouleversé lors d’un événement somme toute peu ordinaire: l’école de Caleb va déterrer une “capsule temporelle” datant de 50 ans, dans lequel se trouvent les dessins d’enfants de 1959. Mais le fils de John obtient un dessin peu commun: une série de chiffres qui indique des dates de catastrophe de ces 50 dernières années. Problème: il reste trois drames à venir… John, après décryptage de cet étrange succession numérique, va tenter de prévenir les accidents…

Comme vous avez pu le voir, on retrouve du terrain connu comme de l’originalité dans ce scénario. Mais Prédictions représente aussi un enjeu crucial pour deux personnes. D’abord, Alex Proyas, de retour après le sympathique, mais trop gentil I-Robot, qui va devoir confirmer sa position de cinéaste de science-fiction confirmé. Ensuite, le film doit être la bouée de sauvetage de Nicolas Cage. En effet, l’acteur, qu’on sait doué, enchaîne les nanars à une vitesse alarmante (Bangkok Dangerous version 2009, les Benjamin Gates, sans compter l’horriblement nul Ghost Rider), et devait trouver un rôle qui le remette mieux en valeur (et sans moumoute !). L’enjeu est-il réussi ? Prédictions est-il à recommander ?

Je ne puis répondre formellement, mais je dirai qu’il faudrait tout de même le voir ne serait-ce qu’une fois.De bonnes comme de mauvaises surprises jalonnent un film inégal en qualité, mais généreux en idées. Hormis le fait de retrouver avec plaisir un Nicolas Cage dans un rôle non-nanar ni moumoute, le jeu d’acteur est globalement convainquant.La photographie est soignée et verse dans le propre, mais pas dans le synthétique. La musique divine nettement davantage, avec les belles interventions de Marco Beltrami, mais en mauvais décalage avec l’image (dur de réussir cet exercice aussi bien que dans Watchmen !). Mais venons-en à l’une des attractions du film: les catastrophes. Gros points forts de cette production, les trois accidents sont différentes les unes des autres, mais toujours efficaces. Je peux vous en faire une description sans spoiler l’histoire^^.

Le premier drame est un crash d’un avion.Son atterrissage spectaculaire n’est cependant pas la principale efficacité de la scène; ici, la prouesse n’est pas principalement due aux effets spéciaux, mais plutôt au réal’. En effet, Alex Proyas a fait le choix de faire un plan-séquence, et force est de constater que c’est un coup de maître. Pas de coupure ni de montage n’a été effectué, depuis le crash de l’avion jusqu’au changement de séquence ! Le tout est filmé de manière continue, la caméra fait de sacrés voyages, et le tout ne flanche nullement ! Cette facilité de maîtrise de la caméra rend la scène très intéressante… Bien sur, les acteurs sont aussi impeccables du début à la fin. Bref, beau boulot là-dessus.

Le deuxième accident, c’est la rame de métro qui déraille. Bon, ici ce n’est pas un plan-séquence comme tout à l’heure, deux choses ici font la force de la scène. Tout d’abord, c’est techniquement très impressionnant. Ensuite, c’est d’une violence inouïe, et ce sans la moindre goutte de sang ! Une scène que la caméra filme aisément. Encore du beau travail.

Le dernier drame, je ne vous dirai pas ce que c’est, mais je peux vous dire que c’est vraiment très impressionnant !

Mais bon, inévitablement, le film est entiché de bien vilains défauts. Le plus vilain d’entre eux, est la fin du film, plus précisément son twist-ending*. La révélation finale* est dure à digérer, car non-seulement elle accumule les clichés, mais en plus elle semble affirmer les thèses d’une secte dont je me tairai le nom (mais vous la connaissez surement…), ce qui peut franchement très mal passer; les images de fin vont faire grincer de nombreux dentiers… Après, l’intrigue n’est pas mauvaise, mais fragile, certains enjeux peuvent être trouvés avant la fin (grrrr) du film. Des personnages sont sous-exploités (le collègue de John, pas vraiment utile), et la vision des choses est parfois très manichéenne. Hormis ces fâcheux inconvénients, difficile de résister face à un jeu d’acteur soigné, à une caméra nickel, et surtout à des effets spéciaux impeccables, grande force du film. Plus vous serez allergique à son twist-ending*, moins il vous paraitra indispensable.

-Réalisation: une caméra délicieusement habile, qui ose, mais sans trop se mouiller. Mention spéciale au plan-séquence ! 4/5

-Scénario: plutôt malin, parfois trop prévisible, des éléments secondaires franchement dispensables, et surtout un twist-ending* vraiment douloureux. 2.5/5

-Performances dramatiques: bon retour de Nicolas Cage, un casting global satisfaisant. 4/5

-Doublage vocale français: efficace, mais un peu timoré. 3.5/5

-Musique et bruitages: ces derniers sont conventionnels, la musique soignée est cependant mal concordée avec les événements du film. 3/5

-Les plus mieux meilleurs: les accidents, la réalisation, scénario sympa, la photo…

-Les pires pas mieux défauts: ce satané twist-ending* aux accents de propagande, un scénario prévisible par moments, des éléments scénaristiques sous-développés, le twist-ending*, le sentiment que la musique a parfois mal été utilisée, le twist-ending*…

*Cependant, que l’on ne s’y trompe pas: si la révélation finale est dure à digérer, la fin comporte quand même la séquence la plus impressionnante du film, à savoir le troisième accident…

Note globale: 17/25, soit 13.6/20. bouton Qivi

 

 

 

 


Critique de Matrix: Dezionized

Jaquette du film

Jaquette du film

Films originaux: Matrix: Reloaded et Matrix: Revolutions.

Films d’action américains écrits et réalisés par Andy & Larry Wachowski (Bound, Speed Racer).

Sortis en 2003.

Durées respectives de 2 heures 18 et 2 heures 9 minutes, soit 4 heures 27 minutes au total.

Vous devez surement vous poser des questions, et ce à juste titre. Serait-ce un quatrième Matrix ? Un Matrix secret ? Nous aurait-on caché la vérité ? Mais non… Certains l’ont peut-être compris à la vision des quelques lignes ci-dessus: ce n’est pas un nouveau Matrix, et on nous a rien caché, ni la vérité, ni un quatrième opus. Soufflez un bon coup.

Vous savez surement ce qu’est Matrix, à savoir une trilogie cinématographie de science-fiction qui amène à réfléchir en plus de proposer de bien jolies scènes d’action et d’FX. Le premier a fait l’effet d’une bombe quand il est sorti. Normal. Puis, quelques temps après, Matrx: Reloaded débarque, et se clame plus mieux meilleur que le premier. On voudrait bien y croire… Mais hélas, c’est pas le cas. Pourquoi ? Il y a de l’action dantesque oui, il y a toujours d’excellents FX, oui… Dans cette volonté de faire plus et de développer leur univers, les frères Wachowski ont fait des scènes au mieux compliquées (ah, l’Architecte, il connait pas les choses simples…), au pire chiantes et sans intérêt (on y reviendra). Bref, le film s’étale en longueur et est sauvé de justesse grâce à ses scènes d’action spectaculaires… De ce point du vue là, c’était bluffant, et aujourd’hui encore, on peut être étonné. Six mois plus tard, la conclusion de la trilogie sort sur les écrans. Sa mission ? Faire oublier des passages de Reloaded et proposer la quintessence de l’action avec un grand A.  De la bonne volonté, surement. Ça se concrétise ? Aie… Non. On laisse de côté les scènes d’action toujours aussi bonnes, bien entendu… Des scènes du 2 étaient compliquées ? Elles ont été ici tellement simplifiées (ou presque) que voilà, il y a ces scènes, mais bon, à part diriger le fil de l’histoire, elles sont pas bien utiles, c’est un peu de blabla dans le vent. Des scènes du 2 étaient chiantes ? “On a qu’à les laisser, histoire de dire que c’est la suite de Reloaded”; c’est surement ce qu’ils ont du se dire à ce propos. Il y en a moins, oui. Mais ça excuse pas tout. Figurez-vous qu’un point commun unit ces scènes pénibles et affligeants, du 2 et du 3: elles se passent toutes dans la ville de Sion (Zion chez les ricains). Seule véritable ville en-dehors de la Matrice, lieu de véritable vie pour 250 000 “débranchés” et autres “purs” (les enfants de “débranchés”, qui donc n’ont pas mis les pieds dans la Matrice de leur vie), il s’agit d’une ville seulement évoquée dans le premier Matrix, et le fait de ne pas la voir entretenait notre imaginaire. Voici ce qu’on du se dire les frères: “bon, vu que le premier a marché, on va casser le mythe pour emmerder le peuple tout en lui sucrant des sous, et on va leur montrer Zion”. Chouette, merci les mecs. En plus d’être minables, ces scènes démystifieurs de mythe se montrent sans intérêt et n’ajoutent rien à ce que l’on pourrait supposer qu’il y soit fait ceci ou cela. On s’imagine très bien tout ce qui se concrétise à l’écran ! Résultat pour le 2 ? On maudit le film, et les critiques ont été acides; le public ferme les yeux sur ces horreurs et vient voir les bien jolies scènes d’action. Résultat pour le 3 ? Reprenons les propos de l’Architecte, déformés grandement: “les scènes d’action étaient parfaites; une vraie œuvre d’art, irréprochable, sublime; un triomphe qui n’eut d’égal que les scènes pathétiques de Sion…” Comme quoi, il est pas toujours dur à piger… Pour que les spectateurs s’intéressent un petit peu à Sion (tache ardue), les deux frangins se sont dits qu’il va s’y montrer un gros fightAmplement dispensables, les séquences d’action à Sion sont banales et n’arrivent même pas ne serait-ce qu’à égaler les plus mauvaises scènes de la trilogie.

Bref, vous l’aurez compris (mais vous le savez peut-être déjà…), les deux derniers volets de Matrix étaient sévèrement handicapés. N’en jetons plus, une équipe de fanedit tente de remédier à ce fâcheux désastre. Un fanedit est une production se basant sur un film, mais remontée par une équipe amateure. Le résultat est parfois bon, parfois pire. Une team assez connu dans le domaine nous pond ce Matrix: Dezionized, concentré de Reloaded et de Revolutions. Quelles sont les retouches effectuées ? Les voici:

-Suppression du flash-forward (les flash-back, ça renvoie à des scènes antérieurs; bin là, c’est un renvoi à du postérieur) qui servait d’ouverture à Matrix: Reloaded, remplacé par la séquence de fin Matrix (quand Neo avertit la Matrice par téléphone)

-Suppression de la séquence “Fais-moi confiance” entre Morpheus et Link

-Suppression de toutes les séquences concernant Sion, et ce des deux films (une petite scène a été laissée, celle où Neo reçoit la disquette pour l’Oracle, nécessaire pour faire la transition)

-Suppression de la séquence de la “résurrection” de Trinity

-Suppression de la séquence de Niobe voyageant vers Sion

-Suppression d’un maximum de dialogues concernant les habitants de Sion et des stratégies de combat de la cité

-Suppression de la séquence où Trinity évoque des passages du flash-forward

-Suppression de la séquence du dialogue entre Rama Kandrar (le père de Sati) et Neo

-Raccourcissement du combat entre Neo et la centaine d’agents Smith

-Raccourcissement du combat entre Neo et les gardes du Mérovingien

-Raccourcissement du passage sur l’autoroute

Ça fait pas mal de suppressions et de raccourcissement, tout ça. Au total, 2 heures ont été supprimés, et une minute en provenance du premier film a été ajoutée !

Le film dispose d’une durée de 2 heures 23 !

Globalement, le choix des suppressions est judicieux, le boulot de montage est plutôt satisfaisant, malgré des raccords quelques fois difficiles (parfois, ça se voit un peu trop que c’est du montage). La pilule (rouge) passe beaucoup mieux, sans toutes ces satanés scènes de Sion. Un défaut mineur apparait avec ce nouveau montage: La partie concernant Reloaded est très rythmé, la section Revolutions ne dispose pas du même rythme et ça renforce l’aspect artificiel du travail. Mais bon, un travail qui efface les sérieuses lacunes des “vrais” films, c’est toujours preneur !


De la suprématie des grands, et de la non-existence des petits (posté sans retouche et au feeling^^)

Pfff. Que je devrais me sentir rassuré avec tout ça. Entre les médias-manipulateurs (pardon pour le pléonasme) qui piquent leur crise (en pleine crise) en nous parlant de la terrifiante grippe A (cf article de Qivi déjà posté sur ce sujet) ou du grand divin Johnny Halliday qui fait un malaise, plongeant la France dans le plus grand désespoir, et Secret Story dont on nous casse les burnes tout l’été durant (on s’en branle légèrement, de savoir si Sabrina est vierge ou non; mais nous revenons aux manipulateurs médias…)… Déprimant, hein ? Tout à fait. Et encore, ce ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres, tout aussi casse-couilles (qu’on laisse Michael Jackson reposer en paix !). D’ailleurs, ça me fait penser à une remarque très judicieuse que m’avait fait Treintafouire il y a un bail, il me parlait des présentatrices météo qui, à la fin du bulletin, encourageaient à économiser l’énergie, notamment en évitant de se servir d’ampoules en soirée. Et à Treinta’ d’ajouter très pertinemment: “et les Champs-Élysée & la Tour Eiffel, derrière toi, c’est éteint ?” Eh bien, non, ça illumine de plein fouet. Bravo. Vive les gens qui nous prennent pour des cons.

Mais je suis en train de m’éloigner du sujet, que vous avez peut-être deviné à la lecture du titre. Oui, quand il y a des grands, les petits sont éclipsés. Chouette, Big Brother se multiplie… Peut-être suis-je encore un peu flou, alors développons.

Un exemple terriblement présent dans notre quotidien illustrera à merveille le propos: Google (aussi appelé le satanique, allez savoir pourquoi…) ! On va sur le net pour surfer sur nos sites favoris; mais quand on veut faire une recherche, à qui s’adresse-t-on FORCEMENT ? Google ! Et les autres alors ? Connais pas ! Ah bon, ça existe ? Pfff… Si on devait parler chiffres d’affaire, je crois que l’on pourrait être dégoûté… Bon, bien sur que Google donne d’excellents résultats de recherche, mais les autres, alors ? Bordel de m**** ! Plein de moteurs sympas et intéressants passent à côté, à côté de ce grand satanique: par exemple, Exalead. Petit moteur français, il se débrouille pas mal, a une interface plus aboutie et donne de bons résultats. Mais bon, il va bientôt se faire enterrer, comme tous les autres, par le géant américain… Mais ça ne dérangera personne, le monopole, jusqu’à ce qu’il se retournera contre nous (si le service de Google devait être payant, ne serait-ce qu’à 5 euros par mois, je n’ose imaginer les bénéfices astronomiques !)…

Autre exemple, plus pour les connaisseurs: Microsoft et ses OS^^ A l’heure où Windows 7, qui s’annonce comme particulièrement réussi, se profile pour une sortie internationale (le 22 octobre), la firme de Redmond laisse quand même peu de places à Apple et son MAC (environ une 30aine de % des utilisateurs dans le monde dans ses meilleurs jours), mais aussi et surtout à Linux, le système d’exploitation libre (qui doit à peine atteindre 10%, quelque soit la déclinaison). Encore deux voués à disparaître pour le monopole d’un géant avide de fric…

Autre cas flagrant: les blogs. La majorité des blogs se font sur le “Wesh site” Skyrock, d’ailleurs la créativité y explose particulièrement (wesh, j’exhibe mes pecs, j’ai 5000 coms par photo, et en plus, je fais de la tektonik… C’est cher quand même, comme machine). Les autres plateformes comme Overblog ou encore… WordPress (Qivi …) se débrouillent très bien ! Je ne parlerai pas de Blogger, ça appartient à Google…

Si l’on devait un bon exemple pour un monopole dangereux pour le consommateur, ce serait sans doute le cas de Facebook. Le site, fort de ses 250 millions de membre, est le seul géant dans sa catégorie (sa concurrence se spécialise dans des domaines particuliers, par exemple MySpace). Et il ne se prie pas pour piller sans scrupules la vie privée des gens… Mais ça, tout le monde s’en fout aussi, les gens préfèrent se consacrer à des occupations intellectuelles du genre: répondez au quiz: suis-je beau ?… Mon Dieu. Si Facebook faisait payer tout ça…

Bon, un petit contre-exemple quand même pour contrebalancer mon joli bordel: les navigateurs Internet. Alors qu’Internet Explorer était roi, voilà que le navigateur Mozilla Firefox est en train de lui ravir la place, pour notre plus grand bonheur…

Avant d’en finir avec ce coup de gueule, je vous propose ce site, qui vous permet de faire des recherches en se servant de trois moteurs différents, présentés, en colonne. Vous ne savez pas lesquels c’est, choisissez la colonne qui vous semble la meilleure, vous pourriez être surpris !

Pour ce qui est des OS, malgré mon petit coup de cœur pour Windows 7, vous pourriez pourquoi pas essayer MAC, ou mieux encore, tournez-vous vers Linux (je vous conseille plutôt Mandriva, ou encore Ubuntu).

Dernière recommandation: arrêtez Facebook, avant que votre vie privée ne le soit plus…


Critique musicale: Steven Wilson-Insurgentes

Après Nine Black Alps, je vous fais part d’un autre coup de cœur musical, cette fois encore moins connu chez nous ^^

Pochette recto de Insurgentes

Pochette recto de Insurgentes

Steven Wilson est un artiste britannique qui touche à tous les instruments. Ses actes dans la musique tiendraient, dit-on, dans un fichier PDF de 315 pages, rien que ça ! Il a fondé de nombreux groupes (le plus connu est Porcupine Tree), composé de nombreuses chansons, joué de nombreux instruments. Il œuvre depuis un bout de temps dans la musique, mais je ne saurais vous dire ce que valent ses prestations dans son ensemble. J’ai entendu parler de ce bonhomme par le plus grand des heureux hasards, via un site qui faisait part de la sortie de son premier album solo, intitulé Insurgentes. Sorti en février ou mars dernier, ce nom provient de La Avenida de los Insurgentes, la plus longue avenue de la ville de Mexico, avenue dans laquelle Steven Wilson a enregistré la majorité des titres de l’album. Le loustic a voyagé aux quatre coins du monde dans le but d’offrir la quintessence musicale. Car le bonhomme est un sacré ambitieux, mais peut-être est-ce cette ambition qui l’a conduit à une telle créativité. Avant de se plonger dans la critique piste par piste, il faut savoir que cet album n’est pas des plus joyeux: en effet, le tout respire la tristesse, l’horreur, la mélancolie, l’amertume… Vous savez à quelle(s) thématique(s) s’en tenir, bien que vous eusses pu vous faire une idée à la vision de l’étrange, mais réussi, pochette de l’album…

01-Harmony Korine: première chanson et premier single de l’album, Harmony Korine, malgré ses paroles pas vraiment réjouissantes, ne reflète pas idéalement le reste de Insurgentes. Rythmé, cette piste lorgne presque vers du rock, mais démontre avec efficacité les capacités musicales du trublion. Harmony Korine semble titiller entre lumières et ténèbres de l’âme, les quelques “cris” que l’on entend font à la fois peur et sont aussi vecteurs d’espoirs. Un doux paradoxe, une belle union des contraires, pour une chanson efficace.

02-Abandoner: un début techno, puis la voix de Steven vient nous susurrer quelques paroles bien entendu pessimistes. On remarque ici de belles notes de guitare venant parsemer le morceau. La voix se tait, les instruments continuent leur mortelle valse, puis la folie les gagne, et les voilà irrécupérables, plongés dans l’horreur, avant de retrouver un peu leur calme pour terminer la chanson. Là encore, la maîtrise des instruments en fait une chanson efficace.

03-Salvaging: une chanson longue et ténébreuse à souhait. Un début plus classique que Abandoner, une voix plus étouffée qui semble souffler une morbide incantation, appuyée par des guitares en grand forme et des bruits de synthé dérangeants. La chanson s’accélère, comme si elle devait se dépêcher de nous conduire dans la démence. Puis, le tout se tue… Et l’orchestre symphonique de Londres va prendre le relais durant deux minutes ! Minutes qui vont être mises à profit pour apporter espoir, comme si dans les ténèbres, on venait d’apercevoir une lumière se rapprochant de soi ! Mais ces 120 secondes sont bien courtes, et très vite, les instruments repartent dans la folie la plus totale, et anéantissant par là-même la lueur d’espoir qu’on venait d’apercevoir… Une nouvelle réussite pour notre britannique !

04-Veneno Para Las Hadas: une piste bien placé dans l’album. Comme si, à la fin de Salvaging, on a été aspiré dans un terrifiant trou noir, et qu’à présent, nous sommes à voguer dans le vide sidéral. Le chanteur a perdu espoir, et nous balance amèrement des propos, bien sur pas très gais. La chanson, certes à la thématique triste, est quelque part relaxante, notamment grâce aux excellentes nappes. Malgré un certain manque de variété (Salvaging était très diversifié dans sa structure, ce qui le rendait plus efficace) et un petit manque d’audace, le titre remporte tout de même l’adhésion.

05-No Twilight Within The Courts Of The Sun: un titre, une chanson longue. Le principe ? Monter graduellement en puissance et en dégénérescence musicales. Principal instrument ? Guitares savamment utilisées, distillant de “belles” notes et illustrant au mieux le but recherché dans la chanson. Vers le milieu de la chanson, petite pause, Steven et sa voix débarquent, mais ne fait ici que murmurer, tant il semble fatigué et torturé. Après un petit retour des guitares, de petites notes douces se placent pour calmer un peu le jeu. Bien sur, ça dure pas longtemps… Les instruments se taisent, seules des bruits bizarres subsistent… Puis les guitares se déchaînent, devenues complètement incontrôlables ! Réussite musicale ? Assurément !

06-Significant Other: une piste surprenante dès le départ ! Car l’instrumentale s’y montre bien moins pessimiste, tout en apportant une certaine sensation agréable. On cherche la démence, la folie des autres pistes, qu’on ne trouvera pas tout de suite. Quand les guitares interviennent plus radicalement, on comprend ce que Steven voulait nous faire savoir: c’est un fou qui se sent bien, et qui ne sait pas qu’il a un grain. En tout cas, c’est une des impressions qu’on peut ressentir. A notre une petite participation féminine, comme pour faire dire: “Génial, il n’est pas seul dans son délire…”. Une chanson très sympa, relaxante, évoquant même la belle étoile via ses jolies notes de guitare.

07-Only Child: des guitares aux sonorités lourdes, mais belles, ouvrent le bal. La voix, ici glissante, semble nous faire des reproches, avec un Only Child qui semble ici vouloir dire: “Ce n’est qu’un enfant !”. La chanson manque peut-être d’un peu d’audace, mais se montre tout de même efficace, et met bien en valeur la voix du britannique qui, à défaut d’être exceptionnel, n’en est pas moins sympathique.

08-Twilight Coda: chanson exclusivement instrumentale, elle débute par de la mélancolie, puis la tristesse, et enfin la folie. Cette piste amène facilement des émotions aux auditeurs, et c’est cette simplicité dans la démarche qui la rend efficace.

09-Get All Your Deserve: une chanson conduite principalement par de magnifiques notes au piano. La voix semble en même temps se lamenter. La chanson est un poil répétitive, mais reste sympathique.

10-Insurgentes: drôle de conclusion pour un album pessimiste. Presque que du piano, et la voix qui semble avoir trouver repos et réconfort.Bien conduite, la piste remporte les suffrages une fois encore, mais son intérêt s’effrite au fur et à mesure qu’on avance.

Dix pistes de fort bonne qualité, mais ça ne s’arrête pas là; en effet, il est possible de dénicher cinq pistes bonus sur une autre édition de l’album; ce sont des morceaux qui ont été conçues pour Insurgentes, mais qui au final, n’ont pas été retenues. Voici leurs critiques:

01-Port Rubicon: début intriguant, avec une petite voix semblant parler en espagnol, et quelques bruits. Puis silence… Et BOUM, une musique inquiétante fait son apparition ! Cela ressemble à une incantation tribale, comme pour invoquer un terrifiant démon, avec ces tambours qui donnent le rythme de cette lugubre pratique ! Puis transition, et enchaînement sur de la guitare sèche, et Steven qui semble en pisser dans son froc ! Retour du silence… Et Re-BOUM, avec cette fois-ci l’apparition de guitares aux mauvais accords, les rendant complètement dérangées… Le morceau se conclut d’ailleurs par ses mêmes notes tordues… Étonnant, mais réussi ! Sa place dans Insurgentes aurait fait l’effet d’une pause café morbide…

02-Puncture Wound: début qui fait un mélange entre Salvaging et Abandoner, avec ses sonorités dérangeantes et son refrain, sans voix et tourmenté. Dommage, elle aurait mérité sa place dans l’album.

03-Collecting Space: on comprend pourquoi elle n’a pas été retenue; cette chanson, uniquement instrumentale, n’est pas triste ! Au contraire, c’est plutôt le genre de piste qui rassure, réconforte, et revigore notre cœur d’un précieux espoir ! Et quand en plus, c’est joli et admirablement maitrisé, chapeau bas ! On y voit ici le potentiel artistique de Steven exploser !

04-Insurgentes (mexico): version longue et enrichie musicalement du Insurgentes présent dans l’album, elle n’y a pas sa place surement parce qu’elle est un poil trop longue.

05-Untitled: difficile en effet, d’attribuer un titre à ce morceau, qui dans sa structure, rappelle un peu Significant Other, même si ça se monte ici toujours plus triste et amère…

Les cinq pistes bonus valent tout autant le coup que l’album, qui lui, vaut largement votre temps d’écoute.

On peut aimer, comme on peut ne pas aimer, Insurgentes de Steven Wilson. Dans tous les cas, il est incontestable que cet album est un chef d’œuvre musical absolu, dans lequel le britannique maîtrise tout de A à Z. Si vous n’avez pas peur de foncer dans un univers sombre, tortueux et triste, n’attendez pas davantage, et écoutez, vous trouverez là, que vous aimiez ou pas, un bijou musical précieux !

Note: 9/10


Critique de l’Age de Glace 3: Le Temps des Dinosaures

Affiche française du film

Affiche française du film

Comédie américaine de Carlos Saldanha (L’Age de Glace, L’Age de Glace 2) et de Mike Thurmeier (Horton, en tant que directeur de l’animation, No Time For Nuts)

Scénario de Michael Berg (L’Age de Glace), Peter Ackerman (L’Age de Glace), Mike Reiss (Les Simpson: le film) et Yori Brenner (premier travail).

Sorti dans les salles françaises le 3 juillet 2009.

Durée de 1 heure 30 environ.

Avec les voix françaises de: Elie Semoun (Sid le paresseux), Gérard Lanvin (Manny le mammouth), Vincent Cassel (Diego le tigre à dents de sabre), Christophe Dechavanne (Crash l’oppossum)…

Synopsis: la joyeuse horde est sur le point de préparer un événement important: Manny et Ellie sont sur le point de devenir parents ! Sid désespère à cette idée, car lui-aussi aimerait  être papa/maman… Diego ramollit à froce de ne plus chasser très souvent, et pense qu’il va devoir quitter la horde pour retrouver sa fougue d’antan. Sid, bien décidé à fonder une horde suite à la dislocation de celle de Manny,  trouve accidentellement des oeufs et décide de les couver. Seulement, il fallait bien qu’ils éclosent… Bien sur, en attendant, Scrat court toujours après sa noisette (faut pas dire gland, c’est vulgaire), sauf que cette fois, une femelle rivale fait son apparition: Scratina ! De multiples surprises et dangers attendent notre bande d’animaux cinglés, qui vont devoir récupérer Sid, kidnappé par la maman des oeufs et emmené dans un monde perdu… Et bien sur, cette mère est une dinosaure.

Difficile de résumer en un synopsis un film aussi dingue ! Un festival de délire sur patte ! Le film s’ouvre sur des péripéties scratiennes, puis la situation initiale concernant la horde débute. Hormis Scrat, le début n’est pas franchement délirant, et se contente de poser calmement les enjeux de l’intrigue. Le film gagne cependant progressivement en humour et on retrouve rapidement la patte de la série: une animation burlesque aux petits oignons, des situations extravagantes, un humour ravageur… Et un Scrat malchanceux et hilarant, renforcé par le personnage, tout aussi comique, de Scratina ! Le scénario ose plus que ses prédécesseurs et introduit un nouveau personnage bien sympathique: Buck la belette ! Un brin fou, cet enthousiaste sait se défendre contre les puissants prédateurs… D’une durée un peu courte, on se marre bien devant cette aventure familiale. Néanmoins, comme le deuxième volet de la désormais trilogie, L’Age de Glace 3 n’a pas autant d’impact émotionnel que le premier volet, moins drôle mais auquel le spectateur s’attachait facilement au bébé humain. Ici, on ne fait que rire; pas d’anxiété, pas de larmes, que du rire, qui est cependant terriblement plus efficace que le déjà drôle premier volet.

La critique est plus courte que pour Punisher: War Zone ou que pour Yes Man, mais difficile de parler de ce film sans révéler des détails scénaristiques. Mais une chose est sûre, la Fox remonte la pente, après le superbe le décevant Dragonball: Evolution (rire étouffé de Treintafouire) et les autres films commerciaux bidons sortis de chez le Renard (qui a dit Max Payne ?).

Les notes:

-Réalisation: une 3D toujours impeccable et toujours plus détaillée que jamais, en dépit de quelques incohérences visuelles (des objets disparaissant sans raison…). 4/5

-Scénario: des lacunes parfois difficiles à digérer (certaines intrigues secondaires semblent complètement inutiles), mais des situations hilarantes et les gags de Scrat sont toujours de qualité. 3.5/5

-Performances dramatiques: difficile de juger là-dessus ! Non noté.

-Doublage vocale français: excellent comme toujours. Mention spéciale à Christophe Dechavanne, Elie Semoun et au doubleur de Buck, sans oublier le couple Scrat(ina) irrésistible ! 5/5

-Musiques et bruitages: les meilleurs musiques de la trilogie, des bruitages excellents, rien à redire. 5/5

-Les plus mieux meilleurs: Scrat et Scratina, Buck, le monde perdu, Sid, scènes marrantes, pas mal de clins d’oeil…

-Les pires pas mieux défauts:… dont un commercial, scénario limité, intrigues secondaires dispensables, film court, Diego passé au second plan…

Note globale: 17.5/20, soit… 17.5/20 !


Un autre coup de gueule Qivien

Bon, vu que personne n’a écrit sur Qivi depuis un moment, je relance le truc ^^

Mais… De quoi pourrais-je bien parler ?

Tiens, un petit coup de gueule…

Hier, une journée peinarde de plus pour l’un de vos trois administrateurs Qivi préférés. Oui, c’est aussi les vacances, alors faut pas broncher^^. Je me plonge dans la lecture des articles de l’hebdomadaire TV de la semaine (oui, on peut tomber sur des choses intéressantes !), et voilà que je tombe sur un article suscitant mon plus vif intérêt. J’ai hésité dans un premier temps à en parler sur Qivi, mais je me devais de partager ça avec vous, en fin de compte, pour que l’on se rend compte, plus que jamais, à quel point notre glorieux pays semble ne pas avoir peur du scrupule…

Cet article parlait de téléphonie mobile. Comme nous le savons, la France est un gros consommateur dans ce domaine, et est même un champion des SMS (parfois, nous consommons plus que les USA !). Mais si il y a bien un truc que l’on nous dit pas forcément, c’est ceci: nous payons beaucoup trop ! En effet, là où l’Anglais paye 0.044 € la minute, nous devons… 0.56 € la minute, soit environ 12.73 fois plus ! Scandaleux ! Mensuellement, un Français lambda paye une trentaine d’euro; la moyenne européenne ne s’élève qu’à 19.5 € ! Ce qui positionne la France comme le deuxième pays d’Europe le plus cher en téléphonie mobile (en pôle position, on a … L’Espagne !). Ça fout un peu les boules quand même, de payer 1.54 fois plus que nécessaire… Devinez les gagnants dans l’histoire… Oui, c’est bien ça, les opérateurs. En Europe, la marge est en moyenne à 6 %. En France, Bouygues est à 35 %, tandis que Orange et SFR sont à 40 % ! On comprend de plus en plus d’où vient le chiffre d’affaire du groupe France Télécom, estimé à plus d’un milliard d’euros… Enfoirés.

L’Europe a pris des mesures et devrait progressivement faire baisser les tarifs dans l’Europe, mais je doute que nos chers opérateurs vont faire baisser les marges, surtout ce cher Orange.

J’en profite pour faire rapidement pour faire une petite parenthèse sur ce fruit. Non content de proposer des tarifs onéreux et un service client minable qui, parfois, forcerait le consommateur à rester chez eux, la filiale majeure de France Télécom a décidé d’augmenter les tarifs de forfaits Internet jugés “dépassés”; ce sont des forfaits du genre 512k, haut débit limité… L’augmentation va de un à cinq euros; ce n’est certes pas grand chose, et Orange avertit les internautes concernés par courriel. La plupart de ces utilisateurs ne désirent pas changer de forfait, “parce que ça leur suffit largement”. C’est amplement leur droit, et en cela, Orange n’a pas le droit de se payer leur tronche de cette manière. Motif invoqué par ce dernier ? “Incitation à se tourner vers des forfaits qui leur seraient plus avantageux”… Et aussi plus chers, et plus rentables que de vieux forfaits obsolètes… Orange a semble-t-il les yeux plus gros que son énorme ventre, lui qui déjà propose des tarifs anormalement élevés… Qu’ils ne s’étonnent pas de perdre des clients !!!!

Fin de la parenthèse. Le tarif des SMS devrait aussi baisser, mais vu nos opérateurs qui se gardent bien de nous dire que leur tarif est 1.54 fois trop cher… No comment. Cependant, des analystes estiment que l’arrivée du quatrième opérateur mobile (à priori, ce serait Free) devrait pouvoir changer la donne et dynamiser sérieusement le marché de la téléphonie mobile…

Je fais encore une dernière parenthèse sur Orange^^ Saviez-vous que l’iPhone version 16 Go, proposé à 99 € en décembre 2008, est passé à 149 € en juillet 2009 ?

Fin de la deuxième parenthèse. Quid des opérateurs virtuels ? Vous savez, ces opérateurs qui se basent sur l’un des trois réseaux principaux tout en nous offrant des tarifs avantageux…  Mais comment dire, ils semblent manquer de popularité… Ils ne représentent que 5 % de notre marché (en Norvège, c’est carrément à 20 !).

Affaire sûrement à suivre… Bien sur, vous êtes invité(e)s à réagir sur ce post.

P.S: j’ai eu le droit à une déconnexion de ma p****** de Livebox pendant un quart d’heure, qui failli me faire perdre mon article… N’allez pas chez Orange^^


Critique de Punisher: War Zone

Affiche de Punisher: War Zone

Affiche de Punisher: War Zone

Film d’action américain de Lexi Alexander (Hooligans)

Scénario de Nick Santora (Prison Break), Art Marcum (Main Line), et Matt Holloway (Iron Man, Main Line).

Pas de sortie dans les salles françaises, directement rendu disponible en DVD le 5 août 2009.

Durée de 1 heure 38 environ.

Avec Ray Stevenson (Frank Castle, alias le Punisher), Dominic West (Billy Russoti/Jigsaw), Doug Hutchinson (James “Jimmy le Frappadingue” Russoti), Colin Salmon (Paul Budiansky)…

Synopsis: Frank Castle était un homme presque comme les autres autrefois. Membre des forces spéciales, il allait un jour pique-niquer avec sa femme et ses deux enfants. Malheureusement, ils sont témoins d’une exécution mafieuse, et Frank se retrouve seul. Son âme complètement déchiré depuis ce jour le pousse à faire lui-même justice et à punir les criminels, qui passent entre les mailles de la justice par de multiples pots-de-vin. Il devient alors le Punisher, ne reculant devant rien et ne montrant aucune pitié envers ceux qui n’ont cure de la loi. Vint le jour où il se frotte à Billy “le beau gosse” Russoti. Jour qui va marquer un nouveau tournant. Le Punisher a fait deux terribles erreurs: il tue par mégarde un agent du FBI infiltré pour coincer Russoti, et il a laissé pour mort ce dernier. Son visage atrocement mutilé, Billy à son tour aspire à se venger…

En voyant ça, je me suis dit: allez, encore un Direct-To-Video des plus bidons. Mais le personnage du Punisher est plutôt intéressant, personnage maltraité à deux reprises au cinéma (une version 1989 qui ne serait pas extra, et la version 2004 qui est une véritable calamité). Alors, laissons-lui une chance, à celui-là ! Après Dolph Lundgren en 89 et Thomas Jane en 2004, le britannique Ray Stevenson prend le flambeau. Et force est de reconnaître qu’il s’en sort plutôt bien dans ce rôle. Alternant machine de guerre et homme brisé par la mort de sa famille, Frank Castle semble ici dans son parfait élément et correspondre de près à l’original, celui qui était dans les BD Marvel (oui, je sais, d’habitude Marvel, c’est des super-héros aux super-pouvoirs :D ) ! Là où la version 2004 se montrait mou du genou et un Frank Castle qui ne foutait rien, notre ami Ray se déchaîne dans les scènes d’action, défoulantes à souhait ! D’une rare violence, ces séquences versent parfois volontairement dans le second degré (des bruitages qui font marrer), bien que ça ne soit pas de l’enfant de choeur du tout (un type par exemple se prend le pied d’une chaise dans l’oeil…), et qu’on ne nous cache rien ! Et ça, ça fait plaisir à voir de nos jours… Le second degré ne s’arrête pas à certaines exagérations ou à des bruitages presque hilarant, il se trouve même un mètre-étalon en le personnage de Billy Russoti. Caricatural à souhait, quand on le voit à l’écran, on n’arrive pas à le prendre au sérieux ! Et c’est pire encore quand il revient défiguré; malgré le maquillage plutôt pas mal, on se marre de voir une telle tronche ! Son frère, pas défiguré mais cannibale psychopathe, parait ridicule également ! Des méchants qui parfois ont de drôles de méthodes pour faire peur… C’est sur que le scénario n’est pas de qualité parfaite, mais au moins, on n’a plus l’impression de se faire baiser  comme dans la version 2004 (oui, elle est merdique !).

Au final, je ne sais pas trop quoi dire de plus sur ce punisseur, si ce n’est que cette zone de guerre est foutrement défoulant et marrant ! Un excellent exutoire !

Les notes:

-Réalisation: elle en fait des tonnes, pour notre plus grand bonheur, seuls quelques bouts de scène semblent trop rapides… 4/5

-Scénario: jongle entre action défoulante et rigolote tellement que ça pousse loin, torsion des zygomatiques à la vue des méchants, peu de twists et peu de surprises. 3.5/5

-Performances dramatiques: excellent Ray Stevenson, Colin Salmon, et les interprètes des frères Russoti jouent à fond la carte du rire^^ Le reste un peu en retrait. 3/5

-Doublage vocale français: le punisher avec la voix VF de Russel Crowe, pourquoi pas, après tout ! Sinon, c’est pas mal, mais quelques voix sont carrément insupportables ! 3/5

-Musiques et bruitages: musiques sympas, bruitages ou hilarants (action) ou normaux (autres séquences). 4/5

-Les plus mieux meilleurs: Ray Stevenson, les frères Russoti (ils font marrer !), l’ambiance sombre, les scènes d’action défoulantes et violentes (avec notamment un final généreux et un début brutal), bruitages marrants, peut choquer Paris Hilton…

-Les pires pas mieux défauts: …mais pas assez pour provoquer sa crise cardiaque, la confrontation finale entre Castle et les Russoti n’est pas extra, rythme inégale, faut aimer les exagérations…

Note globale: 17.5/25, soit  14/20.


Critique de Yes Man

Affiche française de Yes Man

Affiche française de Yes Man

Comédie américaine de Peyton Reed (La Rupture).

Screenplay de Nicolas Stoller (Braqueurs amateurs), Jarrad Paul (premier scénario, auparavant acteur) et de Andrew Mogel (premier scénario).

Sortie dans les salles françaises le 21 janvier, sortie en DVD et Blu-Ray Disc le 22 juillet.

Durée de 1 heure 40.

Avec Jim Carrey (Carl Allen), Zooey Deschanel (Allison), Bradley Cooper (Peter), Rhys Darby (Norman), Danny Masterson (Rooney)…

Synopsis: Carl Allen, banquier de son état, tourne au point mort sur tous les plans, depuis que Stéphanie l’a quitté il y a trois ans. Tout ce qui se présente à lui, il le rejette sans états d’âme. Il ne répond pas aux appels de numéros masqués, il invente des excuses pour son entourage, se renferme sur lui-même… Il fait tout pour rester seul dans cette routine sans avenir. Mais vient le jour où il croise, par un heureux hasard, son ami Nick Lane, qui a fait pas mal de choses dans le monde entre-temps. Nick convainc Carl de se rendre à un séminaire sur le Oui. Dès lors, il doit dire oui à toute éventualité qui se présentera à lui, quelqu’en soit le motif, aussi embêtant ou saugrenu soit-il ! Dubitatif quant à l’efficacité de la démarche, Carl va vite se rendre compte à quel point DIRE OUI PEUT TOUT CHANGER…

Tout comme Carl Allen, j’étais assez dubitatif quant à la qualité du film après visionnage de la bande-annonce. Mais le simple fait de la présence de cet increvable Jim Carrey dans cette production m’a incité à voir ce Monsieur Oui. Autant le dire d’entrée de jeu, j’en suis sorti agréablement surpris. On peut entrer dans une salle de cinéma de plusieurs façons, on peut en sortir de plusieurs autres. On peut entrer ici en crainte, et en ressortir avec nos anxiétés confirmées. Mais on peut aussi en sortir comme si on venait de nous offrir une bonne boisson bien fraîche. Et oui, Yes Man vaut le coup d’oeil ! Il peut faire un peu penser au film Menteur, Menteur, lui-aussi emmené par Jim Carrey. Mais le film est vraiment d’un autre style et n’explore pas les mêmes horizons que ce dernier. Le pitch, pas terrible et laissant perplexe, passe bien une fois transposé devant nos yeux quelques peu surpris par la qualité du produit fini. Le film se laisse vraiment regarder, et laisse apparaître une sensation de fraîcheur cinématographique. Ce n’est pas le genre à faire dérider à en souffrir les spectateurs, c’est plutôt le genre de comédie qui aime nous faire sourire et qui nous empêche de le descendre en flèche. Yes Man, c’est l’occasion de retrouver en très grande forme ce trublion qu’est Jim Carrey. L’acteur canadien nous l’a déjà prouvé, il sait jouer dans toutes les facettes, que ce soit comédie, drame… Mais ici, il se montre sous un jour divin et plus que jamais, il excelle ! Entre deux irrésistibles mimiques, ses performances dramatiques ne semblent pas avoir perdu de leur force depuis The Mask ! A côté de cette poule aux oeufs d’or de la comédie, on trouve une jeune actrice qui ici trouve son premier rôle majeur au cinéma: Zooey Deschanel, une véritable révélation ! Pas impressionnée devant le mastodonte Carrey, elle s’est immiscée dans son personnage tout aussi bien que lui dans le sien, avec en bonus prime un charisme fou ! A côté de ce couple génial, on trouve une très bonne brochette de seconds rôles (mention spéciale au très doué Bradley Cooper ainsi qu’à Rhys Darby), bien que Danny Masterson semble être un peu coincé devant les caméras… La réalisation, sobre mais efficace, sert bien le propos, mais n’est peut-être pas assez audacieuse, comme si Peyton Reed n’osait pas trop en faire, qu’il avait peur de la surenchère…. Tout à son honneur qu’il ait échappé à ce dernier point !

Alors, qu’attendez-vous pour dire oui à ce film ?

Les notes:

-Réalisation: sobre, efficace, mais n’ose pas assez. 3/5

-Scénario: des situations cocasses, des idées judicieuses, mais hélas la fin du film sniffe presque trop les bons sentiments… 3/5

-Performances dramatiques: très satisfaisantes, sauf exceptions (n’aie pas peur, Danny Masterson !). 4/5

-Doublage vocal français: réussite de A à Z, avec bien sur un excellent doublage de Jim Carrey (mention spéciale à la scène de la bagarre !) et des autres rôles. 5/5

-Musiques et bruitages: suivent le film sans le gêner (l’ouverture du film est cependant réussie !) 3/5

-Les plus mieux meilleurs: Jim Carrey et Zooey Deschanel; les doublages français; de très bonnes séquences; d’excellents seconds rôles (Bradley Cooper en tête), pas de générique de début.

-Les pires pas mieux défauts: fin trop “gentille” et hâtive; réalisation et Danny Masterson un peu coincés; un peu de manque d’audace dans le scénario; film un poil trop court.

Note globale: 18/25, soit 14.4/20.


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