Qivi Vrarenétra ! Un blog 3 en 1, sur tout, et surtout sur n'importe quoi !

Articles tagués “ nolan ”

Critique de Memento

Affiche de Memento

Christopher NOLAN n’a pas commencé son parcours de réalisateur/scénariste/producteur de renom avec des blockbusters comme Inception ou The Dark Knight. Il a également réalisé auparavant des longs-métrages comme Le Prestige. Pour lancer sa carrière, il fallait une révélation, et la voici : Memento.

Affiche de Memento

Certaines choses valent mieux d'être oubliées...

Synopsis : Léonard SHELBY menait une vie tranquille. Un soir, il retrouve sa femme violée et tuée dans sa salle de bain, et neutralise un des deux cambrioleurs des lieux; après quoi il reçut un coup violent à la tête de l’autre malfrat, un certain John G., qui parvient à s’échapper. La blessure qui en découle lui laissera une grave séquelle; depuis, il a des troubles de la mémoire immédiate. Il se souvient de nombreux détails d’avant l’accident, mais il est dorénavant incapable de retenir durablement des faits récents. Depuis, il régit sa vie en se consignant de nombreuses notes, qui lui permettent de ne pas perdre pied. Léonard n’a plus qu’une chose en tête : retrouver et tuer John G. …

Adaptée d’une nouvelle de son frère Jonathan NOLAN, Christopher transforme une intrigue, somme toute assez simple, en un puzzle scénaristique complexe, faisant notamment appel à un mécanisme du cerveau : la mémoire !
Le réalisateur a cette particularité que, dans certaines de ses productions,  il pousse le spectateur à l’interaction ! Inception et ses différentes strates de rêves, Le Prestige et sa subtile mise en abîme sur la prestidigitation… Le bougre avait déjà sévi sur ce plan-là avec Memento.

Par cette astucieuse idée, il nous fait adhérer plus facilement aux itérations de Léonard SHELBY; on comprend ce qui lui arrive avec aisance. Et on est tout autant dans l’inconnu que lui; en effet, grâce à une narration complètement déstructurée chronologiquement, c’est comme si on avait oublié, autant que le personnage principal, les évènements antérieurs !

A charge au spectateur de démêler les tenants et aboutissants de cette histoire, tout comme le héros doit parvenir à son objectif.

Ce protagoniste est incarné par Guy PEARCE, qui transpire de réalisme. Le reste du casting est également au diapason, notamment les deux rescapés de Matrix. La photographie privilégie sciemment une certaine froideur contemporaine, une réalité légèrement obscurcie, celle qui s’imprime dans les yeux de Léonard.

Le gros point faible du film, témoin évident d’un budget forcément moins élevé, est sa musique, qui sans être mauvaise, résonne un peu comme celle d’un téléfilm. Et je ne parle pas du doublage français, amplement perfectible; non content de ne pas être idéalement choisies (Carrie Anne MOSS, avec la voix française de Jennifer LOVE HEWITT, c’est un mélange qui ne passe pas), ces prestations vocales ne parviennent pas à retranscrire toute la subtilité de la VO…

Laissons à présent les notes s’exprimer :

-Réalisation : Grâce à un montage parfaitement maîtrisé et une lecture lisible des plans, elle se montre indéniablement sobre et terriblement efficace. 5/5

-Scénario : Incontestablement une grande réussite, généreuse en bonnes idées, complexe, pertinente… Et une fin géniale, qui vous laisse seul(e) juge ! Parfait, tout simplement. 5/5

-Performances dramatiques : Le casting est irréprochable de bout en bout. Bravo notamment à Guy PEARCE et au duo issu de Matrix. 5/5

-Bande-son : Le bat blesse ici. La musique, sans être à condamner, fait un peu trop bas de gamme. Pour préserver toute la saveur du long-métrage, il est impératif de le regarder en Version Originale, le doublage français n’étant ni transcendant, ni assez nuancé, ni en bonne occurrence avec certains protagonistes. 3/5 en VO

Note globale : 18/20.

Un long-métrage d’excellente facture, qui s’appuie sur un scénario admirablement élaboré, une réalisation sérieuse et solide, au jeu d’acteurs grandement convainquant et charismatique… Une intrigue simple se transforme en un méli-mélo de grande classe qui tape dans l’oeil ! Quant à la fin, elle se jouerait presque de nous ! Memento est incontestablement une réussite, ne l’oubliez pas !


Quelques critiques express de films (janvier-mars 2011)

La dernière fois, je vous avais « laissé en plan » alors que j’avais promis plus d’articles à partir de décembre 2010… Mais il n’est jamais facile de s’accorder du temps libre… De toute façon, l’on avait décidé dès le départ qu’on publierait à notre rythme !

Je ne vous assaillirai pas de politesses à la « bonne année », on vous les a souhaitées une centaine de fois, sinon plus…

Débutons tout de suite par mon coup de cœur de ce début d’année, à savoir Black Swan ! Ce superbe long-métrage récolte la note impressionnante de 19/20 ! Le film nous happe dans la descente aux enfers de cette danseuse ambitieuse. L’empathie pour l’héroïne, incarnée par une impressionnante Natalie PORTMAN –elle l’a mérité, son Oscar !- est d’une ampleur colossale ! Jeu d’acteurs au diapason, photographie judicieuse, bande-son bichonnée… Quelques lacunes mineures dans le scénario prive le chef d’œuvre de Darren ARONOFSKY d’accéder à la note parfaite ! Dire que je n’en attendais rien de particulier… Magistrale, et plus encore !

Maintenant, j’aborde un film sorti il y a pas mal de temps, mais que je n’ai pas visionné jusqu’à un passé proche : Shutter Island, de Martin SCORSESE. Il écope d’un 18/20. La réalisation de grande qualité peut notamment compter sur une ambiance impeccable, des acteurs investis et une très bonne partition sonore. Le scénario réserve quelques surprises, et même si l’on peut deviner la fin, le twist ending est habilement exposé et l’ultime réplique du film lourde de sens. Qui plus est, le long-métrage se révèle extrêmement savoureux lors des visionnages ultérieurs. Dommage que quelques lourdeurs se fassent sentir !

Je remonte davantage dans le temps, je remonte même assez loin, pour vous parler d’un autre film de Christopher NOLAN : Le Prestige. Il dépasse de très très peu le précédent film évoqué : 18.5/20 ! Une compétition professionnelle bien construite, bien narrée, le montage très efficace… Une bande-son plutôt discrète, mais qui est plus que convenable. Le twist ending y est ici mémorable, et la mise en abime éclate avec grande classe !

Plus récemment, Date Limite, comédie « semi-Very Bad Trip », fait moins mouche avec 14/20. Une réalisation plutôt banale, malgré le casting motivé ; une sélection musicale de bonne qualité, un scénario faiblard et pas aussi généreux en séquences mémorables –elles sont peu nombreuses, malheureusement…-… C’est un peu l’apéritif en attendant Very Bad Trip 2.

Film asiatique pas encore disponible sous nos latitudes, Dream Home est de bonne facture : 14/20 également ! Un thriller anxiogène assez réussi, malgré des inégalités, et ce dans tous les aspects. C’est assez gore, il y a de la débauche, ce n’est donc pas à ne pas exposer entre tous les yeux !

Je ne pensais plus Disney capable de me surprendre… Pourtant, force est de constater que Raiponce va au-delà de mes espérances : 17.5/20 ! L’animation est excellente, le design à la fois réaliste et typiquement Disneyien, le casting vocal français est d’excellente facture… Sans compter le défi technique relevé (la modélisation des cheveux est un véritable casse-tête !) avec succès !

Terminons avec Red, l’ode explosive à la retraite ! 14.5/20, ce n’est pas si mal, pour des RED ! Des scènes très sympathiques parsèment le long-métrage serti d’un ensemble d’acteurs & d’actrices qui semblent bien s’amuser ! Quelques points restent contestables : le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, la bande-son est peu mémorable… Voici néanmoins un bon divertissement familial !

Voilà, je stoppe ici même pour cette fois.

Bonne rentrée pour celles et ceux à qui elle approche dangereusement, et bonne continuation pour les gens qui ont déjà repris leurs activités…

A très bientôt.


Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.