Qivi Vrarenétra ! Un blog 3 en 1, sur tout, et surtout sur n'importe quoi !

Les Arts

Critiques express – octobre 2011

Un petit article, en ce fin de mois d’octobre 2011… Vous trouverez ci-dessous, en vrac, des critiques de films, dont certaines arrivent bien tard…

Commençons par une production remontant au mois de mi-juillet de cette année, à savoir Harry POTTER et Les Reliques de La Mort Partie 2. Un final que l’on nous promettait intense, ce qui est plutôt vrai. Son 18/20 doit beaucoup aux diverses palettes d’émotions distillées, entre de l’action -maîtrisée, quoiqu’un peu en-deçà de mes attentes personnelles-, du drame, bien appuyé par un casting arrivé à maturité, mais surtout, beaucoup de nostalgie. La photographie est magnifique, tandis qu’Alexandre DESPLAT ne démérite pas, avec une excellente partition musicale. Très fidèle au roman (est-ce réellement surprenant ?), tout en se permettant des libertés, plus ou moins heureuses, avec ce dernier, la conclusion du sorcier binoclard souffre de défauts, inédits jusqu’à présent (ou alors pas aussi marqués que cela), avec notamment des incohérences difficilement pardonnables. Fort heureusement, la promesse est globalement tenue.

Mais il arrive parfois que des grosses franchises se rétament, et alors, la pilule peut être dure à avaler. J’en veux pour preuve Pirates Des Caraïbes-La Fontaine de Jouvence. Son scénario, lacunaire et fade, ne permet même pas à Jack SPARROW de briller comme à son habitude. Même si Johnny DEPP joue convenablement, lui-même semble difficilement convaincu de cette pantalonnade, à la bande-son peu marquante (Hans ZIMMER, où étiez-vous passé !?), à l’intrigue linéaire & peu passionnante, ainsi qu’à la réalisation un peu trop “académique”. Paradoxalement bien creux en action (et aucune scène d’abordage !), les quelques bons points (choix du casting pour les sirènes, effets spéciaux) ne suffisent qu’à faire atteindre la moyenne aux flibustiers de Disney. L’opus numéro 5 va éprouver des difficultés à relever la barre…

Envie de folie japonaise ? Essayez Redline ! Ce long-métrage d’animation signé MadHouse est d’un dynamisme notable ! Le style graphique est original, l’animation est rodée… La trame mélange de l’originalité -renforcée par une musique parfois déjantée- avec de la Course à la Mort intergalactique. Le résultat est un brin décoiffant & explosif, mais à ne pas forcément mettre entre toutes les mains, en cela que son “style” peut facilement rebuter nombre d’entre nous, et que l’on échappe pas aux mécanismes classiques de japanimation. Si vous êtes de celles/ceux qui se nourrissent de curiosités nippones, vous avez là un bon choix en asphalte. 16/20. Note : à ne pas confondre avec le film américain Redline

Sorti plus récemment, Les Trois mousquetaires, version Paul ANDERSON, verse sans surprise dans le n’importe quoi et le 13/20. Le scénario est faible, l’action n’est pas assez mis en avant, ce qui est tout de même dommage. Le casting se prête volontiers au jeu, la partition musicale est de très bonne facture (mais rappelle peut-être trop Sherlock HOLMES parfois), et la photographie est sympathique. Des efforts ont été faits à la réalisation -l’incipit “géographique” a son petit cachet-, mais cela compense mal les carences rythmiques, ainsi que la mise en avant bien trop appuyée de Milla ‘Alice’ JOVOVICH. Bien tenté, mais coche en partie ratée. Quant à Alexandre DUMAS, le voici mis à mal…

Voilà, ce sera tout pour cette fois. Je vous invite cependant à suivre mon Twitter, vous y trouverez, en 160 caractères, des avis sur certains films dont je n’ai pas parlé ici. Et comme toujours, vos réactions sont les bienvenues…


Quelques critiques express (juin 2011)

Edit du lundi 13 juin : rectifications mineures

A présent, voici une nouvelle salve, tout en texte,  de critiques express de films récents… Dont un qui l’est un peu moins ;)

Pour commencer, place au récent X-Men le Commencement ! Après le sympathique mais oubliable Kick-Ass, le réalisateur Matthew VAUGHN signe une préquelle très honorable : 16/20 ! Un casting inégal mais impliqué, une trame sympathique et très bien rythmée… La bande-son est en retrait et certaines incohérences ponctuent le long-métrage, mais ça ne l’empêche pas d’accéder au statut de meilleur opus de la série !

Le petit coup de cœur de la sélection revient à un film d’animation japonais, Le Roi des ronces, dont la couronne est estimée à 18/20 ! Le visuel et l’animation sont à tomber, le scénario jouit d’une excellente fin, aucune lenteur et des doubleurs nippons au top ! Et que dire de la musique, très belle quand elle se fait entendre ! On pourra simplement en redire sur la présence de quelques stéréotypes, qui peut agacer. Au final, une très belle production !

Passons à une œuvre qui m’a été vivement conseillée depuis des lustres, à savoir Fight Club, estimée à raison, qui écope d’un 16/20. Une histoire agréable, oscillant entre légèreté et gravité, au twist ending des plus savoureux, sertie d’un jeu d’acteurs en osmose –Brad PITT s’y fait plaisir !-. Des à-côtés, il y en a malheureusement : la réalisation a de bonnes idées mais est peu marquante, et la bande-son tangue entre le très sympathique (la chanson du générique de fin, excellent choix !) et l’oubliable. Quelques longueurs peuvent également se faire sentir, aie ! Cela reste tout de même du très bon FINCHER !

Enfin, voici venir le moment de parler de Bedevilled (renommé Blood Island sur les DVD PAL), film coréen sans prétention, mais qui mérite ses 16/20. Une trame empathique,  redoutablement efficace et bien filmée, pouvant compter sur une réalisation efficace, qui n’oublie pas de filmer de beaux paysages ! La partition musicale distille de temps à autre de belles notes, parcourant un long-métrage capable de partager plusieurs émotions de différente nature. Une belle surprise qui a mérité ses diverses récompenses !

Voilà, ce sera tout pour cette fois ! N’hésitez pas à partager vos éventuelles impressions dans les commentaires !


Critique de Memento

Affiche de Memento

Christopher NOLAN n’a pas commencé son parcours de réalisateur/scénariste/producteur de renom avec des blockbusters comme Inception ou The Dark Knight. Il a également réalisé auparavant des longs-métrages comme Le Prestige. Pour lancer sa carrière, il fallait une révélation, et la voici : Memento.

Affiche de Memento

Certaines choses valent mieux d'être oubliées...

Synopsis : Léonard SHELBY menait une vie tranquille. Un soir, il retrouve sa femme violée et tuée dans sa salle de bain, et neutralise un des deux cambrioleurs des lieux; après quoi il reçut un coup violent à la tête de l’autre malfrat, un certain John G., qui parvient à s’échapper. La blessure qui en découle lui laissera une grave séquelle; depuis, il a des troubles de la mémoire immédiate. Il se souvient de nombreux détails d’avant l’accident, mais il est dorénavant incapable de retenir durablement des faits récents. Depuis, il régit sa vie en se consignant de nombreuses notes, qui lui permettent de ne pas perdre pied. Léonard n’a plus qu’une chose en tête : retrouver et tuer John G. …

Adaptée d’une nouvelle de son frère Jonathan NOLAN, Christopher transforme une intrigue, somme toute assez simple, en un puzzle scénaristique complexe, faisant notamment appel à un mécanisme du cerveau : la mémoire !
Le réalisateur a cette particularité que, dans certaines de ses productions,  il pousse le spectateur à l’interaction ! Inception et ses différentes strates de rêves, Le Prestige et sa subtile mise en abîme sur la prestidigitation… Le bougre avait déjà sévi sur ce plan-là avec Memento.

Par cette astucieuse idée, il nous fait adhérer plus facilement aux itérations de Léonard SHELBY; on comprend ce qui lui arrive avec aisance. Et on est tout autant dans l’inconnu que lui; en effet, grâce à une narration complètement déstructurée chronologiquement, c’est comme si on avait oublié, autant que le personnage principal, les évènements antérieurs !

A charge au spectateur de démêler les tenants et aboutissants de cette histoire, tout comme le héros doit parvenir à son objectif.

Ce protagoniste est incarné par Guy PEARCE, qui transpire de réalisme. Le reste du casting est également au diapason, notamment les deux rescapés de Matrix. La photographie privilégie sciemment une certaine froideur contemporaine, une réalité légèrement obscurcie, celle qui s’imprime dans les yeux de Léonard.

Le gros point faible du film, témoin évident d’un budget forcément moins élevé, est sa musique, qui sans être mauvaise, résonne un peu comme celle d’un téléfilm. Et je ne parle pas du doublage français, amplement perfectible; non content de ne pas être idéalement choisies (Carrie Anne MOSS, avec la voix française de Jennifer LOVE HEWITT, c’est un mélange qui ne passe pas), ces prestations vocales ne parviennent pas à retranscrire toute la subtilité de la VO…

Laissons à présent les notes s’exprimer :

-Réalisation : Grâce à un montage parfaitement maîtrisé et une lecture lisible des plans, elle se montre indéniablement sobre et terriblement efficace. 5/5

-Scénario : Incontestablement une grande réussite, généreuse en bonnes idées, complexe, pertinente… Et une fin géniale, qui vous laisse seul(e) juge ! Parfait, tout simplement. 5/5

-Performances dramatiques : Le casting est irréprochable de bout en bout. Bravo notamment à Guy PEARCE et au duo issu de Matrix. 5/5

-Bande-son : Le bat blesse ici. La musique, sans être à condamner, fait un peu trop bas de gamme. Pour préserver toute la saveur du long-métrage, il est impératif de le regarder en Version Originale, le doublage français n’étant ni transcendant, ni assez nuancé, ni en bonne occurrence avec certains protagonistes. 3/5 en VO

Note globale : 18/20.

Un long-métrage d’excellente facture, qui s’appuie sur un scénario admirablement élaboré, une réalisation sérieuse et solide, au jeu d’acteurs grandement convainquant et charismatique… Une intrigue simple se transforme en un méli-mélo de grande classe qui tape dans l’oeil ! Quant à la fin, elle se jouerait presque de nous ! Memento est incontestablement une réussite, ne l’oubliez pas !


Ces illustres testeurs SM…

Joueur du Grenier (à droite), avec son fidèle acolyte

Dans la vie, on peut croiser des gens qui ont du courage dans un domaine précis.

BIEN DU COURAGE x)

Dans le milieu large et aujourd’hui grandement menacé du jeu vidéo, des personnes plongent dans les tréfonds des oeuvres de sinistre mémoire, de par leur médiocrité ou pour tout autre raison, par exemple la difficulté, pouvant être tout bonnement atroce.

Si ce genre de masochisme n’est pas nouveau, l’expansion d’Internet a permis à quelques gens de se distinguer.

Commençons par celui qui a été le fer de lance de cette vague.

A savoir l’AVGN, l’Angry Video Game Nerd.

James ROLFE est un Nerd des Jeux Vidéo Colérique. Il officie depuis 2006 et aujourd’hui encore, il perdure dans cette pratique. Bien que ses propos savent être pertinents par intermittence, il peut cependant être désagréable de constater que les malpolitesses sont monnaie courante dans ses vidéos, virant avec aisance dans la scatologie. On passe cependant des moments sympathiques à le voir souffrir pour notre plaisir.

Voici une vidéo où l’Américain joue à un jeu à la difficulté impressionnante :

Passons à un francophone illustre : Le Joueur du Grenier.

Joueur du Grenier (à droite), avec son fidèle acolyte

Joueur du Grenier (à droite), avec son fidèle acolyte

Frédéric MOLAS et Sébastien RASSIAT travaillent tous deux dans la vidéo. Ayant vu des vidéos d’AVGN, ils ont décidé, en septembre 2009, de faire quelques vidéos pour le plaisir. Au final, cela a pris de l’ampleur, et depuis, ils se font un nom sur la toile française. Leur série est toujours en activité et connait un succès grandissant. Voici une vidéo consacré à un jeu qui a traumatisé le JdG, ainsi que de nombreux joueurs…

Mais il n’y a pas que des jeux vidéo à jeter aux orties. Des “consoles”, aussi, mériteraient le chemin des ordures. Et ce sont de tels bidules que Julien, technicien en informatique, descend en flèche dans sa Petite Chronique de Spyroledragon, à l’image de la chronique ci-dessous, chronique d’un plagiat éhonté :

Mais ces testeurs d’étrons s’amusent occasionnellement à faire également des hors-séries, comme ceux présentés ci-dessous :

Il y a aussi des émissions plus particuliers, tels les 88 miles à l’heure, émission consacrée au speedrun :

Si vous connaissez d’autres testeurs qui valent la peine d’en parler, faites-le savoir dans les commentaires !


Streets of Rage Remake V5, l’hommage mort-né

Le talent d’amateurs paie parfois le prix, d’avides commerciaux retournant leur veste…
Un travail acharné, 8 années durant, atrophié en quelques heures…

Bombergames, ce sont des joueurs passionnés.

Ce sont des gens amateurs de la série de Beat’em All Streets of Rage, que l’on doit à SErvice GAmes. Enfin, SEGA si vous préférez.

Sortis sur la Megadrive, ces produits vidéoludiques avaient emporté l’adhésion de nombreux joueurs, et restent encore aujourd’hui dans le coeur de nombreux retrogamers -en particulier pour les deux premiers opus-.

Pendant 8 ans, Bombergames concoctait un remake de cette saga…

Pour finalement sortir, début avril, dans sa version 5 !

Le résultat en valait la peine : exhaustif, fidèle aux jeux d’origine, tout en le peaufinant (c’est un remake, après tout), technicité accomplie…

Un tel cadeau, gratuit de surcroit, avait de quoi faire sourir les fans :)

Mais, bien entendu, dans une société de merde où l’argent est le seul commandant, SEGA, et ses dirigeants hauts perchés, se sont sentis investi de tout foutre en l’air et s’en sont allés occire les droits d’utilisation -et surtout de distribution- du produit.

Pourquoi ? Parce qu’ils estiment que cela nuirait aux ventes de la trilogie originelle, disponible en téléchargement payant au sein de plusieurs plateformes.

Un peu triste quand même, mais bon…

C’est un choix, et il est compréhensible. Après, que ce soit toujours en notre défaveur, ça peut être barbant !

Pour avoir un aperçu de ce que ça donnait, regardez la vidéo ci-dessous (allez en voir la description sur Youtube, une surprise de taille s’y trouve) !

Et si vous voulez comparer, voici le niveau original (extrait du deuxième opus) :

Cela dit, c’est pas ce genre de choses qui doit nous empêcher de raccrocher des manettes !

Si vous avez envie de vous exprimer là-dessus, n’hésitez pas :)


Critique de Sucker Punch

Affiche française de Sucker Punch

Affiche française de Sucker Punch

Film américain fantastique de Zack SNYDER

Avec seulement cinq films à son actif, Zack SNYDER a tout de même réussi à se faire un nom dans le cinéma.

Son premier film, L’Armée  des Morts, remake d’un film de morts-vivants, fut pour lui une révélation. Laquelle sera concrétisée pour sa sympathique adaptation du roman graphique de Frank MILLER, 300. Après avoir enchaîné sur deux autres adaptations –Watchmen et Le Royaume de Ga’Hoole-La Légende des Gardiens- et emporté une certaine adhésion pour ses bonnes idées et sa mise en scène stylisée, revoilà notre trublion, avec cette fois-ci un long-métrage original, Sucker Punch, production sur laquelle  je plaçais de gros espoirs.

Qu’en est-il de cet étonnant coup de poker ?

Synopsis : Les temps sont durs pour la jeune fille ; au doux sobriquet de Babydoll, elle  perd sa mère et doit vivre avec son beau-père détestable. Un soir orageux, l’effroyable se produisit : la jeune sœur de Babydoll meurt à son tour, et elle est pour cela internée. Après avoir sympathisé avec quelques autres filles, elle va devoir chercher à s’évader avant de subir une lobotomie…

Une heure 50 minutes plus tard, il fut difficile de s’en faire une idée à chaud, tant la séance fut quelque peu déstabilisante. Mais un constat d’évidence apparut : j’ai mal abordé Sucker Punch. Je me l’imaginais orienté action, alors qu’au final, ça ne l’est pas tant que ça.

Les séquences de castagne sont assez sympathiques et témoignent d’un travail d’orfèvre de la part du réalisateur, qui se fait toujours autant plaisir avec moult ralentis-accélérés. Ma séquence d’action préférée est celle de l’attaque dans le temple ; dynamique, très subtil (AHEM), et superbement réalisé.

Techniquement, il est indéniable que Zack s’est impliqué de manière importante pour son bébé ; la photographie est vraiment excellente, je ne m’étais pas autant régalé sur ce point depuis quelques temps ! Et que dire de la bande-son, qui va dans le même sens !

Comme je le disais, c’est la première fois que le réalisateur américain s’engage dans un projet original. J’étais curieux de le voir s’exercer sur un environnement qu’il aurait bâti lui-même, en lieu et place d’une exploitation intelligente des univers dont il tire les adaptations.

A l’arrivée, le résultat est en demi-teinte. Il y a une démarche évidente derrière (je ne vous en donne les tenants et aboutissements, c’est une critique, pas un spoil), le problème est qu’elle est maladroitement instaurée, de sorte qu’on ne sait avec exactitude si la trame constitue une force ou un handicap. On sent que la fin voulait instaurer une relecture, mais les quelques maladresses l’empêchent de pleinement l’apprécier comme dans Le Prestige ou encore dans Shutter Island.

Que dire donc de Sucker Punch ?

-Réalisation : Rien à dire de ce côté-là, de bons plans de ralentis, maîtrise technique de bout en bout, photographie superbe. 5/5

-Scénario : Plus subtil qu’il n’y parait, avec une fin sujette à de multiples interprétations. Sa confusion, qui aurait pu être évité, handicape le film auprès du public. 3/5

-Performances dramatiques : Sans être mauvais, le jeu d’acteurs n’est pas formidable. 3/5

-Bande-son : Un melting-pot musical audacieux, judicieux et illustrant à merveille les images du film, et des bruitages renforçant les actions. 5/5

-Note globale : 16/20

Un film qui ne sera pas du goût de tous. Pour ma part, j’ai apprécié cette première tentative de Zack SNYDER de ne pas faire une adaptation. Quelques écueils le privent d’un meilleur statut auquel il aurait pu prétendre. Dommage, car sur le plan visuel comme sonore, c’est un sans-faute… Un très bon long-métrage.

 


Quelques critiques express de films (janvier-mars 2011)

La dernière fois, je vous avais « laissé en plan » alors que j’avais promis plus d’articles à partir de décembre 2010… Mais il n’est jamais facile de s’accorder du temps libre… De toute façon, l’on avait décidé dès le départ qu’on publierait à notre rythme !

Je ne vous assaillirai pas de politesses à la « bonne année », on vous les a souhaitées une centaine de fois, sinon plus…

Débutons tout de suite par mon coup de cœur de ce début d’année, à savoir Black Swan ! Ce superbe long-métrage récolte la note impressionnante de 19/20 ! Le film nous happe dans la descente aux enfers de cette danseuse ambitieuse. L’empathie pour l’héroïne, incarnée par une impressionnante Natalie PORTMAN –elle l’a mérité, son Oscar !- est d’une ampleur colossale ! Jeu d’acteurs au diapason, photographie judicieuse, bande-son bichonnée… Quelques lacunes mineures dans le scénario prive le chef d’œuvre de Darren ARONOFSKY d’accéder à la note parfaite ! Dire que je n’en attendais rien de particulier… Magistrale, et plus encore !

Maintenant, j’aborde un film sorti il y a pas mal de temps, mais que je n’ai pas visionné jusqu’à un passé proche : Shutter Island, de Martin SCORSESE. Il écope d’un 18/20. La réalisation de grande qualité peut notamment compter sur une ambiance impeccable, des acteurs investis et une très bonne partition sonore. Le scénario réserve quelques surprises, et même si l’on peut deviner la fin, le twist ending est habilement exposé et l’ultime réplique du film lourde de sens. Qui plus est, le long-métrage se révèle extrêmement savoureux lors des visionnages ultérieurs. Dommage que quelques lourdeurs se fassent sentir !

Je remonte davantage dans le temps, je remonte même assez loin, pour vous parler d’un autre film de Christopher NOLAN : Le Prestige. Il dépasse de très très peu le précédent film évoqué : 18.5/20 ! Une compétition professionnelle bien construite, bien narrée, le montage très efficace… Une bande-son plutôt discrète, mais qui est plus que convenable. Le twist ending y est ici mémorable, et la mise en abime éclate avec grande classe !

Plus récemment, Date Limite, comédie « semi-Very Bad Trip », fait moins mouche avec 14/20. Une réalisation plutôt banale, malgré le casting motivé ; une sélection musicale de bonne qualité, un scénario faiblard et pas aussi généreux en séquences mémorables –elles sont peu nombreuses, malheureusement…-… C’est un peu l’apéritif en attendant Very Bad Trip 2.

Film asiatique pas encore disponible sous nos latitudes, Dream Home est de bonne facture : 14/20 également ! Un thriller anxiogène assez réussi, malgré des inégalités, et ce dans tous les aspects. C’est assez gore, il y a de la débauche, ce n’est donc pas à ne pas exposer entre tous les yeux !

Je ne pensais plus Disney capable de me surprendre… Pourtant, force est de constater que Raiponce va au-delà de mes espérances : 17.5/20 ! L’animation est excellente, le design à la fois réaliste et typiquement Disneyien, le casting vocal français est d’excellente facture… Sans compter le défi technique relevé (la modélisation des cheveux est un véritable casse-tête !) avec succès !

Terminons avec Red, l’ode explosive à la retraite ! 14.5/20, ce n’est pas si mal, pour des RED ! Des scènes très sympathiques parsèment le long-métrage serti d’un ensemble d’acteurs & d’actrices qui semblent bien s’amuser ! Quelques points restent contestables : le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, la bande-son est peu mémorable… Voici néanmoins un bon divertissement familial !

Voilà, je stoppe ici même pour cette fois.

Bonne rentrée pour celles et ceux à qui elle approche dangereusement, et bonne continuation pour les gens qui ont déjà repris leurs activités…

A très bientôt.


Warhammer : quelques lectures.

L’univers Warhammer, c’est avant tout les jeux de plateaux de Games Workshop. C’est un monde violent, où se massacre joyeusement les humains, elfes, nains, orcs et j’en passe. Warhammer 40000 est la version futuriste de ce petit monde (les puristes me corrigeront si je dis des conneries). Bref, je fais parti de ce groupe de personnes qui a découvert Warhammer à travers les jeux vidéo, avec notamment le fameux Warhammer 40k Dawn Of War (bon je sais, d’autre jeux on était crée avant).

3 BD sont parues aux éditions Soleil sur l’univers de 40k. D’énormes scènes de combats, du sang, de la violence, encore du sang (non j’exagère.. ou pas), des répliques qui sentent à plein nez l’embrigadement et le lavage de cerveau, normal, on est chez les SpaceMarines et la Garde Impériale. Si vous en êtes fan, vous ne serez pas déçu par ces trois volumes. Bon j’aurais aimé que les histoires soient un poil plus longues, la on a droit à une cinquantaine de pages de lecture à tout péter, avec l’intitulé “Intégrale”, je m’attendais plutôt à quelque chose d’une centaine de pages.

Tome 1 : La Croisade Des Damnés, on y découvre la vie de Raclaw, qui va devenir frère Gerhart dans le Chapitre des Black Templars, puis finir par être le terrible TankRouge. Avec le tome 3, celui ci est mon préféré.

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Tome 2 : Le colonel des Gardes du désert de Tallar est fait prisonnier par les orcs, qui prennent celui ci pour un “grand grot (qui pue)’” porte bonheur. Il va être le témoin d’une lutte sans merci, au sein du clan de la Hache de sang, où il assistera à un combat des chefs violent et sanglant.

Warhammer, Tonnerre de Sang

Tome 3 : Entre deux missions, les Gardes impériaux de la Compagnie Blazer sont stationnés à Paradise City, baptisée ainsi ironiquement par les soldats. Pour faire face aux attaques des Taus, le régiment dispose de leurs célèbres tanks Hellhound et de mortiers surpuissants. Au cœur de la bataille, le destin de la guerre jouera-t-il en faveur des troupes impériales ?
a l'épreuve du feu


Chroniques de la ville lunaireh-Les eaux sombres du parc

Dans le domaine des arts, il y a des artistes qui marquent leur emprunte. La musique n’échappe pas à cette règle. Dans cette profusion de musiciens, on trouve de tout : des kikoolol qui se prétendent les tout-puissants, alors qu’ils ont seulement un tas de dollars, ceux qui cherchent vainement à se distinguer (mais qui, au final, soit tombent entre les mains des premiers, soit quittent la scène musicale), et enfin ceux qui réussissent à faire de LA MUSIQUE, peu importe que cela rapporte ou non.

Exemples de la première catégorie : P.Diddy, Timbaland, Black Eyed Peas… Sans oublier Rihanna, et Lady Gaga ! Bref, la plupart des « artistes » américains d’aujourd’hui…

Artistes de la deuxième catégorie : Euh, bin là, je dois dire que je vois pas vraiment d’exemples :s

Quelques noms du troisième type : regardez-là

Aujourd’hui, et dans les prochains jours, je posterai sur Qivi des critiques d’albums d’un groupe musical hors pair, qui perdure depuis plus de 20 ans sur la scène musicale : Opeth.

D’où provient ce nom ? D’une cité fictive du nom d’Opet (« La Ville de la Lune »), présent dans le roman Sunbird de Wilbur SMITH.

Quel est leur style de musique ? Majoritairement du metal progressif. Progressif, c’est-à-dire ? Eh bien, une chanson habituelle est structurée de manière précise, à savoir refrains, couplets, même mélodie constante etc. Quand on parle de progressif, cela veut notamment dire que la chanson ne reste jamais la même, il y a de grandes variances, pas vraiment de couplets… Les chansons progressives durent plus longtemps, ont des paroles plus recherchées, et l’instrumental est varié. En revanche, les chansons progressives sont plus difficiles à « apprivoiser ». Voilà, basiquement, ce que cela signifie.

La patte principale du groupe vient du mélange puissance/mélancolie des instruments.

Il vient d’où ? De Suède.

Qui est le leader ? Le chanteur et guitariste Mikael Âkerfeldt ; il réussit le tour de force d’être capable de chanter de deux manières différentes : il peut le faire avec une voix chantée, douce, ou alors balancer des vocalises gutturales !

Je présenterai au fil des quelques jours suivants, quelques albums de ce groupe légendaire, et pas forcément dans l’ordre de parution…

Aujourd’hui, je commence par l’album qui est, pour BEAUCOUP de fans, leur meilleur album à ce jour : Blackwater Park.

Pochette (2001)

Pochette (2001)

Cinquième album du groupe, sorti en 2001, réédité en 2010, il a bénéficié d’une production de Steven WILSON, excellent artiste avec qui le

Pochette (2010)-Pour ma part, je préfère celle-ci

Pochette (2010)-Pour ma part, je préfère celle-ci

groupe s’est lié d’amitié.

Commençons la critique de cette pièce majeure du groupe !

1-The Leper Afinity (« L’Affinité lépreuse » ?) : après quelques secondes de notes lugubres, les guitares débarquent, soutenus par la batterie qui entre lui-aussi en fanfare. La voix gutturale suit peu après. La chanson est variée (rassurant, c’est du progressif xD), les mélodies dynamiques. Petit passage douceur vers le milieu de la chanson, avant de repartir de plus belle. La piste se finit par de belles notes au piano.

2-Bleak (« Morne ») : rappelle un peu dans sa structure le premier morceau, avec cependant un passage doux plus éloigné (vers les 65%). L’instrumental dans cette piste est peut-être plus présente. Très bonne chanson.

3-Harvest (« Récolte ») : ballade à la guitare acoustique distillant de très belles notes. Elle se rapproche davantage d’une chanson non-progressive, car elle adopte le système des refrains/couplets et la mélodie reste globalement la même. Une belle chanson, avec de bonnes paroles.

4-The Drapery Falls (« Le Rideau tombe ») : ah, nous y voilà ! C’est grâce à cette chanson que j’ai découvert le groupe il y a quelques temps ! Elle est une bonne démonstration du style d’Opeth : à la fois puissant et mélancolique dans ses sonorités, émouvant et sauvage, attendrissant et violent. Magnifique.

5-Dirge For November(« Lamentations de Novembre ») : début exclusivement acoustique, Mikael murmurant ; ensuite, retour des instruments pour une montée en puissance progressive, voix gutturale revenant à la charge, pour s’achever sur des notes de clavier et de guitare peu joyeuses. Une belle démonstration des digressions.

6-The Funeral Portrait (« Le Portrait Funéraire ») : guitare acoustique lugubre en intro, pour un morceau qui met en valeur les guitares. Final sympathique.

7-Patterns In The Ivy (« Echantillons de Lierre » ?) : exclusivement instrumentale. Court, sympa, un interlude peu marquant mais faisant malgré cela partie du tout.

8-Blackwater Park (« Le Parc à l’Eau Sombre ») : puissant, distillant des états d’âme au travers d’une puissante instrumentale. Globalement une chanson assez costaud, avec un passage tranquille malgré tout. Très bon.

Bilan : un excellent album, où Opeth hurle et pleure à la fois. Pour autant, ce n’est pas à mes yeux leur meilleur album, la 7ème chanson n’est pas loin d’être dispensable, celle juste avant est un peu en-deçà… Mais Blackwater Park reste un bulldozer musical. 17/20

P.S : vos réactions sont toujours les bienvenus, que ce soitpour la critique de l’album ou pour les quelques premières lignes de mon article…


Critiques de quelques films du second semestre 2010

11 juillet 2010.  Soit 162 jours… Ma dernière critique de film commence tout doucement à paraître lointaine ! Il serait peut-être temps de réagir… Voilà pourquoi je me suis décidé à vous présenter quelques critiques de film !

Commençons par Dragons, une production en images de synthèse des studios Dreamworks. Il obtient la note de 17.29/20. Plutôt bien animé, histoire sympathique, partition musicale soignée, scènes jouant de fort belle manière avec le relief de l’environnement (le film est sorti en salles aussi en 3D)… Un divertissement familial agréable et dépaysant !

Poursuivons avec Expendables-Unité Spéciale, film de Sylvester STALLONE, qui se voulait hommage à ceux d’action bien bourrins des 80′s. Il écope d’un 12/20. Sa bonne réalisation, au montage dopé à l’adrénaline, sa musique soignée (merci Brian TYLER), et le jeu d’acteurs correct (hormis quelques uns…) sont contrebalancés par un scénario complètement incohérent, rempli de poncifs… Bref, digne des plus mauvais films. Dommage, les scènes d’action n’étaient pas non plus à jeter !

Le voyage cinéphile continue avec Fatal, comédie de Michael YOUN. Ce sera pour lui un 14.25/20 ! En effet, contrairement à ce à quoi on pouvait s’attendre, ce n’est pas que du c** dedans, on discerne des gags sympathiques et une critique caustique du business de la musique, des détournements de people (Athéna NOVOTEL, qui renvoie irrémédiablement à Paris HILTON)… On regrettera la lourdeur des blagues scato typiquement YOUN qui rendent le film trop vulgaire pour un jeune public. C’est un peu comme un adolescent; c’est parfois chiant, ça pense au cul souvent, mais au final, il a de quoi s’attacher.

Evènement de fin novembre, Harry POTTER et les Reliques de la Mort-Partie Un, quant à lui, mérite son 17/20 ! Baignant dans une atmosphère peu rassurante, on est loin de l’enfance du premier opus ! On assiste, grâce à une réalisation efficace, à la belle photographie et à la bonne bande-son (mais un poil trop discret peut-être), à une cavale stressante, et parfois oppressante, de Harry & ses amis. Sa fidélité améliorée gomme le principal défaut de son prédécesseur, pour en faire un excellent long-métrage.

On reste chez Warner pour parler du blockbuster de l’année, à savoir Inception, qui frôle la perfection avec un 19/20 ! J’espérais me prendre une claque, j’ai été servi ! Si il y a parfois des choses à dire sur certains éléments du scénario, ce dernier est bien écrit, la maîtrise de la narration est admirable, la tension palpable, soutenus par un casting aux petits oignons, une musique dévastatrice et une caméra impeccable ! Les amateurs de science-fiction, d’action et de thriller seront pantois !

Sorti cet été, L’Agence Tous Risques se révèle être un bon divertissement bigarré, pas grand chose à dire le concernant, il reçoit la note de 15/20.

Disney avait dégainé des divertissements estivaux, lui-aussi. En témoigne L’Apprenti Sorcier, pas désagréable mais pas tellement marquant non plus. Faut dire que le héros est un GROS boulet (pas très pro’, tout ça, hum, hum) ! Enfin bon, 13/20, c’est pas dramatique !

La firme de Mickey était aussi présent en hiver, avec Le Drôle de Noël de Scrooge. Je vous renvoie à ce que j’ai dit sur Dragons.

“Récemment”, Le Royaume de Ga’Hoole-La Légende des Gardiens est sorti en France grâce à Warner. Là encore, on tient un petit bijou d’animation, qui conviendra à tous les publics. Je le recommande en VO pour son casting vocale d’excellente facture ! Sa note : 17.6/20 environ !

Robert RODRIGUEZ a concrétisé un rêve de fans en sortant la “version longue” de la fausse bande-annonce Machete. Malheureusement, on reste un peu sur sa fin après visionnage. Du bon potentiel n’a pas été exploité à 100%, la répartition intrigues/action n’est pas terrible (on s’ennuit parfois), et le combat final est raté. Hormis tout ça, on passe un bon moment. 14/20.

Night And Day, dernier Tom CRUISE en date, m’a quelque peu surpris. Pour ses scènes d’action sympathiques, ses quelques gags bon enfant et l’auto-dérision de l’acteur principal dans le rôle qu’il campe, on se détend agréablement, sans crier ni à l’originalité ni à la perfection. Pour tout cela, je lui discerne un 15.25/20.

Peu avant l’été, la firme aux grandes oreilles distribuait en France Prince of Persia, l’adaptation de jeu vidéo la plus rentable à ce jour. Les critiques l’ont globalement démoli, mais je ne le ferais pas. Je pardonne son scénario un peu faible, car le cocktail humour/action/paysages ressemble à celui de Pirates des Caraïbes, d’où une très honnête production. 13.25/20

Dreamworks Animation a mis un terme aux aventures de l’ogre vert dans Shrek 4-Il Était une Fin. Un départ pour une saga qui montrait tout doucement des signes de fatigue. Moins drôle que les opus 2 & 3, mieux écrit que le troisième, Shrek tire sa révérence de bonne manière. En attendant le spin-off consacré au Chat Potté, vous pouvez toujours vous matez ce quatrième opus, qui obtient 14.9/20.

On conclut cette “revue de critique” avec Toy Story 3, chapitre lui-aussi final des aventures des jouets made in Pixar. Une belle conclusion qui conserve la malice, l’humour et l’animation de qualité de la série. 15.96/20.

Voilà, voilà ! Pour résumer, parmi les films ci-dessus :

-Aucune note en-dessous de 12 (pas de cas graves, mais j’ai été un poil gentil sur certains longs-métrages)

-La meilleure note est de 19/20

-Un seul français

-Moyenne de l’ensemble : 15.42/20 (oulà, oui j’ai dû être un peu trop gentil avec certains xD)

N’hésitez pas à réagir en commentant !


Plain Sight Offert

Juste pour vous signaler que j’ai des copies du jeu Plain Sight en rab’, donc gamers, si ça vous intéresse, signalez-moi votre pseudo steam en commentaire, ou ajoutez « treintafouire »


Film de Merde, La Onzième Heure.

*Le propos tenu dans cet article ne représente en aucun cas les avis des autres membres du blog*

Treintafouire n’est pas mort, et poste même encore sur Qivi ! (histoire de faire de la pub)

J’ai récement essayé de regarder le film La Onzième Heure (non pas le documentaire). Oui j’ai bien dit essayé, et je n’ai pas put le finir. Explications.

la_onzieme_heure.jpg

Je cherchais un petit film sympa, pas prise de tête histoire de me détendre. Je suis tombé sur The Eleventh Hour, de Matthew Reese (inconnu au bataillon..). En voyant la jaquette, j’ai pensé “encore un film avec que de l’action où les gentils GI tuent du terroristes/chinois/vietnamiens/irakiennes/aliens(?) (rayer selon votre choix)”. Et finalement c’est tout simplement … une bouse. J’ai craqué à 48minutes 52 secondes, stop on arrète le massacre, je vais me coucher. Voici en 3 point pourquoi je le déteste :

  • Le doublage est horrible. Je ne sais pas comment vous expliquer, mais on sens que ça “colle” pas, les voix ne vont pas avec les personnages, ça me fait limite penser à ces parodies qu’on trouve sur Youtube, où les gens s’amusent à changer les dialogues. Très vite, il m’a été tout juste supportable de simplement regarder les personnages parler.
  • La caméra est instable ! Voila sûrement le pire dans le film. Au bout de 15 minutes, j’étais fortement agacé. Même lorsque la secrétaire passe un coup de fil, la caméra la fixe (enfin essaie), et  l’image bouge, n’est pas stable, comme si on avait demandé au caméraman de porter une caméra de 100 kilos et que celui ci peinait à la tenir pour bien cadrer. Et je vous parle même pas des scènes d’action. Prenez un caméscope, courrez (viiiite) derrière un pote en essayant de le filmer en même temps, voila, vous avez une idée de ce que ça donne.. des bouts de jambes, de pneus, le tout très confus…C’est principalement ce qui m’a fait craquer, j’avais pas envie de me chopper un mal de tête.
  • Le scénario ! Pfooolalalala ! C’est biiiiiiidon ! Franchement, j’en ai vu des films sans scénar’ (Transformers 2 … hum), mais eux au moins, ils se rattrapent sur le reste ! Bob (oui j’ai même pas retenu le nom des personnages) et ses potes du commando sont en Corée du nord pour libéré des otages Japonais. Bob est touché, laissé pour mort la bas, torturé pendant 2 ans puis libéré. Quelques années après cela, Bob est piégé par un génréal Coréen qui veut se venger, il doit tuer un de ses potos des commandos devenu Sénateur, ou la bombe placée dans la tête de son (ex)femme explosera. Ce qui m’étonne le plus dans le scénario, c’est comment des militaires nord Coréens, dont un Général, ont put s’introduire sur le territoire Américain. Les 2 points précédents additionnés, j’en pouvais déjà plus, j’ai même pas envie d’être indulgent avec l’histoire, c’est juste bidon (oui j’me répète).

Je regrette d’avoir téléchargé* ce film (bouh le vilain pirate!). Sérieusement, des films réalisés par des fans, que l’ont trouve partout sur le toile (l’excellent MGS Philanthropy, j’en parlerai bientôt) sont bien meilleur !! Maintenant, si vous avez vraiment envie de voir ce film, c’est votre choix, je vous ai dit ce que j’en pense, téléchargez le pour vous faire une idée, après si vous achetez le dvd, vous devez être maso, ou vous savez vraiment pas quoi faire de votre argent.(oui j’incite au piratage*, et je n’ai pas honte dixit Ced).

Article également disponible ici.


Vocalture (15 août 2010)

Qivi est en inactivité ? Non, il était juste en vacances, et on a pas eu la courtoisie de vous le dire De toute façon, personne ne vient jamais ici alors…

Bon, et bien, essayons de le sortir de sa léthargie :)

Vous vous souvenez, le 12 janvier 2010 ? Eh bien, c’est la date de parution du premier numéro de Vocalture ! Vous pouvez (re)lire cet article en cliquant quelque part dans cette phrase.

Pour rappel, Vocalture est la contraction de Vocal et de Culture. Ne vous êtes-vous jamais demandé quelle tête pouvait avoir la personne qui doublait tel personnage dans tel film/manga/jeu ? N’avez-vous eu jamais envie de savoir si cette personne a doublé quelqu’un d’autre ? Voici tout l’intérêt de cette rubrique : révéler identité, carrière et, si disponible, photo de ces comédiens vocaux.

Et quand on pense que la France est réputée pour être le meilleur pays doubleur… ^^

Bien ! Après s’être intéressé à Dissidia,  jeu vidéo cross-over signé Square-Enix, je cherchais à faire un nouvel article Vocalture pour la semaine d’après. Problème : j’avais pas d’inspiration ! Enfin bref, plus de 7 mois plus tard, le deuxième article consacré aux doubleurs vocaux se déroule devant vos yeux ébahis (ou pas) !

Oui, mais pour quoi cette fois-ci ? Un jeu ? Non. Un manga alors ? Euh… Non. Un film ? Oui !

Il s’agit d’un long-métrage que m’a fait découvrir kadajfemelleplz il y a pas longtemps, et que je n’avais pas eu la chance de visionner auparavant.  Cette production de Steven SPIELBERG m’a bien plu, avec des décors, des costumes, et une photographie à tomber par terre ! Il s’agit de Mémoires d’une Geisha, adapté du roman Geisha d’Arthur GOLDEN, sorti en 2005 !

Pour relancer Qivi, pour celles et ceux qui ont la curiosité de savoir qui se cache derrière la voix de tel protagoniste, et aussi pour remercier kadajfemelleplz, nous vous dédions ces retrouvailles, je consacre le Vocalture du 15 août à ce film !

Commençons !

La petite Chiyo a pour occurrence vocale  Éloïse BRANNENS (pas de photo). A part pour avoir été la voix de Molly WALKER dans la série Heroes, elle n’a participé à rien de bien majeur, voir rien du tout.

sarah brannens (pumpkin jeune)

sarah brannens (pumpkin jeune)

Pumpkin enfant est doublée par Sarah BRANNENS. On peut entendre sa voix dans Reviens-Moi, un film sorti en 2003, où elle est les cordes vocales françaises de Saoirse RONAN, actrice connue pour son rôle principal dans Lovely Bones.

Mère dispose de la voix de Paule DE OLIVEIRA (pas de photo). Aucun autre travail.

nita klein (tatie)

nita klein (tatie)-attention, photo datant des 60's

Tatie s’est appropriée les sonorités de Nita KLEIN. Elle a doublé dans quelques films, comme Aviator, Neverland

françoise cadol (hatsumomo)

françoise cadol (hatsumomo)

Quant à Hatsumomo, sa voix est un pilier du doublage français. Il s’agit de Françoise CADOL, que l’on retrouve dans bon nombre de films, séries, publicités… Et même dans les jeux vidéo ! Inutile de s’y attarder, sa voxographie est d’une importance suffisante pour que vous tombiez sur elle au moins une fois !

véronique augereau (mameha)

véronique augereau (mameha)

La surprise dans le casting vocal provient surement du personnage de Mameha, qui est doublée par… Véronique AUGEREAU ! Grandement connue pour doubler… Marge SIMPSON, dans Les SIMPSON ! Mais elle n’a pas fait que ça pour autant ! Elle a participé au doublage de trois films Batman, aux Dents de la MerA l’aube du 6ème Jour

Pumpkin adulte peut compter sur Mélodie ORRU (pas de photo) pour se faire entendre. Pas d’autres participations majeures.

caroline victoria (sayuri)

caroline victoria (sayuri)

L’héroïne de l’histoire, Chiyo adolescente, puis Sayuri, dispose des cordes vocales de Caroline VICTORIA. Elle a été la voix de Malicia dans la trilogie cinématographique des X-Men, celle d’Arya dans le navrant Eragon… Elle a participé à de nombreux doublages.

Quant à la narratrice, elle est interprétée par Sylvie GENTY (pas de photo), qui a eu quelques autres rôles vocaux dans d’autres longs-métrages.

Reste à parler de quelques voix, de la gente masculine cette fois-ci.

dominique guillo (président)

dominique guillo (président)

Le président a la voix de Dominique GUILLO. Il a doublé l’acteur Rupert EVERETT dans certains de ses films.

loïc houdré (nobu)

loïc houdré (nobu)

Nobu détient les cordes vocales de Loïc HOUDRE. Connu surtout pour être la voix de Dwight dans Sin City. Quelques participations.

françois chaix (baron)

françois chaix (baron)

François CHAIX prête ses paroles au Baron. Il a souvent participé à des doublages de films connus, comme L’Armée des 12 Singes, Fight Club

Voilà,  nous avons fait le tour voxophile de Mémoires d’une Geisha, que je vous recommande, à la fois pour connaître un peu l’univers de ces femmes artistes, et aussi pour sa beauté visuelle.

Bon film ! ^^

P.S : la création de ce Vocalture a été assez laborieux, dans la mesure où de nombreuses recherches ont du effectué et que la véracité des informations n’ont pas été toutes vérifiées. Aussi, j’espère ne pas m’être trompé, même si normalement, il n’y a pas d’erreur.


Critique-duel : le choc bestial !

Une critique pas comme les autres occupe aujourd’hui Qivi. En effet, suite au visionnage de deux films, qui se prêtent à l’exercice d’une sorte de confrontation, j’ai décidé de vous proposer un duel orchestré par mes soins. Bien évidemment, le sujet du jour ne saurait attirer votre attention cinéphile, uniquement dans l’optique où le genre fantastique vous plait…

Alors, présentons, de prime abord, nos deux challengers d’un jour !

En premier, je vous présente Wolfman, un film de Joe JOHNSTON (Jumanji, Jurassic Park III), avec Benicio DEL TORO, Anthony HOPKINS, Emily BLUNT, Hugo WEAVING… Il s’agit d’un remake d’un film de 1941, sobrement intitulé Le Loup-Garou, ou, si vous préférez, The Wolf Man, en anglais.

Synopsis : XIX ème siècle, Angleterre. Lawrence TALBOT est un acteur reconnu. Alors qu’il rencontre le succès sur les planches de théâtre, une certaine Gwen CONLIFFE lui rend visite dans sa loge. Hélas, elle est porteuse d’une mauvaise nouvelle : son compagnon, Benjamin TALBOT, est porté disparu. Après avoir rejeté la demande d’aide de la jeune femme, le comédien décide de se rendre à Blackmoor, terre de son enfance difficile, afin de retrouver son frère. Après avoir renoué des liens auprès de son père, Sir John TALBOT, Lawrence va devoir se confronter aux sombres événements locaux, ainsi qu’à une terrifiante créature ravageant les environs…

Note : cette critique vaut en particulier pour la version dite Director’s Cut, surtout en ce qui concerne le scénario, les 17 minutes supplémentaires se révélant importantes pour estimer plus justement ce long-métrage.

Quelle chose retenir, de prime abord, de cette production ? Probablement la photographie, restituant de manière saisissante l’Angleterre victorienne. Et ce n’est pas le casting, aux petits oignons, qui va à l’encontre de cette impression ! À commencer par Benicio DEL TORO, puissant, sobre, insufflant à son personnage une présence charismatique. Anthony HOPKINS délivre une prestation honorable, avec les mêmes qualités que ceux de l’acteur hispanique. Emily BLUNT se montre, quant à elle, d’une grande justesse. Hugo WEAVING, très bon, est moins bien servi, car son personnage est assez peu exploité. Le reste du casting est d’un bon niveau, et ne vient jamais faire tâche dans cet Angleterre d’une autre époque.

La trame de Wolfman, à défaut d’être pleinement réussi/original/surprenant,  est bien dirigé, relativement bien rythmé, et prend le temps qu’il faut pour développer les principaux protagonistes, malgré une certaine lenteur en début de film.

Mais il convient de se pencher sur la créature du film, le fameux Loup-Garou ! Ce cauchemar de pleine lune a bénéficié d’un bon traitement, tant visuellement qu’au niveau comportemental ! Les transformations cumulent les avantages des techniques, anciennes et modernes, d’effets spéciaux, pour un rendu de très bonne facture. Se montre-t-il sauvage, quand notre satellite naturel nous est visible en sa pleine apparence ? Assurément ! Sans verser dans la violence gratuite pure et dure, sans pour autant faire dans l’édulcoré, on nous montre un animal sauvage, traquant, déchiquetant, broyant, tranchant et griffant, avec un maximum de réalisme. Cela témoigne d’un certain respect envers la créature, alors qu’il aurait été facile de tomber dans le commercial, empoisonneur de la qualité artistique.

La partition musicale de Danny ELFMAN est hélas assez timide et ne marque pas les esprits.

La caméra de Joe JOHNSTON privilégie la lisibilité à l’épilepsie (cf le commercial…) et fait proprement son travail, pour le plus grand bonheur des “bigleux”.

Et là, vous vous attendiez au décorticage par les notes. Que nenni, ce sera fait avec ceux du second challenger du jour !

Il s’agit de Daybreakers, un film des frères SPIERIG (leur deuxième, après Undead), avec un casting principalement composé d’Ethan HAWKE, Sam NEILL, Willem DAFOE, Isabel LUCAS… Et ça parle de quoi ?

Synopsis : 2019. Un virus, depuis plusieurs années maintenant, a transformé une très grande majorité de la population en vampires. Ces derniers s’étaient naturellement imposés par leur nombre. Les humains furent ensuite traqués pour leur sang, précieuse denrée, qui évite la dégénérescence mentale, ainsi qu’une transformation physique en humanoïde chauve-souris. La vente de cette matière première en fit un élément plus important encore que l’eau. Mais à présent, on vient à en manquer, les humains se faisant rare. Edward DALTON, vampire hématologue, travaille pour Bromley Marks, une des entreprises pharmaceutiques les plus puissantes, qui est notamment l’un des plus importants fournisseurs en sang. Son objectif est de trouver un substitut sanguin, le plus rapidement possible, afin de pallier à la pénurie. Mais cette stagnation va avoir un impact considérable…

Après une ouverture diurne, plutôt incisive mais efficace, nous voici plongé dans la nuit, cadre de vie d’une société démocratique, dans laquelle les yeux rouges & les crocs sont une norme, et où la crise frappe également, mais pas complètement au même endroit. Les similitudes avec la société actuelle sont bienvenue, car permettant la comparaison du monde de Daybreakers avec le notre. Et si la trame est assez creuse par endroits, on tient une intrigue sympathique, et parfois même empathique.

Cependant, assez paradoxalement, on ne trouve pas dans ce long-métrage des scènes d’action à foison; au contraire, il en contient juste assez pour maintenir l’attention et assurer un rythme satisfaisant, bien que le final se présente comme un important carnage. Un bon point, bien plaisant. Décidément, deux films moins-commerciaux, quelle veine !

Le casting est bon, la photographie est très bonne, la musique est sympathique mais pas franchement mémorable, bien que bon accompagnateur.

Les effets spéciaux auraient mérité un peu plus de soin (notamment lors de la scène d’ouverture, vraiment limite), dommage. Les protagonistes, à vouloir les traiter de manière homogène, peuvent paraître assez creux. A mon sens, le dosage a été judicieux, on est après tout face à un métrage assez limite niveau durée (94 minutes, générique de fin compris).

Malgré que ces quelques lignes semblent surtout révéler les failles de ce film, le fruit des efforts des frères SPIERIG est loin d’être mauvais en soi. Et il est, par exemple, plaisant de constater qu’on a pas à subir un rabâchage des poncifs du vampire.


Il est l’heure de faire le diagnostic de ces deux productions :

-Réalisation : Du bon boulot, on nous montre le tout proprement, et surtout, LISIBLEMENT. Même chose. 4/5 pour les deux

-Scénario : Pas d’originalité, mais une fidélité apparemment bonne au film dont il est le remake. On passe un bon moment, c’est l’essentiel. Partant de concepts audacieux, la trame est sympathique, et on s’attache assez bien aux personnages. 3.5/5 Director’s Cut, 3/5 version cinéma, 4/5

-Performances dramatiques : Un sans-faute. Du charisme et de la sobriété au service d’une époque qui s’y prête grandement. Un bon jeu d’acteurs, qui fait l’affaire sans être transcendant. 5/5, 3.5/5

-Bande-son : On a connu Danny ELFMAN en meilleure forme, c’est bien dommage. Le hurlement de la bête est bien rendu. Musique agréable mais passe-partout, bruitages de bonne facture. 3.5/5, 3.5/5

-Notes globales : 16/20 Director’s Cut, 15.5/20 version cinéma, 15/20.

En conclusion, un affrontement à l’issue serré. Si Wolfman permet aux loups-garous de triompher, il y parvient de très peu, Daybreakers constituant un produit de bonne facture. Bien que le film de Joe JOHNSTON soit supérieure au métrage des frères SPIERIG, je conseille tout de même de voir ces deux productions. En recherche de fantastique ? Vous ne serez probablement pas déçu(e) !


Critique de Ninja Assassin

Affiche américaine

Affiche française

James McTeigue. Cet Australien est impliqué dans bon nombre de superproductions en tant qu’assistant-réalisateur,  notamment la trilogie Matrix, ou encore Star Wars Episode II. Après avoir signé V pour Vendetta en tant que réalisateur à part entière, le revoici aujourd’hui avec son deuxième film, Ninja Assassin. Pour quel résultat ? Nous allons voir ça dans quelques lignes…

Synopsis : Il existe des clans de Ninja, qui vendent leurs prestations d’assassinat en échange de 100 livres d’or ou équivalent. Dans les rangs de la dangereuse “famille” d’Ozunu, figurait Raizu, un orphelin et apprenti très prometteur. Mais suite à un événement tragique, il va changer à jamais d’opinion sur ceux qui l’avaient recueilli, et un jour, il finira par trahir son clan. Aujourd’hui, pour tous les tourments qu’il a subis, ils doivent payer…

L’air de rien, le pitch évoque une histoire de vengeance des plus banales. Voilà qui parait peu encourageant… Mais vous vous doutez bien aussi que le scénario n’est pas un objectif primordial pour Ninja Assassin. Non. Aucunement.

Au regard des affiches, à quoi peut-on s’attendre ? A de l’action ? Je vous rétorque que oui. A du gore ? Autant vous chauffiez pour la question précédente, autant là vous pouvez prétendre à une tournure carbonique.

Il faut donc y voir un divertissement d’action et un concentré de gore. A moins que ce ne soit l’inverse.

Cette production est une ode à l’hémoglobine, un concentré de plaisir coupable rouge. Le sang jaillit en numérique et quantité non modérée, sans se soucier de quelque censure, fléau des temps modernes.

Il va sans dire que l’apparition de tout ce ketchup assisté par ordinateur se devait d’être justifiée par moult taillades à l’arme blanche -même si parfois, les mains suffisent amplement- et autres pirouettes dont les ninjas ont le secret -enfin, plus vraiment à présent-. Les quelques séquences de castagne du film se révèlent bien jouissives, malgré que la caméra éprouve parfois quelques difficultés à les retranscrire de manière optimale. Ce qui, ma foi, est quand même bien dommage, quand on sait qu’elle affiche une photographie sympathique et des effets spéciaux corrects.

James McTeigue a beau ne pas avoir livré une production au scénario bien profond, mais il y aurait pu avoir un minimum de soin dans le traitement  de l’histoire. Après avoir ouvert Ninja Assassin de fort bonne manière, la trame s’enlise dans une exposition assez ennuyeuse des faits, entrecoupée de flashbacks concernant Raizo. Ces derniers se révèlent d’ailleurs sympathiques et offrent au héros un background, qui le rend plus intéressant et supprime tout porté manichéenne au long-métrage. Mettons un bémol supplémentaire à cette positivité, en énumérant l’exaspérante tendance à mettre un soupçon d’occidentalisation dans un film traitant de pays orientaux, avec sa galerie de personnages clichés -mention spéciale à celui de Mika-.

La partition musicale ne se montre pas désagréable mais n’est pas des plus marquantes. En revanche, les bruitages semblent aussi affûtés que les lames virevoltantes à l’écran, et confortent dans cet aspect de “style”.

Pour conclure ce corps de texte, évoquons le jeu des acteurs. Globalement, on assiste à un bon niveau. Raizo affiche le charisme par la sobriété, Mika est une nunuche modérée, et les ninjas sont des pierres tombales ambulantes.

Passons aux notes :

-Réalisation : de bien belles séquences d’action, des difficultés à bien suivre par moments, du sang numérique, une bonne photographie et des effets spéciaux un minimum soignés. 3/5

-Scénario : assez classique, assez mal construite et équilibrée,  des flashbacks pas désagréables, des occidentaux de trop. 3/5

-Performances dramatiques : le casting remplit son office sans histoire, et on ne va pas s’en plaindre. 4/5

-Bande-son : musique sympa et bruitages d’un bon niveau. 4/5

-Note globale : 14/20

Ninja Assassin est un bon petit film sans prétention. Le sang coule à flot, les ninjas y font bonne figure, la réalisation a un bon emballage et on passe un bon moment, en dépit d’un déséquilibrage total. Une critique peu bavarde pour un film amusant, qui ne s’embête pas avec de la finesse caduque.


Fire emblem genealogy of the holy war

Un petit ( gros ) topic sur le 4 ème opus! Sorti en 1996 sur supernes, il est considéré comme l’un des meilleurs de la série par les fans et ce jeu possède d’énormes particularités qui le différencie des autres volets de la saga.

Alors, pour commencer, l’intrigue du jeu se déroule sur 2 générations: vous accompagnez Sigurd en tout premier lieu et à partir du chapitre 6, vous êtes aux côtés de son fils: Celice. Ils descendent de la noble famille des Chalphy de Grandbell et possèdent le sang sacré de Baldo.

Le sang sacré est un lignage qui vient des 12 croisés qui ont lutés il y a 150 ans, contre l’Empire maléfique de Lopstou fondé il y a 300 ans. Sans une intervention divine, les croisés étaient voués à une mort certaine, mais, 12 dieux descendirent alors et leur confièrent des armes sacrées capables de défaire le dieu maléfique Lopstou. Après cette victoire, les croisés divisèrent Jugdral en 12 parties et chacun dirigea un morceau. Grandbell, le plus grand pays, est divisé en duchés, dont celui de Chalphy car 4 des douze croisés viennent originellement de Grandbell.
Donc, le sang sacré est l’héritage des 12 croisés et confèrent à ses possesseurs des spécificités telle qu’une stat augmentée ou encore le droit de porter l’arme sacrée du croisé correspondant ( ainsi Celice par exemple, à 20% de chance de plus que les autres d’augmenter ses Hp, 10 % d’augmenter sa force etc… et il peut manier la Tirfing ).

Cependant, après cette belle histoire, vous vous doutez bien que tout va mal de nos jours sur Jugdral. Depuis un moment déjà, des manifestations d’une secte de Lopstou sont apparues, cela inquiète nos protagonistes qui seront, dans la première génération, impuissants face à ce mouvement. Conspiration, trahison et passion décrivent donc bien ce jeu car une de ses autres particularités est que vous formez vous même les couples.
En effet, en guise de soutien, le 4 offre un système d’amour/jalousie dans la première génération, qui permet de déterminer de qui proviendront les enfants et par ce fait, quel sang sacré ils possèderont. Il faut bien y réfléchir, le moment fatidique se déroulant dans la deuxième génération, il vaut mieux penser à comment trouver l’équilibre dans un couple! ( pour faire des bébés de la mort qui tue ). Ce système d’amour/jalousie existe aussi dans la deuxième génération, mais juste en temps que soutien. ( Et oui, étant donné qu’il n’y a que 2 générations, ce serait difficile d’avoir encore des bébés, non? )

Pour finir, je vais maintenant parler du gameplay. Pour commencer, les chapitres de fe 4 sont très longs. En effet, il a une durée de vie monstre qui peut couper l’envie de le terminer… ( je ne me sens pas visée ). Le jeu se déroule sur 10 chapitres. Chaque chapitre correspond a une carte. Vous jouez toutes les batailles d’un même chapitre sur le même terrain, mais rassurez vous, les cartes sont bien assez grandes pour que cela ne soit pas trop monotone (pas trop… ). Ensuite, sachez que comme dans fe 9 et 10, vos personnages ont des techniques. Très utiles et original pour l’époque ( 1996 sur super nintendo, n’oubliez pas XD ). Ensuite, le système d’arène est différent: les personnages que vous y affronter sont déterminés et donc fixes, ils ne sont pas aléatoires comme dans le 6,7,8 et 11.  Dernièrement, c’est le seul fire emblem dans lequel vos personnages n’évoluent pas dans le maniement des armes. C’est à dire que chaque classes à des armes prédéfinies ainsi qu’un rang d’utilisation. C’est aussi le seul qui fait que vos personnages ont chacun leurs sous ( et que ça ne facilite pas les achats… ) et qu’ils doivent être amoureux pour pouvoir se prêter de l’argent.


Fire Emblem Gaiden

Voilà alors comme je l’avais dit, je parlerais surement de certains opus de la saga fire emblem. Je commence par le 2ème volet qui n’est connu de quasiment personne.

Bon, on reprend les bases! Alors ce jeu est sorti sur  nes exclusivement au Japon en 1991. C’est une histoire parallèle au premier volet de la saga ( d’où le nom gaiden: littéralement histoire parallèle ) qui se joue sur le continent de Valencia ( Barensia ) Avec pour héros principaux ( les lords quoi ) Alm ( arum en Japonais ) et Celica.

J’avais trouvé une super carte qui montrait où se situait Valencia par rapport à Akaneia, mais malheureusement, l’image a été effacée de photobucket T_T… Enfin bref, dans le jeu ils disent que Akaneia est à l’est mais sur la carte officielle c’est Valencia qui est à l’est. On retrouve dans cette opus les 3 chevalières pégases du premier ( Palla, Catria et Est )

Donc! L’histoire parait simple: Nous sommes sur un continent divisé, le royaume du nord Rigel est hostile envers Sofia, le royaume du sud. Cette guerre nous dépassant est certainement instaurée par les dieux: En effet Rigel est dirigé par la déité Doma et Sofia par la sainte Mila. Vous jouez donc avec Alm, un jeune homme qui essaie de constituer une armée de libération de Sofia. On est vite jeté dans l’action d’autant plus que FE2 ressemble a FE8: en effet on se déplace sur une carte, on peut aller où bon nous semble, sauf que dans FE2, on dirige carrément son personnage dans les ville pour parler librement aux gens, ou encore ouvrir les coffres.

Donc, Alm avance avec son armée, il a été encouragé par son grand père adoptif Mycen, le même  qui le fera retrouver Celica! Là on apprend qu’Alm et elle se connaissent depuis qu’ils sont petits et on se demande fortement si Celica ne serait pas la princesse de Sofia… Tiens donc, la famille royale est sensée être décimée et plus tard une jeune femme nous dit que Celica ressemblait à la reine… Étrange non? Donc pas vraiment de doutes sur ce point en ce début d’aventure XD

Bon, je vais arrêter de vous spoiler le jeu, Jouez-y vous même Wink

L’émulateur, la rom et le patch sont simples à trouver.
Pour des infos très complètes sur les stats des persos, direction Fire emblem war of dragon Attention, site en Espagnol mais vous pouvez le mettre en anglais!


Critique de Sherlock Holmes

Film d’action-aventures anglo-américano-australien de Guy Ritchie (RockNRolla, Snatch)

Scénario de Anthony Peckham (Invictus, Pas un mot), Simon Kinberg (Jumper, Mr. & Mrs. Smith) et Michael Robert Johnson (premier travail)

Sorti dans les salles françaises le 3 février 2010, disponible en Blu-Ray Disc et DVD à partir du 3 juin 2010

Durée de 2 heures 8 environ (générique de fin compris)

Avec Robert Downey Jr (Tonnerre Sous les Tropiques, Iron Man), Jude Law (L’Imaginarium du Docteur Parnassus, Irrésistible Alfie), Mark Strong (Robin des Bois, Kick-Ass), Rachel McAdams (Hors du Temps, Jeux de Pouvoir)…

Un nom qui nous est familier, une popularité au moins passive, un personnage qui ne l’est pas forcément toujours. Fruit de l’imagination de Sir Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes est un détective aux compétences hors pair, que Patrick Jane et consorts ne renieraient peut-être pas. Tout du long de sa soixantaine d’aventures policières, il s’acharnera, en compagnie de son ami, le Docteur James Watson, à résoudre les enquêtes les plus difficiles, via son intelligence cartésienne remarquable. Tant et si bien que ses dispositions avaient tapé dans l’œil de bons nombres de personnes, notamment à la télévision, où les téléfilms purent mettre en image ses tribulations. Bien qu’il se soit déjà risqué au cinéma quelques fois (le dernier film en date, Le Secret de la Pyramide, remonte à 1985), il n’y a jamais encore marqué une empreinte véritablement indélébile.

Une certaine injustice pour ce charismatique personnage, mais le britannique Guy Ritchie va ici tenter d’y remédier. L’ex-compagnon de Madonna avait signé auparavant des films particuliers, comme Snatch, bon petit film de gangsta. Débauché par Warner, il a été catalogué ici au rang de « faiseur » pour « film de commande ». Au sortir du film, on aura la sensation que le réalisateur ne s’est pas contenté de cadrer, Sherlock Holmes étant plus que divertissant.

Pour obtenir un film sur le héros de Conan Doyle, il fallait un script digne de ce nom, affichant notamment ses facilités de déduction. Voyons d’abord le résumé avant d’en parler…

Synopsis : Suite à 5 meurtres rituels sanglants, Sherlock Holmes est engagé pour stopper le dangereux Lord Blackwood. Ce dernier, lors de son arrestation, promet au détective qu’il reviendra d’entre les morts mettre son plan à exécution, avant d’ajouter qu’il sera dépassé par les événements et qu’il ne pourra pas l’en empêcher. Pendu haut et court, présumé mort par le Docteur James Watson, il ressuscitera malgré tout et fomentera un complot qui le propulsera au sommet…

Vous l’aurez compris, le film orchestre un duel particulier entre Holmes, être cartésien, cantonné à la logique, et la magie, sous toutes ses formes. Loin d’être un blockbuster qui fait tout péter, Sherlock Holmes préfère jouer dans la subtilité, malgré quelques séquences d’action ici et là. En effet, le long-métrage préfère développer de manière décente les personnages plutôt que de les jeter en pâture dans de la baston pure et dure. Et c’est tout à son honneur, surtout lorsque c’est bien fait. Non contente de ne pas laisser Jude Law en retrait, la production mise une bonne partie de ses dialogues sur la relation complice qu’entretiennent les deux protagonistes principaux, et ce avec succès.

Parlons-en, justement, du jeu des acteurs, qui se révèle nettement efficace. Robert Downey Jr se montre toujours aussi bon, piochant à la fois dans du Kirk Lazarus, pour son immersion dans le rôle qui lui a été confié (cf. le délirant Tonnerre Sous les Tropiques), et dans du Tony Stark, pour son sens de l’ironie savamment dosé (voilà qui ne dénature pas le brillant Sherlock !), comme l’avait prouvé sa prestation dans les Iron Man. Jude Law se montre très convaincant, en transposant avec succès le flegme du Docteur. Les autres rôles se révèlent bon (même si il est difficile de se détacher autant des personnages principaux); quant à Mark Strong, il incarne un charismatique Lord Blackwood, qui laisse émaner un sentiment de méfiance à son égard, tant il se révèle mystérieux.

La bande-son, confiée à Hans Zimmer, se révèle très agréable et « dans l’air du temps ». D’autant plus que pour une fois, le compositeur allemand délaisse ses cuivres et sa patte de puissance, pour retranscrire avec plus de modestie l’Angleterre victorien.

Il est important de souligner la réussite de la reconstitution des lieux. Jouissant d’une excellente photographie, révélant judicieusement des décors travaillés et des costumes soignés, l’ambiance nous immerge rapidement à l’époque de l’industrialisation des terres d’Elisabeth II.

Hélas, il faut aussi souligner quelques lacunes. Par exemple, le film accuse quelques longueurs (surtout vers le milieu). Autre reproche principal, les séquences d’action ne sont pas toujours faciles à suivre, la faute à une caméra assez agitée, ne prenant pas le temps de décomposer les mouvements. Enfin, sans spoiler, un antagoniste important de l’univers de Sherlock Holmes ne trouve ici qu’une place peu importante… Chose qui sera peut-être réparée dans le deuxième opus, très prochainement.

Anecdote : le fameux « Elémentaire, mon cher Watson » n’a jamais été prononcé dans aucun livre, il s’agit d’une invention des séries/téléfilms. Et la phrase ne sera pas non plus prononcée dans le présent film…

Passons aux notes :

-Réalisation : Photographie superbe, reconstitution des décors & costumes impeccables et caméra presque épileptique par moments. 4/5

-Scénario : Quelques longueurs, mais aux dialogues ciselés. Un Sherlock Holmes qui s’y montre intelligent, avec une fin Slevinesque (en tout cas, pas loin). 4.5/5

-Performances dramatiques : le duo d’affiche est charismatique, Mark Strong est très bon aussi. Le personnage de Kelly Reilly (Mary Morstan, amante de James Watson) est cependant bien trop en retrait. 4/5

-Doublage vocal français : prestation globale satisfaisante, avec de bonnes intonations. 4/5

-Bande-son : Hans Zimmer surprend agréablement avec un changement de style qui sied très bien au film. 4.5/5

Note globale : 21/25, soit 16.8/20.

Sherlock Holmes est un film particulièrement intéressant, dans la mesure où il transpose pertinemment les caractéristiques des romans. Visuel des plus soignés, des acteurs portant à cœur leurs rôles, prestation musicale assurée, scénario intelligent… Le film de Guy Ritchie fait plaisir, très plaisir. Cependant, ne le regardez pas si vous êtes exclusivement en quête d’action, vous seriez moins bien servi… Si, en revanche, vous désirez suivre ses aventures pour son sens de la déduction et pour sa fin, révélatrice et jubilatoire, vous ne serez pas déçu(e) !!!


Critique d’Avatar !

Affiche française

Affiche française

Film de science-fiction américain écrit et réalisé par James Cameron (Titanic, Terminator 1 et 2…)

Sorti dans les salles françaises le 16 décembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 21 avril 2010

Durée de 2 heures 35 environ (générique de fin compris)

Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Stephen Lang, Sigourney Weaver, Michelle Rodriguez…

C’était inévitable. Sans échappatoire possible, le DVD devant mes yeux, j’étais condamné à LE visionner, celui dont tout le monde parle, engendrant du coup la méfiance… D’un autre côté, passer à côté d’un James Cameron serait un crime !

Mais j’avais encore en tête la capacité légendaire de notre pays à se ruer en masse sur du n’importe quoi. Bienvenue chez les Ch’tis était à des années-lumières de mériter tant d’entrées, tant il était au final quelconque et peu drôle. La seule chose qui a sauvé le film de Dany Boon du désastre total, au regard de ses ambitions, c’est le fait qu’il se veut généreux à l’égard de ses spectateurs. Mouais…

Autre fait qui me traversait l’esprit; ce qui nous intéresse aujourd’hui est produit par la Fox…

Est-ce une mauvaise chose ? Bien entendu. Cette compagnie pullule de producteurs véreux qui se foutent pas mal des gens ! Il y a quelques bons films (les deux premiers X-Men, pas mal), un bon paquet de déceptions (X-Men 3 et Origins : Wolverine, pour rester sur la saga des mutants de Marvel)… Et un peu trop de grosses bouses infâmes (Dragonball Evolution, nouvelle référence, absolue et intemporelle, en nullité).

“Oui, mais tu oublies les films super qu’ils ont produit, comme les Star Wars !” Ce à quoi je réponds : “Ce sont ces productions de qualité qui maintiennent cette compagnie en activité…”.

Est-ce vraiment utile que je présente James Cameron ? Bon allez, je le fais quand même…

Ce Canadien, amoureux de la science-fiction, ne jouit pas d’une filmographie riche en nombre, mais indéniablement chargée en qualité ! En effet, tout ce qu’il semble toucher devient de l’or, que ce soit Aliens, Abyss, les deux premiers Terminator… Puis, après 1998 et sa vision du naufrage du Titanic… Plus rien. Silence radio.

Le lascard avait un projet en tête, il voulait conter une histoire avec une technologie jamais vue. Première tentative à l’époque (1999) qui s’avère infructueuse à ses yeux. En effet, il désirait une œuvre dont les effets spéciaux prennent aux tripes, dégageant le réalisme le plus saisissant possible. Alors, il va attendre que la technologie évolue…

2009. Après de nombreux mois de travail acharné, James Cameron, avec l’appui de plusieurs studios d’effets spéciaux -dont Weta et ILM !-, sort Avatar.

La Fox annonça vite la couleur cette année-là : on nous présente cette production comme le précurseur du cinéma du futur, le retour du messie, … On encore la glorification de la 3D. Bref, il devait être THE film de l’année.

Mouais… Peu confiant envers ce studio, mais loin d’avoir envie de louper un film de sieur Cameron, je me jette à l’eau, en ce 21 avril 2010…

Pardon, j’oubliais :

Synopsis : Jake Sully est un marine paraplégique. Son frère jumeau Tom ayant perdu la vie il y a quelques jours, les employeurs du défunt le recrutent afin de participer, à sa place, à quelque chose d’unique… Envoyé sur Pandora, satellite naturelle d’une planète lointaine, il participe au programme Avatar, qui permet à l’Homme de contrôler à distance un corps établi à partir d’un mélange d’ADN humain et celui des Na’vi, les indigènes du coin. Ceux qui participent à ce projet ont un objectif : parvenir à convaincre la populace locale de partir de leur propre chef, afin de pouvoir extraire un minerai à la valeur monétaire considérable…

Le film commence, mes craintes répondent présent…

A commencer par la facture technique. Et si Avatar n’était qu’une farce, engendrée grâce à nos amis de la Fox ? Bon, mettons les choses au clair : le film est une claque visuelle, point barre. En effet, il faut bien avouer que le travail titanesque sur les effets spéciaux et ceux de synthèse semble vouloir renvoyer les autres références dans le domaine à l’âge de pierre ! Ce point de vue est incontestable, à un tel point qu’on peut déjà passer à la suite…

Deuxième source d’anxiété : le scénario ! Au premier abord original, le concept du “pilotage à distance de corps” n’amène ensuite qu’à un constat des plus tristes, celui qui a valu le qualificatif, par les détracteurs de cette production, de “Pocahontas chez les Schtroumpfs”. Et je dois malheureusement avouer que c’est vrai…

Avoir une histoire aussi classique, même si c’est toujours aussi bien raconté de la part de Realisator, c’est la pocahonte !

Jake Sully qui arrive, Jake Sully qui commence à s’attacher aux indigènes -qu’il devait pourtant convaincre de partir-, Jake Sully qui tombe amoureux, et enfin, Jake Sully qui se rebelle contre les siens.

Félicitations, vous venez de lire le scénario d’Avatar.

C’est avec peine que j’écris ces lignes péjoratives concernant sa trame, car franchement, James Cameron m’a déçu sur ce point-là. Ok, ce qu’il a fait avant n’était pas non plus des histoires très riches, hein ! Mais ce qui passait à l’époque, ces facilités de repêcher les poncifs, ne passent plus aujourd’hui…

Alors certes, de cette position-là, c’est clairement décevant, mais comme chaque film du Canadien, comme déjà dit plus haut, c’est toujours bien raconté. C’est probablement ce fait qui a valu à cette production une certaine tolérance du public…

De là à amener plus de 14 millions d’entrées, je ne sais pas trop. Sans doute la qualité de la réalisation et des effets spéciaux. Si c’est pour cela, amplement d’accord !

Bon, il faut quand même parler du reste !

Le jeu des acteurs par exemple.

Rappelons que les Na’vi sont interprétés par des comédiens via Performance Capture. Kézaco ? Il s’agit d’une technologie de Motion Capture améliorée, qui a déjà fait ses preuves dans d’autres productions, notamment La Légende de Beowulf. Tout ça pour dire que les interprètes du peuple indigène s’en sortent très bien ! Et c’est pourtant loin d’être un exercice facile, de jouer avec des boutons-capteurs partout… Quant aux acteurs plus conventionnels, ils s’en sortent bien, mais je pense que James voulait surtout mettre en avant les habitants humanoïdes de Pandora… Une idée qui est bien amenée, tant la prestation est sans fausse note.

Et que dire du travail du compositeur James Horner ? Décevant. Voilà, c’est dit ! Hormis quelques pistes sympathiques, on a le droit à du grand banal, qui plus est assez étouffé par le reste… Et encore, je ne parle pas de la chanson de Leona Lewis… Elle a coûté 6 points sur la notation finale. Non, je plaisante ! Mais c’est pas loin… I See you, peut-être, mais nous, on peut pas t’entendre !

Tant qu’on parle du son, concluons par les doublages. La VF est sympa, mais n’est pas aussi travaillée que la version originale. En effet, on note qu’en langue anglaise, les Na’vi parlent avec un accent. Mine de rien, ça donne de la crédibilité, par rapport à des indigènes à la diction parfaite dans le parler français. Dommage.

Laissons parler les notes !

-Réalisation : James Cameron pouvait difficilement décevoir sur ce point-là. Les effets spéciaux sont magistrales, et les lieux de Pandora (en particulier la nuit) comme les Na’vi constituent le point fort du film. 5/5

-Scénario : une histoire toujours aussi bien raconté par ce réalisateur décidément talentueux. Mais le fait que la trame soit assez peu aventureuse -car se reposant trop sur des ressorts classiques- est tout de même cruellement décevant pour un film aussi attendu. 3/5

-Performances dramatiques : du très bon boulot de la part de tout le casting, que ce soit les humains ou les acteurs à la Performance Capture pour animer les Na’vi. 5/5

-Doublage vocal français : dire qu’il n’est pas soigné serait mentir; il est même bon. Mais la version originale s’en sort bien mieux, surtout pour les Na’vi (un accent présent dans des voix très soignées, alors que dans la langue de Molière, des paroles limpides, peu convainquant en comparaison; dommage !). 3/5

-Bande-son : les compositions de James Horner sont ou bonnes, ou trop quelconques. Sans compter l’horrible chanson de fin de Leona Lewis… Aie. 2/5

Note globale : 18/25, soit 14.4/20. (0.5 point supplémentaire si vous le visionnez en VO)

Avatar, fruit d’un travail long et démentiel, souffle le chaud et le froid. Si James Cameron a toujours le sens du spectacle et de l’histoire bien racontée, il est difficile de ne pas lui reprocher son manque d’audace ailleurs, en particulier dans la trame, banale à souhait. Quand on voit ce monument visuel, ça fait quand même un peu mal de ne pas pouvoir le classer parmi les grands films… Il s’agit donc “juste” d’un bon divertissement. Néanmoins, l’univers de Pandora a un gros potentiel, il reste juste à faire confiance à Réalisator pour nous pondre des suites réussies !


Critique de The Lovely Bones

Affiche française

Affiche française

Drame fantastique anglo-américano-néo-zélandais de Peter Jackson (Le Seigneur des AnneauxCréatures Célestes)

Screenplay de Peter Jackson, Frances Walsh (Le Seigneur des AnneauxCréatures Célestes) et Philippa Boyens (Le Seigneur des Anneaux, King Kong), d’après le roman d’Alice Sebold

Sorti dans les salles françaises le 10 février 2010, disponible en DVD et Blu-Ray Disc à partir du 10 juin 2010

Durée de 2 heures 15 minutes environ (générique de fin compris)

Avec Saoirse Ronan, Stanley Tucci, Mark Wahlberg, Rachel Weisz, Susan Sarandon…

Pauvre ignorant que je suis… Il fut un temps, on m’aurait dit : Alice Sebold, j’aurais été incapable de dire qui c’est ! On m’aurait alors dit qu’elle avait écrit un bouquin et que l’adaptation cinématographique de ce dernier allait sortir…

Cette romancière avait sorti en 2002 (!) une histoire intitulée The Lovely Bones. Renommé en France La Nostalgie de l’Ange, sorti en 2003 sous nos latitudes, traduit en une trentaine de langues et vendu à plus de trois millions d’exemplaires, ce drame mêlé à du fantastique n’avait pourtant pas fait un très grand bruit -tout du moins, aussi grand que ne pourrait faire la saga d’Harry Potter !-… Mais son succès critique fut évident. Quant à moi, je ne l’ai pas lu.

Ce récit tragique va croiser le regard d’un des meilleurs réalisateurs du moment : Peter Jackson ! Et lui , je connais davantage…

Ce néo-zélandais s’est fait connaitre dans un premier temps en 1988 avec Bad Taste… Qui est loin d’être rose ! Tourné les week-end pendant quatre années avec ses amis et les moyens du bord, le long-métrage part dans un registre de gore qui suscite le fou rire par son exagération -à l’instar de Sam Raimi dans le délicieux Jusqu’en Enfer !-. Mais le bonhomme ne s’arrêtera pas là. Et en 1989, son deuxième film crève l’écran. Il s’agit d’une parodie érotico-trash des Muppets, Les Feebles !

La révélation définitive se fera en 1992, avec la sortie d’une production encore aujourd’hui considéré comme étant l’une des plus gores de tous les temps : Braindead !

Avant les années 2000, il réalisa des films comme Créatures Célestes, ou encore, Fantômes contre fantômes.

Mais bien entendu, le lascard se fera connaître d’un très grand nombre grâce à l’adaptation de la trilogie du Seigneur des Anneaux ! Les trois films connaitront un succès monstrueux et engrangeront plus de trois milliards de dollars de recette !

Il signera par la suite King Kong, un de ses rêves d’enfant, ainsi que l’adaptation qui nous intéresse aujourd’hui.

Peter Jackson avait pu lire le roman d’Alice Sebold tandis qu’il tournait le deuxième épisode de La Trilogie de l’Anneau. Le récit l’avait touché, et même fait pleurer ! Aussi avait-il décidé d’en signer la transposition au cinéma, et commencé à y travailler après le remake des aventures du gorille géant, en 2005.

The Lovely Bones est le onzième film de sa carrière, mais c’est la première fois qu’il se frotte véritablement à ce registre. En effet, les précédentes œuvres du néo-zélandais ne parlaient pas de drame !

Je ne cesse de parler de cela -et de tragédie aussi- depuis tout à l’heure… Ça vous dirait, un résumé de l’histoire ?

Synopsis : 6 Décembre 1973. Susie Salmon, jeune fille de 14 ans, allait comme d’habitude au collège… Dans la soirée, le benjamin Buckley, la cadette Lindsay, et ses parents Jack & Abigail l’attendaient. Elle était au cinéclub de l’établissement scolaire, mais elle était tout de même en retard. Mais c’était pire que ça. La pauvre Susie avait croisé le chemin d’un des voisins, George Harvey, qui est pédophile. Et elle n’en était pas sortie vivante… Violée, puis assassinée, la pré-ado venait de voir sa vie s’arrêter bien tôt. Observant sa famille, complètement déchirée par son décès -ainsi que les autres événements locaux-, depuis un horizon entre Terre et Paradis, la jeune fille va devoir faire ses adieux avant de partir pour de bon…

A la vue de ce condensé, vous vous dîtes qu’il y a du déjà-vu là-dedans, et c’est effectivement le cas. Ce qu’apporte ce récit, c’est un point de vue supplémentaire, et pas n’importe lequel : celui de la victime décédée.

Le film se déroule sur un défilement de ces angles distincts. Il y a la vision de Susie Salmon, à qui la vie fut arrachée trop tôt. Il y a le regard de la famille -en particulier de Lindsay et de Jack-, qui tente de continuer à vivre avec cette disparition. Enfin, le spectateur assiste à la position de George Harvey, homme soumis à des pulsions malsaines, le tout formant The Lovely Bones. Sans oublier qu’il y a également deux ou trois perspectives moins importantes -je vous laisse les découvrir si le cœur vous en dit-…

Il serait effectivement intéressant d’aborder le long-métrage sous ces trois aspects, tant ils diffèrent l’un de l’autre, malgré qu’ils soient tous liés.

Sur la période du film où la malheureuse pré-ado fut encore des vivant(e)s (soit environ la première demi-heure), on assiste à une situation initiale assez classique. Une famille heureuse, unie et sans anicroche majeure. On se doute bien que ça ne va pas durer, et ce sera le cas. George Harvey fait son arrivée, ses pulsions se montrent d’autant plus insistantes que la tension augmente, confinant progressivement Susie à un état d’inquiétude. Bien que l’on sait déjà à quoi s’attendre, on espère tout de même que son heure ne viendra pas, tout en sachant qu’il y a fort peu de chances pour elle de s’en sortir indemne…

Voilà déjà un bon point à souligner; en effet, Peter Jackson parvient à maintenir le doute dans la certitude et à déclencher un espoir fou chez le spectateur, qui se dit alors : “Et si elle réussit à échapper à Harvey ?”. Espoir que le réalisateur prendra plaisir à démonter, rappelant que c’était ce qui devait arriver et que la Mort n’a que faire des sentiments… Probablement dans une volonté de rester grand public, on n’aura en revanche pas le droit de voir le meurtre, ce qui aurait peut-être renforcé plus encore le personnage de l’assassin (on reparlera de lui plus loin)…

A ce stade, la scission entre la collégienne et la famille apparait, provoquant une restructuration complète de la narration. La voix-off, c’est-à-dire Susie, présente depuis le début du film, est désormais ailleurs, isolée de ses parents et de sa fratrie. La détentrice de ces cordes vocales se retrouve dans un endroit merveilleux, étrange -et en même temps familier !- et éphémère; il s’agit de l’horizon, entre le ciel et le sol, entre la Terre et le Paradis. Alors qu’au départ, elle n’eut vent que de quelques agissements -de sa famille- et participait à d’autres, elle est désormais spectatrice de nombreuses personnes et de nombreux événements, condamnée à ne plus jamais pouvoir participer. Mais le rideau de théâtre levé, elle contemple la tristesse de ses proches, la folie obsédant son assassin… Et la progression de l’enquête policière.

Pour les protagonistes vivants, ce sera l’investigation -des forces de police ou par un tiers- qui fera avancer la trame du film, tandis que pour la jeune fille, ce sera une réflexion plus personnelle qui la fera aller de l’avant

Plutôt que de parler d’un monde au-dessus de l’autre, je parlerais plutôt de deux “dimensions” mises en parallèle, chacune présentant un regard différent sur la même histoire.

L’endroit où Susie se situe est celui dans lequel Peter Jackson excelle le plus. En effet, on sait que le bougre est un spécialiste du fantastique (la majorité de ses films trempe dans ce genre), et la mise en scène de ces décors particuliers fait éloge de son talent. Originaux et magnifiques, ces derniers proposent une vision bien particulière de l’Après-Vie, sublimant par là même ce qui découlerait de la Mort, lui donnant une beauté insoupçonnée, pouvant même nous faire demander : Est-ce si horrible de mourir ? Une excellente question, à laquelle The Lovely Bones apporte une réponse hypothétique.

Si nous redescendons sur Terre, nous retrouvons une histoire assez classique, qui ne casse pas trois pattes à un canard mais qui se laisse largement regarder.

Non contente d’une réalisation maitrisée, elle peut également compter sur quelques jeu d’acteurs, même si à ce niveau-là, les inégalités sont fortes.

A commencer par Saoirse Ronan, l’interprète de Susie Salmon, qui fait étonnamment preuve de sobriété pour un rendu efficace; Stanley Tucci, plus que convainquant en pédophile esclave de ses pulsions animales, suscite l’antipathie et la crainte de par ses airs de Monsieur tout-le-monde intelligent et dangereux; Mark Wahlberg, en dents de scie, tour à tour père de famille malheureux et acteur peu engagé dans son rôle; Rachel Weisz, mise injustement en retrait, se contente du strict minimum

Autre point fort du métrage : la musique. Composée par Brian Eno (britannique doué dans le domaine), elle est tout simplement réussie. Et sa schizophrénie ne vient pas gêner cette qualité ! En effet, elle se montre radicalement différente selon la “dimension” dans laquelle le spectateur se situe. Envoûtante au possible, enjoliveuse de la Mort et de ce qu’il y a après, lors des passages entre Terre et Paradis. Triste, lancinante parmi les vivants. Là où j’émettrai une réserve dans la bande-son, ce sont plutôt les chansons, en deçà…

Parce qu’il y a aussi un au-delà des lignes évoquant un film, basculons d’endroit…

-Réalisation : des images de l’Après-Vie sublimes, et la caméra de Jackson est toujours aussi efficace. 5/5

-Scénario : une trame classique à laquelle on ajoute le point de vue de la victime. Bien construite, pas désagréable à regarder. Il est également sympathique de constater que quelques détails justifient une seconde vision du film… 3.5/5

-Performances dramatiques : Saoirse Ronan et Stanley Tucci en pôle position -ce dernier est carrément impressionnant tant il est dans la peau d’un monstre !-, des seconds rôles intéressants, Wahlberg pas toujours investi comme il faudrait et Rachel Weisz a le droit à la totale : moins de développement et moins naturelle. 4/5

-Doublage vocal français : soignée, on sent l’investissement des doubleurs dans le film, et on ne peut que s’en réjouir. 4/5

-Bande-son : chapeau bas à Brian Eno pour ses compositions efficaces (écoutez celle intitulée 8m1 !) ! Chansons tierces moins réussies, dommage… 4/5

-Note globale : 20.5/25, soit 16.4/20

Un film envoûtant et attachant, amenant à réfléchir à Ce Qui Se Passe Après. Empathique, ambiances visuelle et musicale irréprochables, les 120 minutes passées en sa compagnie trottent encore longtemps en mémoire. Ni parfait, ni invincible, nanti de quelques lacunes, on ne peut pourtant s’empêcher de l’apprécier un maximum. Bien que vivement critiqué par la presse et qu’il ait déçu quelques spectateurs, The Lovely Bones sonne à mes yeux comme un nouveau succès dans la filmographie de Peter Jackson, qui, plus que jamais, n’est plus à prouver.


Critique de L’Imaginarium du Docteur Parnassus

Affiche française

Affiche française

Film anglo-franco-canadien de Terry Gilliam (L’Armée des 12 SingesLes Frères Grimm)

Scénario de Terry Gilliam et Charles McKeown (Les Aventures du Baron de Münchausen, Brazil, deux films de Terry Gilliam), sur un script de Susan Lambie (Un Enfant pas comme les autres, La Voix des morts : la lumière)

Sorti dans les salles françaises le 11 novembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 2 avril 2010

Durée de 1 heure 57 minutes environ (générique de fin compris)

Avec Christopher Plummer, Lily Cole, Tom Waits, Heath Ledger, Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell…

Un film au titre curieux peut paraitre suffisamment étrange pour ne pas forcément attirer les regards. Mais c’est aussi la marque qui le distingue d’une production lambda, formatée pour le plus grand nombre de dollars possible. L’intitulé du long-métrage pourrait également constituer un camouflet, masquant une œuvre d’une désolante banalité -mais non forcément dénué d’intérêt !-…

Quand le nom de ce produit cinématographique est susceptible de ne pas pouvoir nous indiquer une quelconque approche à en avoir, il est toujours bon de se reporter au casting, parfois révélateur, en particulier à la barre du réalisateur. A la vision des mots Terry et Gilliam, on comprend mieux certains choix.

En effet, ce protagoniste hors du commun n’est pas forcément le plus connu, mais jouit d’un parcours solide. Il était l’un des Monty Python, troupe de comiques anglaise des seventies, tout de même ! Après la dislocation des géniteurs de l’excellent et délirant long-métrage Sacré Graal, le sieur entreprit une carrière au cinéma, où il aura marqué une empreinte intéressante. L’Armée des 12 singes, c’était lui ! Je ne l’ai pas vu, et pourtant, je sais qu’il avait fait son petit effet !

Mais le bougre est passé par de douloureuses épreuves… Les Frères Grimm, sans être mauvais, était un peu trop commercial -et donc impersonnel- à mes yeux… Mais avant cela, il y eut le film qui n’a jamais pu voir le jour, la faute à de nombreuses contraintes. Consacré à Don Quichotte, les souvenirs de tournage deviendront un documentaire au bon succès critique, Lost In La Mancha. Sans compter ses autres travaux, qui semblent être de bon niveau, mais néanmoins méconnus…

Cet aspect de “malédiction” reviendra à la charge pour ce qui nous intéresse aujourd’hui, à la fois pour le desservir et l’enrichir. On en reparlera quelques lignes plus bas.

D’habitude, je commence mes articles de critiques par un résumé de l’histoire. Et si je vous le donnais à présent ?

Synopsis: Le Docteur Parnassus, vieil homme doté de pouvoirs surnaturels, dirige une troupe ambulante, L’Imaginarium, qui convie les gens à voyager dans leur imagination. Pour cela, il peut aussi compter sur Percy, Anton et… Son propre enfant, Valentina ! Mais Parnassus est préoccupé; dans quelques jours, sa fille aura 16 ans, et lui sera enlevé si il ne réagit pas. Peut-être n’aurait-il pas dû faire de pari avec ce Mr. Nick…

Vous êtes encore probablement indécis(e)… Vous vous demandez peut-être à quoi vous devriez vous attendre si vous désirez voir ce film ? Lire ce qui suit vous apportera des éléments de réponse.

Bon, alors par où commencer ?

Évoquons, en premier lieu, l’identité visuelle du film. Ayant vu l’excellent potentiel en la matière avec Les Frères Grimm, j’espérais voir quelque chose de délirant s’imprimer dans mes rétines ! Autant vous dire que je n’ai pas été déçu… Alternant le Londres contemporain des plus convainquant et les scènes insolites de qualité lors des passages dans les imaginaires, ce n’est définitivement pas de ce côté-là qu’il faut chercher des lacunes ! Si cela peut vous éclairer davantage, pensez à Tim Burton, soustrayez-lui cette marque baroque et remplacez-là par quelque chose d’à la fois plus heureux et plus déjanté; vous obtiendrez le style visuel des scènes de l’Imaginarium !

Passons à présent à autre chose (oui, déjà !)… Si on parlait de l’histoire ?

Elle ne recèle pas vraiment de surprise si on devait parler strictement “d’un point de vue papier”. Pas de gros retournements de situation, de suspens, … Pourtant, derrière l’architecture linéaire du script, on a une impression d’inconnu. Pourquoi ? Parce que le tout est abordé différemment d’un autre film ! Le spectateur, conscient des délires visuels des scènes des imaginaires, ne sait pas si les événements vont se produire comme de coutume… Résultat ? Il ne se lasse pas, et suit jusqu’au bout les aventures de ce Docteur !

Cette impression de renouvellement -dans des ficelles pourtant déjà connues !- est renforcée par une idée excellente ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on a eu beaucoup de “chance” de l’avoir eu dans le film…

C’est là que je vais revenir sur cette idée de malédiction que j’ai évoqué tout à l’heure. En plein tournage du film, Terry Gilliam et son équipe ont été chamboulés; un des acteurs, tenant un rôle primordial, est mort ! Et pas n’importe lequel : l’Australien Heath Ledger ! Ayant succombé d’une overdose de médicaments, il les quitte alors qu’il restait trois semaines de tournage ! Damned, voilà une nouvelle tuile qui va empêcher l’ex-Monty Python de terminer un film…

Mais le bougre va se ressaisir, et de quelle manière ! Car, voyez-vous, la grande majorité des scènes qui restaient à tourner avec l’interprète du Joker (génial The Dark Knight !) se déroulait dans des imaginaires… Il s’est donc dit que les personnages à l’origine de ces rêveries imagineraient le personnage -de l’acteur décédé- autrement que dans la réalité… Donc, avec d’autres interprètes ! Pour cela, le réalisateur a pu compter sur l’appui de trois autres comédiens, charismatiques qui plus est : Johnny Depp, Jude Law, et Colin Farrell !

Cette idée confère au film un renforcement de son originalité ! Elle prouve également que Mister Gilliam a “profité d’un décès” pour rebondir et rendre son film plus efficace encore !

Laissons à présent parler les notes :

-Réalisation : un Londres contemporain réussi, des imaginaires enjoués, le tout accompli avec ferveur. Terry Gilliam s’est fait plaisir, et ça se voit ! 5/5

-Scénario : un déroulement assez classique, mais le reste fait tellement dans l’originalité qu’on ne crie pas au scandale. 3.5/5

-Performances dramatiques : un autre point fort du film ! L’ultime performance d’Heath Ledger est nickel chrome, mais le reste du casting brille également ! Le niveau est inégal, mais la plupart s’en tirent bien -j’applaudis la performance de Tom Waits en  Mr. Nick !-. Mention tout de même à Johnny Depp, toujours aussi performant ! 4.5/5

-Doublage vocal français : du très bon… Comme de l’irritant (la voix française du personnage d’Anton devient insupportable avec le temps !). 3.5/5

-Bande-son: assez passe-partout, comme pour s’effacer derrière tout le reste. Dommage, ça semblait soigné ! 3/5

Note globale : 19.5/25, soit 15.6/20.


Critique de Lucky Luke

affiche-lucky-luke

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Edit du 24 mars: corrections mineures

Film de comédie français de James Huth (Hellphone, Brice de Nice)

Scénario de Sonja Shilito (Hellphone), James Huth et Jean Dujardin (Brice de Nice)

Sorti dans les salles le 21 octobre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 17 mars 2010

Durée de 1 heure 39 environ, générique de fin compris

Avec Jean Dujardin, Michael Youn, Sylvie Testud, Melvil Poupaud, Daniel Prévost…

Synopsis: John Luke, fils d’un ricain et d’une indienne, assiste dans sa jeunesse au meurtre de ses parents par le Gang des Tricheurs. Miraculeusement, il s’en est tiré indemne, ce qui lui a valu le sobriquet de Lucky Luke. Dès lors, le célèbre cow-boy, à qui la chance a toujours souri, s’est mis un point d’honneur à ne jamais tuer qui que ce soit. Aujourd’hui en mission pour le Président des USA, il doit mettre tous les bandits de Daisy Town, sa ville natale, sous les verrous…

Avant de commencer, je tiens à préciser que cette critique n’est effectuée que d’un point de vue au départ neutre, étant donné que je n’ai pas suffisamment de connaissance en la matière pour vous dire si cela s’avère respectueux du matériau d’origine (à savoir la BD dont le film est tiré). Maintenant que ceci est clarifié, débutons à l’instant.

Ce n’est pas la première fois que le personnage de Morris et Goscinny tente d’imposer sa patte au cinéma. Pour tout dire, il s’agit de la troisième tentative (je ne compte pas Tous à l’Ouest, car il s’agit d’un long-métrage d’animation) ! Le premier essai avait donné en 1991 un western de Terrence Hill, qui n’avait que trop peu de rapport avec l’univers d’origine pour convaincre. La seconde chance, c’était dans Les Dalton en 2004, où non seulement il était en retrait, privilégiant ses ennemis jurés, mais en plus, le film en lui-même était qualitativement à la traîne.

Misère de misère, vous dîtes-vous. Deux fois qu’il apparait de chair et d’os, et deux fois où il se vautre lamentablement. De quoi être méfiant en voyant ce troisième projet débarquer ? Surement ! Certaines personnes parmi vous avaient peut-être été rassuré quand vous aviez su qui revenait à la charge cette fois-ci. Tentant de sauver les meubles -et le personnage qu’ils aiment-, le duo Jean Dujardin/James Huth, fort de son succès en 2005 avec le surfeur de Nice, signe Lucky Luke, version 2009. Bien que le cinéma français aille mal, très mal, en ce moment, je me suis dit que ce en serait pas un drame de voir ce que ça pouvait donner, d’autant que je n’avais pas encore vu le cow-boy francophone en chair et en os auparavant. Et si, cette fois, c’était la bonne ?

Concernant le personnage, j’émettais quand même des doutes quant à Jean Dujardin. Le bonhomme est un bon acteur, mais ce rôle était-il vraiment pour lui ? Eh bien, il s’en sort pas mal. Pas mal du tout même ! Alors oui, ce n’est pas sa meilleure prestation, oui, ce n’est pas un Lucky Luke parfait, mais il s’en tire honorablement, là où on pouvait s’attendre à bien pire !

C’était la première chose dont je désirais des réponses avant de voir le film. Ce que je souhaitais savoir ensuite, c’est ce qu’allait donner la transposition à l’écran des idées du trio en charge du scénario. Et il faut le dire, ils sont quand même bien ambitieux: ils comptaient offrir un passé au cow-boy ! Se la jouant presque hollywoodien, la tribu de James Huth voulait que le film repose sur une dualité presque schizophrénique, entre John Luke, homme torturé et à l’enfance volée, et Lucky, le chanceux qui tire plus vite que son ombre et qui dégaine ses cordes vocales en sarcasmes et autre ironie. Seulement voilà, n’est pas Christopher Nolan qui veut ! Là où ce dernier opposait, avec efficacité, Batman à Bruce Wayne dans un génial The Dark Knight, le réalisateur français échoue à cet exercice, télescopant gravement son film ! Pourquoi ça ? On y reviendra plus loin…

Pour l’instant, attardons-nous sur l’aspect comique, le côté Lucky. Il se devait d’être réussi pour pouvoir prétendre avoir signé un bon film sur l’univers de Morris et Goscinny. Et force est de reconnaître que la plupart des gags fonctionne bien. Bien sur, il ne faut pas s’attendre à du grand art en matière de comédie, mais j’ai quand même apprécié le fait que l’équipe ait évité les poncifs du genre. Les registres de comique employés ne dénaturent pas, ne trahissent pas, ne sonnent pas faux en arrière-plan, à défaut d’être complètement dans l’esprit des gags des albums.

Il n’y a donc plus rien à craindre de ce côté-là. Avant de parler du “John Luke side”, intéressons-nous à la technique et au casting du film…

Car, il faut bien le dire, tout le visuel a été des plus soignés ! Le travail sur les costumes et les décors a porté ses fruits, haut la main ! La caméra, quant à elle, fait un travail propre et délivre une très bonne photographie.

Et les acteurs ? Hormis le cas de Lucky Luke déjà évoqué, les comédiens s’en sortent bien. Michael Youn est parfois proche du surjeu en Billy The Kid, mais l’important, c’est qu’il ne franchisse pas la frontière, ce qui est le cas. Même si je suis loin d’être un fan de Sylvie Testud, je dois admettre qu’elle campe parfaitement le personnage de Calamity Jane. Quant à Melvil Poupaud, que je vois pour la première fois, il est un Jesse James irréprochable ! La performance des autres acteurs est, à la manière de Jean Dujardin, bonne sans être extraordinaire.

Voilà, ça y est, nous y arrivons, le terrain de jeu où les anti-Huth et les anti-Dujardin vont pouvoir se donner à coeur joie ! Car, à présent, je vais évoquer le gros point noir du scénario, le genre de point qui handicape grandement le film sans que ce soit la faute à l’équipe technique…

Comme je l’ai dit plus haut, le film mise sur les deux côtés de Lucky Luke pour réussir. Lucky est déjà connu de tous, mais Luke a été conçu de toutes pièces ! En voulant développer le background du personnage pour lui rendre hommage -et lui donner plus d’épaisseur que sur cases-, le trio en charge du scénario s’est mangé un rateau très pointu ! L’idée était plus que louable, mais le résultat est désastreux, surtout en regard des moyens confortables mis à disposition ! Pourquoi donc un tel revers ? Les scènes conçues dans ce sens sont inintéressantes au possible et plombent littéralement le film ! Je n’entrerai pas dans les détails, si vous avez l’occasion de le voir, vous verrez le carnage de vos yeux… Et j’espère qu’ils n’en seront pas énuclés !

Regard, oeil, visuel… Et l’ouie, dans tout ça ? Bruno Coulais nous pond une musique à l’image de quelques jeux d’acteurs: discret mais qui marche pas mal. Quelques chansons de différents horizons viennent étoffer la gamme de notes, mais la bande-son est quand même plombée par les chansons insupportables émanant du personnage de Belle

Parlons-en, justement, de la miss. Un détail qui m’agace prodigieusement -et qui, bien sur, s’inscrit davantage dans le côté Luke-, est la présence d’Alexandra Lamy. Je ne déteste pas non plus l’actrice, mais on sent trop l’ajout supplémentaire du genre “Allez chérie, tu seras aussi la chérie de Lucky Luke dans le film”, comme pour lui faire plaisir… Son personnage est quasiment caduque !

J’évoque les personnages, mais il est aussi dommage de constater qu’ils sont justement, traités de manière inéquitable. Jolly Jumper, le célèbre cheval parlant, par exemple. Je vous rassure, il parle… Durant deux petites scènes -_- Et question fidélité, les fans vont grincer; pas de Rantanplan, ni de Dalton à l’horizon -volontairement occultés pour ne pas faire de l’ombre-…

Au final, ça vaut quoi ? Un essai particulier, car il a la particularité de renfermer deux aspects qualitatifs: le bon film… Et le mauvais. D’un côté, une comédie rafraichissante qui commence à me faire penser qu‘il y a peut-être encore quelque chose à sauver dans le cinéma français; de l’autre, un truc insipide qui ressemble à un scénario de film pour la Fox. Lucky Luke porte sur ses épaules un métissage de qualités et de défauts. Le contraste pourrait en freiner plus d’un…

-Réalisation: décors et costumes impeccables, et James Huth maitrise sa caméra. 5/5

-Scénario: terriblement en dents de scie. Porte difficilement sur ses épaules la dualité entre le Luke torturé et le Lucky comique et ironique. L’intention d’épaissir le personnage était louable, mais certains passages du film deviennent carrément à la frontière du supportable ! De même, le traitement des personnages est inégal… Si je ne devais employer qu’un seul adjectif, ce serait: déséquilibré. 2/5 (0/2.5 pour les parties Luke, 2/2.5 pour les passages comiques)

-Performances dramatiques: mes craintes sur Jean Dujardin dans ce rôle se sont avérées à moitié vrai. A défaut d’être transcendant, il campe bien son rôle. Les autres s’en sortent assez bien (Youn n’est pas loin du surjeu, excellente Testud, Melvil Poupaud impeccable). 3.5/5

-Doublage vocal français: euh… C’est un film français x) Non noté.

-Musique et bruitages: la partition de Bruno Coulais, assez passe-partout mais sympathique, est appuyé par quelques musiques issues de différents horizons (on peut percevoir un clin d’œil à Terminator 2 !), mais n’échappe pas à des chansons plus qu’horribles que nous gratifie le personnage de Belle… Les sonorités remplissent leur rôle comme il se doit. 3/5

Note globale: 13.5/20, soit… 13.5/20 !


De la musique gratuite ET légale, c’est possible !

EDIT DU 14 MAI : avec beaucoup de retard, je vous informe que cet article est obsolète, l’extension ne fonctionnant tout simplement plus du tout…
Edit du 24 mars: modifications diverses et corrections mineures

Hello, it’s me again !

Bon alors, avec quoi je vais vous faire chier je vais vous bassiner aujourd’hui ?

De la musique gratuite, légale et connue, le tout pour de vrai, ça vous dirait ???

C’est le sujet du jour !

Certains d’entre vous doivent connaître Beezik, à défaut de forcément s’en servir…

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, je vous fais le topo: Beezik est le nom d’un site au concept particulier mais fort intéressant. Le principe est le suivant: vous choisissez la musique que vous souhaitez, gratuitement ET légalement, dans le catalogue -fort de 2 millions de titres-, vous visionnez une petite séquence publicitaire, et vous récupérez votre chanson. Pour chaque téléchargement effectué, vous obtenez 30 points, et le cumul de ces derniers servira à obtenir des réductions sur les sites partenaires. Y-t-il un hic dans l’histoire ? En quelque sorte, oui; lors du lancement du site, l’intégralité du catalogue était sous DRM

Ceux qui savent ce que c’est, grincez des dents, mais rassurez-vous, j’ai de bonnes nouvelles à vous communiquer à ce sujet :)

Rassurez-vous, illustres incultes, les personnes qui ne connaissent pas ça, je vais vous le dire aussi, une fois que je vous aurai expliqué ce que c’est…

Les DRM, ou Digital Rights Management, est une des inventions les plus imbéciles conçues par l’Homme. Ce sont des dispositifs techniques qu’on met en place dans les fichiers, qui œuvrent dans le but de “protéger les droits d’auteur” et autres excuses bidons de la même catégorie. Prenons un exemple pour illustrer le propos.

Vous venez de prendre un titre sur Beezik. Ô joie, Ô allégresse, vous désiriez tellement cette chanson ! Et la voilà à présent devant vous, dans votre disque dur, prête à être écoutée en toute tranquillité… Alors comme d’habitude, vous comptiez le lire avec votre lecteur multimédia favori… Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il n’accepte d’être lu que par le lecteur Windows Media -version 11 minimum- sinon tu te brosses pour lire ton fichierCe premier caprice prive déjà Linux et Mac de Beezik… Applaudissements.

Mais attendez, j’ai pas fini, et le DRM non plus ! Bon, allez, c’est pas si grave, vous utilisez Windows Media Player -en admettant que vous soyez un utilisateur de l’OS de Microsoft, bien entendu-. Génial, la musique est de bonne qualité et tout… Il faut absolument que je la mette sur mon MP3 ! Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il refuse à ce qu’il soit copié, il est bien dans son nouveau lit douillet… Hormis si votre baladeur multimédia est compatible WMA DRM -fort peu de chance…-, vous voilà bien pigeonné(e)… Applaudissements.

Mais attendez,  j’ai pas encore fini, et le DRM non plus ! Bon, allez, on laisse tomber le baladeur. On pourra toujours l’écouter si on le grave sur CD… Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il ne laissera pas un lecteur CD de salon le lire

Etc, etc.

En gros, vous avez juste le droit de fermer votre gueule et d’aller acheter à prix fort tous les morceaux que vous désirez, vous ne pouvez les écoutez qu’avec des conditions particulièrement contraignantes

Vous avez saisi, c’est une vraie merde. Non, non, ne sortez pas les tomates !

Les vétérans de ces saloperies, vous pouvez revenir, j’ai fini les explications !

Alors, pourquoi vous parlerais-je de Beezik, si ce n’est pour vous dire qu’on ne peut quasiment pas lire les fichiers qu’ils nous proposent -ce que je trouve particulièrement con d’ailleurs- ? Pour vous faire perdre votre temps Rassurez-vous, ce ne fut pas vain…

Deux choses:

-Vous serez heureux d’apprendre que, depuis le temps, 1.2 million de titres du catalogue sont dépourvus de DRM, soit un total de 60 % ! Ce chiffre est amené à augmenter, d’ailleurs… Vous voyez, pas besoin de gaspiller de fruits !

-Pour ce qui est des 800 000 titres encore protégés par le mode pigeon, il existe désormais une solution pour s’en débarrasser… Ça fait plaisir d’entendre ça, je sais.

Seul condition: utiliser Mozilla Firefox -version 3.6 recommandée-. Ce qui n’est pas une contrainte quand on connait ce navigateur Internet de qualité ! J’ajoute que ce que je vais vous indiquer fonctionne sur tous les systèmes d’exploitation. A votre Panda roux -nous ne relancerons pas le débat, ce n’est pas un renard !-, ajoutez l’extension disponible ici. Redémarrez le navigateur… Et c’est tout ! Vous pourrez désormais aller sur Beezik et télécharger sans manipulation supplémentaire ! Les chansons vous tendent les bras ! Si vous constatez que votre fichier ne peut pas être lu, c’est qu’il doit manquer ce qu’on appelle l’extension de fichier. Selon que votre morceau soit un mp3 ou un wma, vous n’avez qu’à rajouter l’un ou l’autre en fin de nom de fichier, et le tour est joué !

Voilà, bon téléchargement gratuit et légal sur Beezik !


Critique de The Box

The Box, affiche française

The Box, affiche française

Edit du 24 mars: critique revue et corrigée

Film américain de Richard Kelly (Donnie Darko, Southland Tales)

Scénario de Richard Kelly, d’après la nouvelle Le Jeu du Bouton de Richard Matheson (auteur de classiques de la science-fiction tels que Je Suis une Légende)

Sorti dans les salles françaises le 4 novembre 2009, disponible en DVD et Blu-Ray Disc depuis le 4 mars 2010

Durée de 1 heure 51 environ, générique de fin compris

Avec Cameron Diaz, James Marsden, Frank Langella…

Pas de synopsis (à vous de le découvrir en visionnant le film !)

Je ne connaissais pas Richard Kelly. Je savais seulement que le bougre s’acharnait à ne pas s’insérer dans le carcan hollywoodien-ce qui m’a tout de suite intéressé !-, et qu’il amenait bien souvent ses idées à terme. 4 films seulement à son actif… Il se fit connaître grâce à son deuxième, Donnie Darko, qui fut acclamé par une communauté de fans. Southland Tales a nettement divisé tout le monde… Et voilà qu’aujourd’hui, The Box sort sur nos écrans plats. Et j’allais pouvoir faire d’une pierre deux coups !

Non seulement, j’allais pouvoir faire connaissance avec M. Kelly, mais en plus, j’allais retrouver en images la nouvelle de Richard Matheson. En effet, il se trouve que lors de mon cursus scolaire, j’ai eu affaire au Jeu du Bouton, qui est tout simplement excellent. Je ne vous cache pas qu’alors, je fus plus qu’impatient de le redécouvrir de chair et d’os ! C’est alors chaud bouillant que je découvris les premières minutes du film…

Le générique de fin est là, et j’ai pris une grosse claque cinématographique. Tout simplement. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas subi de revers aussi agréablement douloureux !

Mais par où commencer ? Par l’histoire ? Soit. Mais c’est bien parce que vous me le demandez…

Si on comparait le film avec la nouvelle originelle, on décèlerait pas mal de différences. Il faut dire que l’œuvre de Matheson rentrait plus rapidement dans le vif du sujet, pour se montrer plus efficace. Ici, Richard Kelly prend le temps qu’il faut pour poser pertinemment la situation initialeLe réalisateur fait preuve de choix judicieux, parvenant à transformer quelques paragraphes intenses en un film de 105 minutes méliorativement chargé.

Il m’est difficile d’en parler, tant il est à la fois bourré de qualités et de particularités. Pour tout dire, la première édition de cette critique invitait déjà à s’intéresser aux notes après le paragraphe ci-dessus !

Si il y a un point sur lequel il faudrait insister, ce serait l’ambiance. Le contexte nous plaçant dans les seventies, elle se devait d’être un minimum proche de cette période-là… Et là, sans fausse note, Richard Kelly vient nous coller une baffe casse-mâchoire ! La photographie est vraiment magnifique, distillant à la fois un cadre réaliste sublimé et un sentiment de rêve éveillé. Quant à la musique, composée par des spécialistes du genre, elle est plus qu’inséré dans le cadre temporel; pour tout dire, on a presque l’impression que la bande-son a été composée il y a une quarantaine d’années de ça !

Cependant, des détails m’interpellent. Par exemple, vous vous rendrez compte que la misogynie y est trop présente, ce qui m’a d’ailleurs surpris de la part de Richard Kelly… Ensuite, notamment en comparant avec la nouvelle dont The Box est tirée, on s’aperçoit de certains partis pris qui peuvent heurter certaines personnes… Enfin, mais ça ne concerne le film qu’indirectement, je pointe du doigt la campagne marketing du film, qui tend à le vendre comme un produit hollywoodien alors que c’en est pas un… Quand je vois le spot TV qui le montre comme un thriller avec une musique tirée de la saga Saw, je ris jaune…

Si certaines décisions prises pour le scénario peuvent soulever des protestations diverses, je vous recommande le visionnage de ce film, ne serait-ce parce qu’il prend à contre-pied tout ce qui se fait à Hollywood en ce moment… Vous serez plus à même de cerner ce que j’insinue après l’avoir vu…

-Réalisation: Bon sang de bonsoir ! Du cinéma net, sans bavure et audacieux ! Une photographie de toute beauté et de bons effets spéciaux viennent sublimer un travail d’orfèvre ! 5/5

-Scénario: Richard Kelly s’est approprié la nouvelle de R. Matheson avec une telle aisance ! Une transposition intelligente de l’œuvre originelle, avec beaucoup d’ajouts, pour un résultat magistral. 5/5

-Performances dramatiques: Frank Langella transpire le charisme, c’est plus qu’évident. James Marsden est très convaincant, et les seconds rôles sont très bons. Carton rouge pour Cameron Diaz, parfois proche du surjeu ! 4.5/5

-Doublage vocal français: Un très bon casting vocal qui ne vient jamais enticher le travail de Richard Kelly, malgré que Barbara Tissier ait été forcée de coller au jeu d’actrice de Cameron Diaz… 5/5

-Musique et bruitages: une bande-son parfaitement dans le ton des seventies (les évènements se déroulent en 1976). Là encore, du tout bon !!!! 5/5

-Les plus mieux meilleurs: beaucoup de choses, notamment l’ambiance, le scénario travaillé, sa chute mémorable…

-Les pires pas mieux défauts : misogynie trop présente, la campagne publicitaire qui présente le film d’une bien mauvaise façon…

Note globale: 24.5/25, soit 19.6/20 (la perfection n’existe pas, que voulez-vous !)

P.S: avant de visionner The Box, je vous recommande de lire la courte nouvelle Le Jeu du Bouton, facilement trouvable sur Internet… Même si le film diverge sur quelques points, la comparaison peut être intéressante…


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