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Test: Painkiller Universe

Jaquette

Jaquette

Edition du 22 novembre:

J’ai oublié d’évoquer l’existence d’un nouveau Painkiller, sortie il y a pas longtemps. Intitulé Resurrection, cet itération s’avérerait être de moins bonne qualité encore que Overdose… Sic.

A noter la sortie également d’un pack Painkiller: Pandemonium, qui regroupe Painkiller Universe et et Resurrection et qui inclut un éditeur de niveaux, tout ça pour un prix entre 40 et 50 euros…

Fin de l’édition

Roh…… Ça faisait un moment que je le trainais dans mon tiroir (depuis juillet 2009, c’est dire !), et je ne tilte que maintenant… Et vu que ça manque de jeux vidéo ici, je vais faire une pierre deux coups^^

Mais c’est quoi, ça ? Certaines se posent la question (comme p-e Kadaj) et d’autres le savent déjà (Treintafouire notamment^^). Painkiller Universe est un DVD comprenant pas moins de trois jeux vidéo:

-le jeu original, Painkiller; développé par le studio polonais People Can Fly, le joueur n’a d’autre objectif dans ce FPS… Que de tuer du démon. C’est tout;

-sa seule extension officielle, Painkiller: Battle Out Of Hell; toujours développé par People Can Fly (qui sera ensuite racheté par Epic Games), elle rallonge l’aventure principale tout en rehaussant légèrement la technique;

-enfin, un mod amateur devenu jeu commercial à part entière, Painkiller Overdose; conçue par Mindware Studio, le principe reste le même, même en débarquant 3 ans après le premier jeu…

Que valent les trois jeux ? Réponse dans les trois mini-tests qui suivent !

-Painkiller: vous êtes Daniel Garner, et vous avez un petit problème… Vous êtes mort. Damned ! Tandis que votre femme, Catherine, se la coule douce au paradis (elle aurait pu vous attendre !), vous, vous êtes coincé au purgatoire. S******** d’accident de voiture ! C’est alors que Samael, porte-parole divin, vous propose un marché: si vous parvenez à occire l’armée de Lucifer ainsi que ses puissants généraux, vous pourrez envisager de devenir papa au paradis et de pisser sur les gens que vous n’aimez pas. Envouté par ses puissantes possibilités, vous acceptez de devenir le tueur à gages du paradis (qu’on ose dire qu’après, Dieu utilise des méthodes orthodoxes !), et vous vous en allez casser du démon à coup de gros calibre. Oui, je sais, vous êtes pantois devant tant d’originalité et de qualité. Mais le but avoué du jeu n’est pas de proposer du MGS, mais plutôt du FPS pur et dur. Ici, point de subtilité, pas de critères de réalisme (sauf les valdinguages de morceaux d’adversaires, excellemment régis par Havok 2.0), et encore moins de douceur et de liberté: vous entrez dans une salle, les portes se ferment, vous tuez les ennemis qui se ruent sur vous, les portes s’ouvrent, vous passez à la salle suivante. De quoi susciter une mécanique répétitive, mais au final, ça colle bien au concept. People Can Fly veut ici tout simplement revenir aux racines du FPS: on tire, on avance, on tire, on avance… Et ça marche rudement bien ! Graphiquement, bien que le jeu soit âgé (sorti en 2004, quand même), c’est vraiment très joli ! Textures soignées et détaillées, animations impeccables, un level-design parfois à tomber (je pense notamment à la Tour de Babel). Seule ombre à ce tableau: des décors parfois un petit peu anguleux. Mais on ne fait pas bien attention, on est occupé à massacrer^^ D’un point de vue sonore, c’est du grand art: les bruitages sont dynamiques en plus d’être bons (un petit coup de fusil dynamitera la maison avec les hauts-parleurs à fond !), et les musiques, jonglant entre métal bien costaud (slurp) et ambiance splendide (mention spéciale au thème de la Tour de Babel et celle du Monastère), sont une vraie prouesse. Le gameplay, volontairement limité, est tout bonnement jouissif^^ La seule grosse lacune du jeu est le multijoueur, grandement déserté et assez limité par rapport aux ténors du genre. Et puis, il n’y pas beaucoup d’armes (painkiller, fusil à pompe avec geleur, lance-pieux avec grenades, lance-grenades avec sulfateuse et lance-shuriken avec électrifieur). Next !

-Battle Out Of Hell: vous êtes tout content, vous venez de buter le dernier général et vous vous apprêtez à aller rejoindre Catherine. Oui mais non, car c’est pas fini… La dizaine de niveaux ajoutée, bien qu’inégale, et tout aussi soigné d’un point de vue design (vous allez adorer l’Orphelinat, le Parc d’Attractions, la Ville Morte…). Le gameplay reste le même, mais on ne dit pas non aux deux nouvelles armes^^ (mitrailleuse avec lance-flammes et lance-clous avec lance-mines). Les musiques se passent de métal cette fois, mais n’en reste pas moins de bonne qualité (la musique du boss final est sublime :p). Passons au dernier !

-Overdose: vous êtes Bélial, fils du Ciel et de l’Enfer (sacré métissage !) et Maître des Dimensions (vous êtes plein de personnes aujourd’hui !). Lucifer vous craignant comme la peste, il vous a enfermé dans une prison infernale. Tandis que vous regardez avec amour votre triblog préféré, la porte de votre cellule s’ouvre. Lucifer est passé à trépas ! Pour fêter votre liberté, vous décapitez le geôlier et vous vous servez de sa tête comme d’une arme ! Mais par quoi commencer ? Se venger de tout le monde ? Découvrir comment Lucifer est mort ? Les deux à la fois bien sur ! Le gameplay n’a pas changé d’un iota, mais sur certains points ça a quelque peu régressé; par exemple, les munitions sont en quantité bien plus réduites, tant et si bien que certains portions de niveau ne se font qu’avec le painkiller (relooké ici en une sorte de cube magique)  ! De plus, changer le design des armes que l’on connait ne suffit pas à effacer totalement notre déception de voir que le changement n’est pas qu’esthétique… Enfin, et c’est surement le plus grave des défauts: on a vraiment l’impression par moments que le jeu est horriblement mou ! Autres défauts que l’on cite rapidement: premier stage insipide, temps de chargement un poil trop lents, difficulté mal dosée… Hormis tout cela, ça reste un Painkiller honnête, sans surprise mais qui reste efficace par moments.

Notes:

Painkiller et BOOH: 16.5/20

Overdose: 12/20

Note globale: 15/20.

Vous avez trouvé un nouveau chouchou des FPS^^


Critique de Punisher: War Zone

Affiche de Punisher: War Zone

Affiche de Punisher: War Zone

Film d’action américain de Lexi Alexander (Hooligans)

Scénario de Nick Santora (Prison Break), Art Marcum (Main Line), et Matt Holloway (Iron Man, Main Line).

Pas de sortie dans les salles françaises, directement rendu disponible en DVD le 5 août 2009.

Durée de 1 heure 38 environ.

Avec Ray Stevenson (Frank Castle, alias le Punisher), Dominic West (Billy Russoti/Jigsaw), Doug Hutchinson (James “Jimmy le Frappadingue” Russoti), Colin Salmon (Paul Budiansky)…

Synopsis: Frank Castle était un homme presque comme les autres autrefois. Membre des forces spéciales, il allait un jour pique-niquer avec sa femme et ses deux enfants. Malheureusement, ils sont témoins d’une exécution mafieuse, et Frank se retrouve seul. Son âme complètement déchiré depuis ce jour le pousse à faire lui-même justice et à punir les criminels, qui passent entre les mailles de la justice par de multiples pots-de-vin. Il devient alors le Punisher, ne reculant devant rien et ne montrant aucune pitié envers ceux qui n’ont cure de la loi. Vint le jour où il se frotte à Billy “le beau gosse” Russoti. Jour qui va marquer un nouveau tournant. Le Punisher a fait deux terribles erreurs: il tue par mégarde un agent du FBI infiltré pour coincer Russoti, et il a laissé pour mort ce dernier. Son visage atrocement mutilé, Billy à son tour aspire à se venger…

En voyant ça, je me suis dit: allez, encore un Direct-To-Video des plus bidons. Mais le personnage du Punisher est plutôt intéressant, personnage maltraité à deux reprises au cinéma (une version 1989 qui ne serait pas extra, et la version 2004 qui est une véritable calamité). Alors, laissons-lui une chance, à celui-là ! Après Dolph Lundgren en 89 et Thomas Jane en 2004, le britannique Ray Stevenson prend le flambeau. Et force est de reconnaître qu’il s’en sort plutôt bien dans ce rôle. Alternant machine de guerre et homme brisé par la mort de sa famille, Frank Castle semble ici dans son parfait élément et correspondre de près à l’original, celui qui était dans les BD Marvel (oui, je sais, d’habitude Marvel, c’est des super-héros aux super-pouvoirs :D ) ! Là où la version 2004 se montrait mou du genou et un Frank Castle qui ne foutait rien, notre ami Ray se déchaîne dans les scènes d’action, défoulantes à souhait ! D’une rare violence, ces séquences versent parfois volontairement dans le second degré (des bruitages qui font marrer), bien que ça ne soit pas de l’enfant de choeur du tout (un type par exemple se prend le pied d’une chaise dans l’oeil…), et qu’on ne nous cache rien ! Et ça, ça fait plaisir à voir de nos jours… Le second degré ne s’arrête pas à certaines exagérations ou à des bruitages presque hilarant, il se trouve même un mètre-étalon en le personnage de Billy Russoti. Caricatural à souhait, quand on le voit à l’écran, on n’arrive pas à le prendre au sérieux ! Et c’est pire encore quand il revient défiguré; malgré le maquillage plutôt pas mal, on se marre de voir une telle tronche ! Son frère, pas défiguré mais cannibale psychopathe, parait ridicule également ! Des méchants qui parfois ont de drôles de méthodes pour faire peur… C’est sur que le scénario n’est pas de qualité parfaite, mais au moins, on n’a plus l’impression de se faire baiser  comme dans la version 2004 (oui, elle est merdique !).

Au final, je ne sais pas trop quoi dire de plus sur ce punisseur, si ce n’est que cette zone de guerre est foutrement défoulant et marrant ! Un excellent exutoire !

Les notes:

-Réalisation: elle en fait des tonnes, pour notre plus grand bonheur, seuls quelques bouts de scène semblent trop rapides… 4/5

-Scénario: jongle entre action défoulante et rigolote tellement que ça pousse loin, torsion des zygomatiques à la vue des méchants, peu de twists et peu de surprises. 3.5/5

-Performances dramatiques: excellent Ray Stevenson, Colin Salmon, et les interprètes des frères Russoti jouent à fond la carte du rire^^ Le reste un peu en retrait. 3/5

-Doublage vocale français: le punisher avec la voix VF de Russel Crowe, pourquoi pas, après tout ! Sinon, c’est pas mal, mais quelques voix sont carrément insupportables ! 3/5

-Musiques et bruitages: musiques sympas, bruitages ou hilarants (action) ou normaux (autres séquences). 4/5

-Les plus mieux meilleurs: Ray Stevenson, les frères Russoti (ils font marrer !), l’ambiance sombre, les scènes d’action défoulantes et violentes (avec notamment un final généreux et un début brutal), bruitages marrants, peut choquer Paris Hilton…

-Les pires pas mieux défauts: …mais pas assez pour provoquer sa crise cardiaque, la confrontation finale entre Castle et les Russoti n’est pas extra, rythme inégale, faut aimer les exagérations…

Note globale: 17.5/25, soit  14/20.


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