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Ces illustres testeurs SM…

Joueur du Grenier (à droite), avec son fidèle acolyte

Dans la vie, on peut croiser des gens qui ont du courage dans un domaine précis.

BIEN DU COURAGE x)

Dans le milieu large et aujourd’hui grandement menacé du jeu vidéo, des personnes plongent dans les tréfonds des oeuvres de sinistre mémoire, de par leur médiocrité ou pour tout autre raison, par exemple la difficulté, pouvant être tout bonnement atroce.

Si ce genre de masochisme n’est pas nouveau, l’expansion d’Internet a permis à quelques gens de se distinguer.

Commençons par celui qui a été le fer de lance de cette vague.

A savoir l’AVGN, l’Angry Video Game Nerd.

James ROLFE est un Nerd des Jeux Vidéo Colérique. Il officie depuis 2006 et aujourd’hui encore, il perdure dans cette pratique. Bien que ses propos savent être pertinents par intermittence, il peut cependant être désagréable de constater que les malpolitesses sont monnaie courante dans ses vidéos, virant avec aisance dans la scatologie. On passe cependant des moments sympathiques à le voir souffrir pour notre plaisir.

Voici une vidéo où l’Américain joue à un jeu à la difficulté impressionnante :

Passons à un francophone illustre : Le Joueur du Grenier.

Joueur du Grenier (à droite), avec son fidèle acolyte

Joueur du Grenier (à droite), avec son fidèle acolyte

Frédéric MOLAS et Sébastien RASSIAT travaillent tous deux dans la vidéo. Ayant vu des vidéos d’AVGN, ils ont décidé, en septembre 2009, de faire quelques vidéos pour le plaisir. Au final, cela a pris de l’ampleur, et depuis, ils se font un nom sur la toile française. Leur série est toujours en activité et connait un succès grandissant. Voici une vidéo consacré à un jeu qui a traumatisé le JdG, ainsi que de nombreux joueurs…

Mais il n’y a pas que des jeux vidéo à jeter aux orties. Des “consoles”, aussi, mériteraient le chemin des ordures. Et ce sont de tels bidules que Julien, technicien en informatique, descend en flèche dans sa Petite Chronique de Spyroledragon, à l’image de la chronique ci-dessous, chronique d’un plagiat éhonté :

Mais ces testeurs d’étrons s’amusent occasionnellement à faire également des hors-séries, comme ceux présentés ci-dessous :

Il y a aussi des émissions plus particuliers, tels les 88 miles à l’heure, émission consacrée au speedrun :

Si vous connaissez d’autres testeurs qui valent la peine d’en parler, faites-le savoir dans les commentaires !


Test: Painkiller Universe

Jaquette

Jaquette

Edition du 22 novembre:

J’ai oublié d’évoquer l’existence d’un nouveau Painkiller, sortie il y a pas longtemps. Intitulé Resurrection, cet itération s’avérerait être de moins bonne qualité encore que Overdose… Sic.

A noter la sortie également d’un pack Painkiller: Pandemonium, qui regroupe Painkiller Universe et et Resurrection et qui inclut un éditeur de niveaux, tout ça pour un prix entre 40 et 50 euros…

Fin de l’édition

Roh…… Ça faisait un moment que je le trainais dans mon tiroir (depuis juillet 2009, c’est dire !), et je ne tilte que maintenant… Et vu que ça manque de jeux vidéo ici, je vais faire une pierre deux coups^^

Mais c’est quoi, ça ? Certaines se posent la question (comme p-e Kadaj) et d’autres le savent déjà (Treintafouire notamment^^). Painkiller Universe est un DVD comprenant pas moins de trois jeux vidéo:

-le jeu original, Painkiller; développé par le studio polonais People Can Fly, le joueur n’a d’autre objectif dans ce FPS… Que de tuer du démon. C’est tout;

-sa seule extension officielle, Painkiller: Battle Out Of Hell; toujours développé par People Can Fly (qui sera ensuite racheté par Epic Games), elle rallonge l’aventure principale tout en rehaussant légèrement la technique;

-enfin, un mod amateur devenu jeu commercial à part entière, Painkiller Overdose; conçue par Mindware Studio, le principe reste le même, même en débarquant 3 ans après le premier jeu…

Que valent les trois jeux ? Réponse dans les trois mini-tests qui suivent !

-Painkiller: vous êtes Daniel Garner, et vous avez un petit problème… Vous êtes mort. Damned ! Tandis que votre femme, Catherine, se la coule douce au paradis (elle aurait pu vous attendre !), vous, vous êtes coincé au purgatoire. S******** d’accident de voiture ! C’est alors que Samael, porte-parole divin, vous propose un marché: si vous parvenez à occire l’armée de Lucifer ainsi que ses puissants généraux, vous pourrez envisager de devenir papa au paradis et de pisser sur les gens que vous n’aimez pas. Envouté par ses puissantes possibilités, vous acceptez de devenir le tueur à gages du paradis (qu’on ose dire qu’après, Dieu utilise des méthodes orthodoxes !), et vous vous en allez casser du démon à coup de gros calibre. Oui, je sais, vous êtes pantois devant tant d’originalité et de qualité. Mais le but avoué du jeu n’est pas de proposer du MGS, mais plutôt du FPS pur et dur. Ici, point de subtilité, pas de critères de réalisme (sauf les valdinguages de morceaux d’adversaires, excellemment régis par Havok 2.0), et encore moins de douceur et de liberté: vous entrez dans une salle, les portes se ferment, vous tuez les ennemis qui se ruent sur vous, les portes s’ouvrent, vous passez à la salle suivante. De quoi susciter une mécanique répétitive, mais au final, ça colle bien au concept. People Can Fly veut ici tout simplement revenir aux racines du FPS: on tire, on avance, on tire, on avance… Et ça marche rudement bien ! Graphiquement, bien que le jeu soit âgé (sorti en 2004, quand même), c’est vraiment très joli ! Textures soignées et détaillées, animations impeccables, un level-design parfois à tomber (je pense notamment à la Tour de Babel). Seule ombre à ce tableau: des décors parfois un petit peu anguleux. Mais on ne fait pas bien attention, on est occupé à massacrer^^ D’un point de vue sonore, c’est du grand art: les bruitages sont dynamiques en plus d’être bons (un petit coup de fusil dynamitera la maison avec les hauts-parleurs à fond !), et les musiques, jonglant entre métal bien costaud (slurp) et ambiance splendide (mention spéciale au thème de la Tour de Babel et celle du Monastère), sont une vraie prouesse. Le gameplay, volontairement limité, est tout bonnement jouissif^^ La seule grosse lacune du jeu est le multijoueur, grandement déserté et assez limité par rapport aux ténors du genre. Et puis, il n’y pas beaucoup d’armes (painkiller, fusil à pompe avec geleur, lance-pieux avec grenades, lance-grenades avec sulfateuse et lance-shuriken avec électrifieur). Next !

-Battle Out Of Hell: vous êtes tout content, vous venez de buter le dernier général et vous vous apprêtez à aller rejoindre Catherine. Oui mais non, car c’est pas fini… La dizaine de niveaux ajoutée, bien qu’inégale, et tout aussi soigné d’un point de vue design (vous allez adorer l’Orphelinat, le Parc d’Attractions, la Ville Morte…). Le gameplay reste le même, mais on ne dit pas non aux deux nouvelles armes^^ (mitrailleuse avec lance-flammes et lance-clous avec lance-mines). Les musiques se passent de métal cette fois, mais n’en reste pas moins de bonne qualité (la musique du boss final est sublime :p). Passons au dernier !

-Overdose: vous êtes Bélial, fils du Ciel et de l’Enfer (sacré métissage !) et Maître des Dimensions (vous êtes plein de personnes aujourd’hui !). Lucifer vous craignant comme la peste, il vous a enfermé dans une prison infernale. Tandis que vous regardez avec amour votre triblog préféré, la porte de votre cellule s’ouvre. Lucifer est passé à trépas ! Pour fêter votre liberté, vous décapitez le geôlier et vous vous servez de sa tête comme d’une arme ! Mais par quoi commencer ? Se venger de tout le monde ? Découvrir comment Lucifer est mort ? Les deux à la fois bien sur ! Le gameplay n’a pas changé d’un iota, mais sur certains points ça a quelque peu régressé; par exemple, les munitions sont en quantité bien plus réduites, tant et si bien que certains portions de niveau ne se font qu’avec le painkiller (relooké ici en une sorte de cube magique)  ! De plus, changer le design des armes que l’on connait ne suffit pas à effacer totalement notre déception de voir que le changement n’est pas qu’esthétique… Enfin, et c’est surement le plus grave des défauts: on a vraiment l’impression par moments que le jeu est horriblement mou ! Autres défauts que l’on cite rapidement: premier stage insipide, temps de chargement un poil trop lents, difficulté mal dosée… Hormis tout cela, ça reste un Painkiller honnête, sans surprise mais qui reste efficace par moments.

Notes:

Painkiller et BOOH: 16.5/20

Overdose: 12/20

Note globale: 15/20.

Vous avez trouvé un nouveau chouchou des FPS^^


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