Qivi Vrarenétra ! Un blog 3 en 1, sur tout, et surtout sur n'importe quoi !

Musique

Chroniques de la ville lunaireh-Les eaux sombres du parc

Dans le domaine des arts, il y a des artistes qui marquent leur emprunte. La musique n’échappe pas à cette règle. Dans cette profusion de musiciens, on trouve de tout : des kikoolol qui se prétendent les tout-puissants, alors qu’ils ont seulement un tas de dollars, ceux qui cherchent vainement à se distinguer (mais qui, au final, soit tombent entre les mains des premiers, soit quittent la scène musicale), et enfin ceux qui réussissent à faire de LA MUSIQUE, peu importe que cela rapporte ou non.

Exemples de la première catégorie : P.Diddy, Timbaland, Black Eyed Peas… Sans oublier Rihanna, et Lady Gaga ! Bref, la plupart des « artistes » américains d’aujourd’hui…

Artistes de la deuxième catégorie : Euh, bin là, je dois dire que je vois pas vraiment d’exemples :s

Quelques noms du troisième type : regardez-là

Aujourd’hui, et dans les prochains jours, je posterai sur Qivi des critiques d’albums d’un groupe musical hors pair, qui perdure depuis plus de 20 ans sur la scène musicale : Opeth.

D’où provient ce nom ? D’une cité fictive du nom d’Opet (« La Ville de la Lune »), présent dans le roman Sunbird de Wilbur SMITH.

Quel est leur style de musique ? Majoritairement du metal progressif. Progressif, c’est-à-dire ? Eh bien, une chanson habituelle est structurée de manière précise, à savoir refrains, couplets, même mélodie constante etc. Quand on parle de progressif, cela veut notamment dire que la chanson ne reste jamais la même, il y a de grandes variances, pas vraiment de couplets… Les chansons progressives durent plus longtemps, ont des paroles plus recherchées, et l’instrumental est varié. En revanche, les chansons progressives sont plus difficiles à « apprivoiser ». Voilà, basiquement, ce que cela signifie.

La patte principale du groupe vient du mélange puissance/mélancolie des instruments.

Il vient d’où ? De Suède.

Qui est le leader ? Le chanteur et guitariste Mikael Âkerfeldt ; il réussit le tour de force d’être capable de chanter de deux manières différentes : il peut le faire avec une voix chantée, douce, ou alors balancer des vocalises gutturales !

Je présenterai au fil des quelques jours suivants, quelques albums de ce groupe légendaire, et pas forcément dans l’ordre de parution…

Aujourd’hui, je commence par l’album qui est, pour BEAUCOUP de fans, leur meilleur album à ce jour : Blackwater Park.

Pochette (2001)

Pochette (2001)

Cinquième album du groupe, sorti en 2001, réédité en 2010, il a bénéficié d’une production de Steven WILSON, excellent artiste avec qui le

Pochette (2010)-Pour ma part, je préfère celle-ci

Pochette (2010)-Pour ma part, je préfère celle-ci

groupe s’est lié d’amitié.

Commençons la critique de cette pièce majeure du groupe !

1-The Leper Afinity (« L’Affinité lépreuse » ?) : après quelques secondes de notes lugubres, les guitares débarquent, soutenus par la batterie qui entre lui-aussi en fanfare. La voix gutturale suit peu après. La chanson est variée (rassurant, c’est du progressif xD), les mélodies dynamiques. Petit passage douceur vers le milieu de la chanson, avant de repartir de plus belle. La piste se finit par de belles notes au piano.

2-Bleak (« Morne ») : rappelle un peu dans sa structure le premier morceau, avec cependant un passage doux plus éloigné (vers les 65%). L’instrumental dans cette piste est peut-être plus présente. Très bonne chanson.

3-Harvest (« Récolte ») : ballade à la guitare acoustique distillant de très belles notes. Elle se rapproche davantage d’une chanson non-progressive, car elle adopte le système des refrains/couplets et la mélodie reste globalement la même. Une belle chanson, avec de bonnes paroles.

4-The Drapery Falls (« Le Rideau tombe ») : ah, nous y voilà ! C’est grâce à cette chanson que j’ai découvert le groupe il y a quelques temps ! Elle est une bonne démonstration du style d’Opeth : à la fois puissant et mélancolique dans ses sonorités, émouvant et sauvage, attendrissant et violent. Magnifique.

5-Dirge For November(« Lamentations de Novembre ») : début exclusivement acoustique, Mikael murmurant ; ensuite, retour des instruments pour une montée en puissance progressive, voix gutturale revenant à la charge, pour s’achever sur des notes de clavier et de guitare peu joyeuses. Une belle démonstration des digressions.

6-The Funeral Portrait (« Le Portrait Funéraire ») : guitare acoustique lugubre en intro, pour un morceau qui met en valeur les guitares. Final sympathique.

7-Patterns In The Ivy (« Echantillons de Lierre » ?) : exclusivement instrumentale. Court, sympa, un interlude peu marquant mais faisant malgré cela partie du tout.

8-Blackwater Park (« Le Parc à l’Eau Sombre ») : puissant, distillant des états d’âme au travers d’une puissante instrumentale. Globalement une chanson assez costaud, avec un passage tranquille malgré tout. Très bon.

Bilan : un excellent album, où Opeth hurle et pleure à la fois. Pour autant, ce n’est pas à mes yeux leur meilleur album, la 7ème chanson n’est pas loin d’être dispensable, celle juste avant est un peu en-deçà… Mais Blackwater Park reste un bulldozer musical. 17/20

P.S : vos réactions sont toujours les bienvenus, que ce soitpour la critique de l’album ou pour les quelques premières lignes de mon article…


De la musique gratuite ET légale, c’est possible !

EDIT DU 14 MAI : avec beaucoup de retard, je vous informe que cet article est obsolète, l’extension ne fonctionnant tout simplement plus du tout…
Edit du 24 mars: modifications diverses et corrections mineures

Hello, it’s me again !

Bon alors, avec quoi je vais vous faire chier je vais vous bassiner aujourd’hui ?

De la musique gratuite, légale et connue, le tout pour de vrai, ça vous dirait ???

C’est le sujet du jour !

Certains d’entre vous doivent connaître Beezik, à défaut de forcément s’en servir…

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, je vous fais le topo: Beezik est le nom d’un site au concept particulier mais fort intéressant. Le principe est le suivant: vous choisissez la musique que vous souhaitez, gratuitement ET légalement, dans le catalogue -fort de 2 millions de titres-, vous visionnez une petite séquence publicitaire, et vous récupérez votre chanson. Pour chaque téléchargement effectué, vous obtenez 30 points, et le cumul de ces derniers servira à obtenir des réductions sur les sites partenaires. Y-t-il un hic dans l’histoire ? En quelque sorte, oui; lors du lancement du site, l’intégralité du catalogue était sous DRM

Ceux qui savent ce que c’est, grincez des dents, mais rassurez-vous, j’ai de bonnes nouvelles à vous communiquer à ce sujet :)

Rassurez-vous, illustres incultes, les personnes qui ne connaissent pas ça, je vais vous le dire aussi, une fois que je vous aurai expliqué ce que c’est…

Les DRM, ou Digital Rights Management, est une des inventions les plus imbéciles conçues par l’Homme. Ce sont des dispositifs techniques qu’on met en place dans les fichiers, qui œuvrent dans le but de “protéger les droits d’auteur” et autres excuses bidons de la même catégorie. Prenons un exemple pour illustrer le propos.

Vous venez de prendre un titre sur Beezik. Ô joie, Ô allégresse, vous désiriez tellement cette chanson ! Et la voilà à présent devant vous, dans votre disque dur, prête à être écoutée en toute tranquillité… Alors comme d’habitude, vous comptiez le lire avec votre lecteur multimédia favori… Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il n’accepte d’être lu que par le lecteur Windows Media -version 11 minimum- sinon tu te brosses pour lire ton fichierCe premier caprice prive déjà Linux et Mac de Beezik… Applaudissements.

Mais attendez, j’ai pas fini, et le DRM non plus ! Bon, allez, c’est pas si grave, vous utilisez Windows Media Player -en admettant que vous soyez un utilisateur de l’OS de Microsoft, bien entendu-. Génial, la musique est de bonne qualité et tout… Il faut absolument que je la mette sur mon MP3 ! Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il refuse à ce qu’il soit copié, il est bien dans son nouveau lit douillet… Hormis si votre baladeur multimédia est compatible WMA DRM -fort peu de chance…-, vous voilà bien pigeonné(e)… Applaudissements.

Mais attendez,  j’ai pas encore fini, et le DRM non plus ! Bon, allez, on laisse tomber le baladeur. On pourra toujours l’écouter si on le grave sur CD… Sauf que le DRM, lui, il n’a pas envie. Capricieux comme il est, il ne laissera pas un lecteur CD de salon le lire

Etc, etc.

En gros, vous avez juste le droit de fermer votre gueule et d’aller acheter à prix fort tous les morceaux que vous désirez, vous ne pouvez les écoutez qu’avec des conditions particulièrement contraignantes

Vous avez saisi, c’est une vraie merde. Non, non, ne sortez pas les tomates !

Les vétérans de ces saloperies, vous pouvez revenir, j’ai fini les explications !

Alors, pourquoi vous parlerais-je de Beezik, si ce n’est pour vous dire qu’on ne peut quasiment pas lire les fichiers qu’ils nous proposent -ce que je trouve particulièrement con d’ailleurs- ? Pour vous faire perdre votre temps Rassurez-vous, ce ne fut pas vain…

Deux choses:

-Vous serez heureux d’apprendre que, depuis le temps, 1.2 million de titres du catalogue sont dépourvus de DRM, soit un total de 60 % ! Ce chiffre est amené à augmenter, d’ailleurs… Vous voyez, pas besoin de gaspiller de fruits !

-Pour ce qui est des 800 000 titres encore protégés par le mode pigeon, il existe désormais une solution pour s’en débarrasser… Ça fait plaisir d’entendre ça, je sais.

Seul condition: utiliser Mozilla Firefox -version 3.6 recommandée-. Ce qui n’est pas une contrainte quand on connait ce navigateur Internet de qualité ! J’ajoute que ce que je vais vous indiquer fonctionne sur tous les systèmes d’exploitation. A votre Panda roux -nous ne relancerons pas le débat, ce n’est pas un renard !-, ajoutez l’extension disponible ici. Redémarrez le navigateur… Et c’est tout ! Vous pourrez désormais aller sur Beezik et télécharger sans manipulation supplémentaire ! Les chansons vous tendent les bras ! Si vous constatez que votre fichier ne peut pas être lu, c’est qu’il doit manquer ce qu’on appelle l’extension de fichier. Selon que votre morceau soit un mp3 ou un wma, vous n’avez qu’à rajouter l’un ou l’autre en fin de nom de fichier, et le tour est joué !

Voilà, bon téléchargement gratuit et légal sur Beezik !


Vocalture (12 janvier 2010)

Eh oui, c’est encore moi ! Eh oui, encore une “rubrique” !

Vocalture… What is this ? C’est la contraction de “Vocal Culture”. Quand vous regardez un film doublé en français, quand vous jouez à un jeu aux protagonistes doublés, quand vous regardez un animé… Vous êtes-vous jamais demandé à quoi ressemblait les doubleurs de voix ? Vous vous êtes peut-être déjà imaginé à quoi ils ressemblaient… Cette rubrique a donc pour objectif de vous montrer qui double qui, quoi (pas très clair, quand on le dit comme ça xD).

Pour le premier Vocalture, nous allons nous pencher sur les voix anglaises de Dissidia…

Le Guerrier de la Lumière est doublé par Grant George (pas de photo sur lui). Acteur vocal assez discret, il a pourtant participé à de nombreux doublages, comme Soul Calibur III et IV, où il est la voix anglaise de Kilik (mais chut, il y est pas crédité). Il a participé à de nombreux anime, dont Fate/Stay Night et Bleach.

Voici la voix de Firion !

Firion doit sa voix à Johnny Yong Bosch. Un nom qui ne dit rien, et pourtant… C’est la voix de Nero, héros de Devil May Cry 4 ! Il a aussi participé à des doublages de jeux estampillés Resident Evil. Comme Grant George, il participe à moult productions.

Le Chevalier Oignon a sa lourde tête appuyé par la voix de Aaron Spann (pas de photo), qui avait auparavant surtout participé à des Disney.

Mister Harvey, c'est ta bouche !

Cecil Harvey a deux côtés pour une seule voix: celle de Yuri Lowenthal. Acteur comme doubleur vocal, on peut l’apercevoir dans quelques épisodes de la série TV Terminator. Sa voix a participé à de gros jeux vidéo comme Assassin’s Creed 2, Uncharted 2, Bayonetta

La voix de l'imiteur Bartz, c'est lui !

Bartz a copié la voix de Jason Spisak, qui a participé à plusieurs jeux vidéo et séries TV.

A jolie voix... N'est-ce pas Terra ?

Terra est sublimée par les prestations vocales de Natalie Lander. Elle n’a pas participé à beaucoup de projets, quelques jeux vidéo et aussi des émissions de télé-réalité. On la retrouvera prochainement dans God Of War III, où elle doublera Pandore.

Tu ne te tourmentes pas autant que Cloud, toi !

Cloud ayant déjà fort à faire avec son épée, c’est Steve Burton qui se charge de parler ! Voix anglaise officielle de Cloud dans toutes les œuvres où il apparait (sauf Final Fantasy VII, pas doublé), il multiplie les projets de peu d’envergure à côté.

Squall n’est pas seul et peut compter sur Doug Erholtz (pas de photo). Doubleur officiel de Squall depuis les jeux Kingdom Hearts, il est également la voix du combattant Vega dans Street Fighter IV. A côté de cela, plusieurs participations de moindre envergure.

Djidane a volé la voix de Bryce Papenbrook (pas de photo). Ce dernier est surtout connu pour être la voix anglaise de Guan Ping dans de nombreux jeux de la saga Dynasty Warriors.

Toi aussi, tu joues au blitzball ?

Depuis FF X, James Arnold Taylor double le fougueux Tidus. Hormis cela, il a participé à plusieurs séries TV comme Star Wars: The Clone Wars. Il a également participé au deuxième succès cinéma de 2009, à savoir L’Âge de Glace 3.

Cosmos a pour doubleuse cosmique Veronica Taylor (pas de photo), connue pour être la voix officielle de la journaliste April O’Neil des Tortues Ninja (pas les vieux, ceux des 2000′s).

Garland s’appuie sur Christopher Sabat (pas de photo) pour sortir des “I’ll crush you !”. Le loustic est connu de tous pour être la voix de Vegeta dans divers Dragon Ball (jeux, anime…).

L’Empereur a assujetti Christopher Corey Smith (pas de photo) pour qu’il lui prête sa voix. Contrairement à ce que les fans les plus cons les moins renseignés pensent, ce n’est pas David Bowie qui double Mateus ! Christopher C. Smith n’a participé quasiment qu’à des jeux vidéo.

Tu ne souris pas pour les mêmes raisons, une fois Nuage des Ténèbres...

Laura Bailey se fond dans les Ténèbres des nuages pour doubler le Nuage des Ténèbres. Elle a participé à plusieurs projets, sa dernière prestation connue remonte au doublage du personnage principal Angela Miller dans Resident Evil Degeneration.

Golbez a puisé dans la thaumaturgie pour obtenir la voix de Peter Beckman (pas de photo). Dissidia est sa première participation vocale.

Gerald C. Rivers (pas de photo) s’est fait absorber dans les mains d’Ex-Death, mais ce dernier a gardé sa voix. A part être la voix de M.Bison dans Street Fighter IV, peu de projets, et encore moins de connu !

Dave Wittenberg (pas de photo) fait le zouave avec Kefka. Il a participé à de nombreux projets.

Maman !!!

Séphiroth a toujours la voix particulière de George Newbern. Hormis le fait qu’il double ce légendaire œdipien à chacune de ses apparitions, il a participé à plusieurs projets. Vous pouvez le voir en chair et en os dans le film Saw VI sous les traits d’Harold Abott.

Ultimecia doit sa voix sensuelle à Tasia Valenza (pas de photo), qui a participé à de nombreux projets. Elle a notamment doublé la redoutable Sniper Wolf dans MGS et son remake Twin Snakes.

Acte XV, Scène 51, ligne 4622 : Kuja est précis !

Les belles paroles de Kuja sortent de la bouche de JD Cullum, qui a collaboré dans de nombreux projets.

Calmos, Jecht !

Jecht, le barbare au grand cœur, doit sa voix joviale à Gregg Berger, qui le suit depuis FF X. De nombreuses participations, le lascard est notamment la voix du vieux sniper The End de MGS 3.

Shantotto: grande bouche et petite taille x)

Cette frimeuse de Shantotto est doublée par Candi Milo. A participé à plusieurs projets, mais pas beaucoup de jeux vidéo parmi eux.

L’impartialité de Gabranth a été tolérante envers Keith Ferguson (pas de photo), son doubleur depuis FF XII. Plusieurs participations, notamment dans L’Âge de Glace 3.

Now, Despair !!!

Le terrible Chaos est doublé par une quasi-star ! En effet, Keith David est là où ça marche: sergent dans Modern Warfare 2, voix dans le prochain Disney…

Cid de Lufénia est doublé par un spécialiste de la narration, à savoir Ken Gates (pas de photo). Hormis deux jeux (Valkyrie Profile et Bullet Witch), il est le narrateur des épisodes TV et films de Pokémon !

Voilà, le premier Vocalture touche à sa fin. N’hésitez pas à soumettre dans vos commentaires sur quelle production le prochain doit être consacré !

P.S: vous féliciterez WordPress pour la mise en forme exemplaire de la page -_-.


Musique d’un papillon : Troides Priamus Hecuba

Pas de slipknot ici , mais un groupe de métal fusion de Lyon (leur nom est aussi celui d’un papillon , d’où le titre  )

La bio du papillon

Après un 1er album sorti en 2005 (“Bienvenue à Biozland”), et de nombreux concerts; suivis d’un nouveau titre enregistré en 2007 et d’un clip largement diffusé sur Europe2 TV et MCM (“Message de Paix”), Troïdes Priamus Hecuba sort son nouvel album : “Vous êtes ici…?!”.

Fort d’un nouveau membre, de concerts et de rencontres, le groupe a intégré de nouvelles influences pour créer une musique qui le définit vraiment.

Les 4 musiciens de Troïdes Priamus Hecuba s’amusent a créer leur propre style, fruit de 4 personnalités, de l’inspiration née des influences musicales de chacun : des chants ragga et rap avec des riffs hardcore, trash, punk… une véritable fusion des genres.

“Vous êtes ici…?!” est un état des lieux de l’évolution humaine, de l’évolution personnelle de chacun des musiciens. Pas de provocation gratuite, pas d’hymne à la violence, plutôt un “message de paix” crié à la face du monde, paradoxal.

Troïdes Priamus Hecuba est un groupe réputé pour son grain de folie, son approche festive de la scêne, et son énergie décalée hors du commun.

Un musique plutôt engagée , une sonorité qui me change des groupes que j’écoute habituellement ( Iron maiden , slipknot . . . . )en plus , c’est français :p

Deezer

Myspace

Troides.com


Critique musicale: Steven Wilson-Insurgentes

Après Nine Black Alps, je vous fais part d’un autre coup de cœur musical, cette fois encore moins connu chez nous ^^

Pochette recto de Insurgentes

Pochette recto de Insurgentes

Steven Wilson est un artiste britannique qui touche à tous les instruments. Ses actes dans la musique tiendraient, dit-on, dans un fichier PDF de 315 pages, rien que ça ! Il a fondé de nombreux groupes (le plus connu est Porcupine Tree), composé de nombreuses chansons, joué de nombreux instruments. Il œuvre depuis un bout de temps dans la musique, mais je ne saurais vous dire ce que valent ses prestations dans son ensemble. J’ai entendu parler de ce bonhomme par le plus grand des heureux hasards, via un site qui faisait part de la sortie de son premier album solo, intitulé Insurgentes. Sorti en février ou mars dernier, ce nom provient de La Avenida de los Insurgentes, la plus longue avenue de la ville de Mexico, avenue dans laquelle Steven Wilson a enregistré la majorité des titres de l’album. Le loustic a voyagé aux quatre coins du monde dans le but d’offrir la quintessence musicale. Car le bonhomme est un sacré ambitieux, mais peut-être est-ce cette ambition qui l’a conduit à une telle créativité. Avant de se plonger dans la critique piste par piste, il faut savoir que cet album n’est pas des plus joyeux: en effet, le tout respire la tristesse, l’horreur, la mélancolie, l’amertume… Vous savez à quelle(s) thématique(s) s’en tenir, bien que vous eusses pu vous faire une idée à la vision de l’étrange, mais réussi, pochette de l’album…

01-Harmony Korine: première chanson et premier single de l’album, Harmony Korine, malgré ses paroles pas vraiment réjouissantes, ne reflète pas idéalement le reste de Insurgentes. Rythmé, cette piste lorgne presque vers du rock, mais démontre avec efficacité les capacités musicales du trublion. Harmony Korine semble titiller entre lumières et ténèbres de l’âme, les quelques “cris” que l’on entend font à la fois peur et sont aussi vecteurs d’espoirs. Un doux paradoxe, une belle union des contraires, pour une chanson efficace.

02-Abandoner: un début techno, puis la voix de Steven vient nous susurrer quelques paroles bien entendu pessimistes. On remarque ici de belles notes de guitare venant parsemer le morceau. La voix se tait, les instruments continuent leur mortelle valse, puis la folie les gagne, et les voilà irrécupérables, plongés dans l’horreur, avant de retrouver un peu leur calme pour terminer la chanson. Là encore, la maîtrise des instruments en fait une chanson efficace.

03-Salvaging: une chanson longue et ténébreuse à souhait. Un début plus classique que Abandoner, une voix plus étouffée qui semble souffler une morbide incantation, appuyée par des guitares en grand forme et des bruits de synthé dérangeants. La chanson s’accélère, comme si elle devait se dépêcher de nous conduire dans la démence. Puis, le tout se tue… Et l’orchestre symphonique de Londres va prendre le relais durant deux minutes ! Minutes qui vont être mises à profit pour apporter espoir, comme si dans les ténèbres, on venait d’apercevoir une lumière se rapprochant de soi ! Mais ces 120 secondes sont bien courtes, et très vite, les instruments repartent dans la folie la plus totale, et anéantissant par là-même la lueur d’espoir qu’on venait d’apercevoir… Une nouvelle réussite pour notre britannique !

04-Veneno Para Las Hadas: une piste bien placé dans l’album. Comme si, à la fin de Salvaging, on a été aspiré dans un terrifiant trou noir, et qu’à présent, nous sommes à voguer dans le vide sidéral. Le chanteur a perdu espoir, et nous balance amèrement des propos, bien sur pas très gais. La chanson, certes à la thématique triste, est quelque part relaxante, notamment grâce aux excellentes nappes. Malgré un certain manque de variété (Salvaging était très diversifié dans sa structure, ce qui le rendait plus efficace) et un petit manque d’audace, le titre remporte tout de même l’adhésion.

05-No Twilight Within The Courts Of The Sun: un titre, une chanson longue. Le principe ? Monter graduellement en puissance et en dégénérescence musicales. Principal instrument ? Guitares savamment utilisées, distillant de “belles” notes et illustrant au mieux le but recherché dans la chanson. Vers le milieu de la chanson, petite pause, Steven et sa voix débarquent, mais ne fait ici que murmurer, tant il semble fatigué et torturé. Après un petit retour des guitares, de petites notes douces se placent pour calmer un peu le jeu. Bien sur, ça dure pas longtemps… Les instruments se taisent, seules des bruits bizarres subsistent… Puis les guitares se déchaînent, devenues complètement incontrôlables ! Réussite musicale ? Assurément !

06-Significant Other: une piste surprenante dès le départ ! Car l’instrumentale s’y montre bien moins pessimiste, tout en apportant une certaine sensation agréable. On cherche la démence, la folie des autres pistes, qu’on ne trouvera pas tout de suite. Quand les guitares interviennent plus radicalement, on comprend ce que Steven voulait nous faire savoir: c’est un fou qui se sent bien, et qui ne sait pas qu’il a un grain. En tout cas, c’est une des impressions qu’on peut ressentir. A notre une petite participation féminine, comme pour faire dire: “Génial, il n’est pas seul dans son délire…”. Une chanson très sympa, relaxante, évoquant même la belle étoile via ses jolies notes de guitare.

07-Only Child: des guitares aux sonorités lourdes, mais belles, ouvrent le bal. La voix, ici glissante, semble nous faire des reproches, avec un Only Child qui semble ici vouloir dire: “Ce n’est qu’un enfant !”. La chanson manque peut-être d’un peu d’audace, mais se montre tout de même efficace, et met bien en valeur la voix du britannique qui, à défaut d’être exceptionnel, n’en est pas moins sympathique.

08-Twilight Coda: chanson exclusivement instrumentale, elle débute par de la mélancolie, puis la tristesse, et enfin la folie. Cette piste amène facilement des émotions aux auditeurs, et c’est cette simplicité dans la démarche qui la rend efficace.

09-Get All Your Deserve: une chanson conduite principalement par de magnifiques notes au piano. La voix semble en même temps se lamenter. La chanson est un poil répétitive, mais reste sympathique.

10-Insurgentes: drôle de conclusion pour un album pessimiste. Presque que du piano, et la voix qui semble avoir trouver repos et réconfort.Bien conduite, la piste remporte les suffrages une fois encore, mais son intérêt s’effrite au fur et à mesure qu’on avance.

Dix pistes de fort bonne qualité, mais ça ne s’arrête pas là; en effet, il est possible de dénicher cinq pistes bonus sur une autre édition de l’album; ce sont des morceaux qui ont été conçues pour Insurgentes, mais qui au final, n’ont pas été retenues. Voici leurs critiques:

01-Port Rubicon: début intriguant, avec une petite voix semblant parler en espagnol, et quelques bruits. Puis silence… Et BOUM, une musique inquiétante fait son apparition ! Cela ressemble à une incantation tribale, comme pour invoquer un terrifiant démon, avec ces tambours qui donnent le rythme de cette lugubre pratique ! Puis transition, et enchaînement sur de la guitare sèche, et Steven qui semble en pisser dans son froc ! Retour du silence… Et Re-BOUM, avec cette fois-ci l’apparition de guitares aux mauvais accords, les rendant complètement dérangées… Le morceau se conclut d’ailleurs par ses mêmes notes tordues… Étonnant, mais réussi ! Sa place dans Insurgentes aurait fait l’effet d’une pause café morbide…

02-Puncture Wound: début qui fait un mélange entre Salvaging et Abandoner, avec ses sonorités dérangeantes et son refrain, sans voix et tourmenté. Dommage, elle aurait mérité sa place dans l’album.

03-Collecting Space: on comprend pourquoi elle n’a pas été retenue; cette chanson, uniquement instrumentale, n’est pas triste ! Au contraire, c’est plutôt le genre de piste qui rassure, réconforte, et revigore notre cœur d’un précieux espoir ! Et quand en plus, c’est joli et admirablement maitrisé, chapeau bas ! On y voit ici le potentiel artistique de Steven exploser !

04-Insurgentes (mexico): version longue et enrichie musicalement du Insurgentes présent dans l’album, elle n’y a pas sa place surement parce qu’elle est un poil trop longue.

05-Untitled: difficile en effet, d’attribuer un titre à ce morceau, qui dans sa structure, rappelle un peu Significant Other, même si ça se monte ici toujours plus triste et amère…

Les cinq pistes bonus valent tout autant le coup que l’album, qui lui, vaut largement votre temps d’écoute.

On peut aimer, comme on peut ne pas aimer, Insurgentes de Steven Wilson. Dans tous les cas, il est incontestable que cet album est un chef d’œuvre musical absolu, dans lequel le britannique maîtrise tout de A à Z. Si vous n’avez pas peur de foncer dans un univers sombre, tortueux et triste, n’attendez pas davantage, et écoutez, vous trouverez là, que vous aimiez ou pas, un bijou musical précieux !

Note: 9/10


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